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Vous aimez écrire des poèmes ? Participez au vénérable concours de l’Académie des Jeux Floraux…

©GEORGES GOBET / AFP PHOTO
©GEORGES GOBET / AFP PHOTO
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Devinez où se situe la plus vieille Académie littéraire d’Europe…

Si l’Académie Française trône avec beaucoup de majesté et un brin d’arrogance sur le quai de Conti, elle ne peut se vanter d’être aussi ancienne qu’elle le souhaiterait. La plus vieille Académie littéraire de France, et même d’Europe, se trouve sous le soleil Toulousain, dans le non moins majestueux hôtel d’Assézat. Cette prestigieuse académie perpétue ses traditions centenaires depuis l’an 1323 ! Que de noms prestigieux y ont été académiciens, lauréats ou maîtres des Jeux : Ronsard, Chateaubriand, Voltaire, Fabre d’Eglantine, Vigny, Victor Hugo, Frédéric Mistral et tant d’autres !

Ses origines

À sa naissance, l’Académie était dirigée par sept troubadours dont l’ambition fut de lancer un concours de poésie où les récompenses seraient des fleurs d’or, d’argent ou de vermeil. D’années en années, les participants affluent, le nombre de fleurs distribuées augmente, mais les fonds manquent pour maintenir en vie cette tradition qui s’installe. Ainsi, venue d’on ne sait où, une grande dame toulousaine du nom de Clémence Isaure fait un don généreux pour encourager et faire renaître l’Académie des Jeux Floraux. Réelle ou imaginée par nos sept troubadours, nous laisserons les consciences en juger, toujours est-il que la belle Clémence Isaure devient mécène de l’Académie et de la ville entière par sa générosité. Sa renommée traverse les siècles… et les kilomètres, puisqu’on trouve aujourd’hui une statue à son effigie dans les jardins du Luxembourg à Paris !

L’Académie aujourd’hui

Elle se compose de 40 mainteneurs parmi lesquels on retrouve Jean de Viguerie ou encore le général Salvan, et distribue annuellement ses prix littéraires en mai. Ils sont variés mais ne couronnent que des ouvrages de poésie, ou presque :

La violette couronne les épîtres et les discours en vers ;
Le souci pour les églogues, idylles, élégies, ballades ;
L’églantine pour les sonnets ;
La primevère pour les fables et apologues ;
L’œillet, pour les petits genres et comme encouragement ;
Le narcisse pour la langue d’Oc ;
Le laurier, pour la meilleure pièce du concours ;
Et une fleur toute particulière, le lys d’argent, est décernée au meilleur poème à la sainte Vierge. Nous espérons, vous le signalant, susciter nombre d’envois pour ce prix des plus nobles !

Participer aux concours

Rien de plus simple : les concours sont ouverts du 1er novembre au 5 janvier pour les adultes (plus de 25 ans), et se poursuivent jusqu’au 28 février pour les jeunes poètes (deux catégories ici : moins de 16 ans et 16 – 25 ans). On peut envoyer jusqu’à cinq poèmes, chacun en trois exemplaires pour les différents jurys. Les jeunes gens sont dispensés des 15 euros de frais de participation. Tout est très clairement indiqué, pour les intéressés, sur le site internet de l’Académie.

La remise des prix a toujours lieu le 3 mai, dans la splendide salle des illustres au Capitole de Toulouse. On y rencontre auteurs, professeurs, maîtres de conférence, généraux couverts de médailles. Une atmosphère assez intimidante pour les jeunes lauréats mais néanmoins une expérience formidable !

Chers lecteurs d’Aleteia, à vos plumes !