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Chronique du temps qui passe. Le temps des croisades

©Antoine Mekary/ALETEIA
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Lettre ouverte au cardinal Schönborn.

Il fut un temps, Éminence, où l’on parlait de guerre sans trop se fatiguer pour distinguer le concept qui est inhérent à ce mal originel. L’on cherchait le point le plus radical et l’on déclarait au nom de Dieu des guerres terribles et l’on gagnait comme l’on perdait toujours sur le dos de Dieu. Ce fut le cas de tous les chefs de guerre comme Josué, Mahomet, les rois perses comme les rois de Byzance, et les grands califes de l’Islam qui ne pouvaient pas imaginer se retrouver sur le champ de bataille sans que leurs épées fussent d’emblée plongées dans de l’eau bénite avant de verser le sang de leur prochain.

Dans cet ordre de choses, le renversement est subtil et presque diabolique, car il n’y pas de guerres saintes, il n’y a que de guerres qu’on sanctifie ; il n’y a pas de guerres justes il n’y a que de guerres qu’on justifie ; il n’y pas de guerres légales il n’y a que des guerres qu’on légalise ! Quand les princes de notre église, comme vous Éminence, nous préviennent que nous perdons devant les ravages des guerres terroristes, déclarées saintes par manque de foi et par perte de nos racines chrétiennes, c’est que nous sommes en train de perdre la seule guerre qui compte pour notre Salut : la guerre spirituelle.

Cette guerre que le Christ lui-même a déclarée en défiant le Temple avec ses marchands, condamnés à la destruction et au fouet, puis en les rachetant sur la Croix glorieuse par l’acceptation d’une mort vaincue par la force de l’amour et la résurrection.

La guerre de l’esprit

Nous pouvons certes, en chrétiens assimilés à ce monde, naviguer et même pactiser avec cette forme de guerre qui s’est imposée à ce monde : celle de « Nations unies » décidant de la légalité d’une force fondée sur la justice et votant pour son usage. Mais cela nous reste humain, trop humain, et nous revenons toujours aux sources qui nous abreuvent, car l’eau du monde ne peut jamais nous rassasier. Il nous faut toujours cette guerre totale et plus radicale de toutes les autres guerres, la guerre de l’esprit qui nous sauve par la parole de vérité qui sort de la seule bouche qui nous a révélé le Verbe, qui nous façonne et nous crée à chaque instant de notre existence.

Perte des batailles spirituelles 

Du centre historique et vibrant de Vienne vous avez célébré par la prière, les souvenirs des victoires terrestres, en alertant sur les pertes des batailles spirituelles. Comme si cette ville d’art et de génie, qui a su accueillir en son sein la force de ses empereurs, les fantaisies meurtrières de ses impératrices, le délire psychanalytique sur le divan de ses Freud, et l’harmonie céleste de ses Mozart, revient aujourd’hui comme au temps du Pape Pie V pour tendre de nouveau à l’Occident le rosaire, porté par une fille de Galilée qui elle-même, glorieusement et modestement, a porté en un jour toujours béni, le Fils de Dieu dans son ventre. Et voici que Vienne, avec vous, redevient l’écho des souffrances de l’Orient et la décadence de l’Occident dans une autre bataille de Lépante qui n’ose pas dire encore son nom !

La vraie guerre, celle des profondeurs de l’esprit

Éminence vous êtes, certes, prince de notre Église mais vous êtes aussi comte de Bohême, comte de Schönborn-Buchheim et vous savez ce que c’est qu’un château et ce que c’est qu’une fortification ; vous savez aussi que votre noble ville Vienne fut construite avec la rançon en or pour la  libération d’un roi au « Cœur de Lion » de retour de Terre Sainte ; un roi qui au crépuscule de sa vie a compris que la seule guerre à même d’être menée, c’est celle de la vérité dans l’histoire et que le reste est grande vanité. Les princes de notre Église nous appellent et nous interpellent, mais cette fois pour mener la vraie guerre, celle des profondeurs de l’esprit, où l’on doit discerner pour notre Salut et pour celui de l’ennemi, entre la religion d’un Dieu qui pousse ses prophètes à crucifier les autres, et une religion, celle d’un Dieu crucifié qui envoie son fils unique pour sauver le monde !

C’est le temps des vraies croisades Éminence, mais il y a un temps pour tout, comme le dit si bien la vieille sagesse !

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