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Mères au volant : mort au tournant ?

@ Mathilde de Robien
@ Mathilde de Robien
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Comment survivre seule en voiture avec les enfants.

8h06. Départ de la maison. Seulement 6 minutes de retard sur le timing : Waouh ! Tous les enfants sont attachés, chacun dans leur siège-auto ! Wa-waouh !! Toutes les valises + la poussette mastodonte + le lit parapluie + la multitude de petits sacs que je suis incapable de faire entrer dans un seul grand sac, sont rentrés dans le coffre de la voiture : Wa-wa-waouh !!!

8h08. On me demande le CD du Voyage de Babar. J’obtempère. Je ne sais pas encore que je vais écouter quatre fois de suite l’histoire, racontée par une voix irritante de conteur qui prend les enfants pour des abrutis, avec en prime cette phrase du vieux Cornélius lorsqu’il dit au revoir à Babar et Céleste qui s’envolent en ballon, et qui me revient donc quatre fois en pleine figure : « Pourvu qu’il ne leur arrive pas d’accident ! ». Tais toi , Cornélius, tais toi ! Je l’espère aussi !

9h. Je dis ok pour une sucette, histoire de clouer le bec de ces petits monstres. Heureusement, je les avais décortiquées avant de partir ! Pourquoi Monsieur Chuppa Chups n’a toujours pas pensé à faire une ouverture pratique ?! C’est dingue. Même moi je mets 5 minutes à les ouvrir. Je ne crois pas que le Code de la route le mentionne mais une Chuppa Chups au volant est bien plus dangereux que le téléphone au volant. Au moins, au téléphone, on a une main et deux yeux de libres !

Entre 9h30 et 10h, trois pauses s’imposent pour câliner Constance qui hurle. On se sent un peu seule sur une aire de pique-nique glauque d’une autoroute. Un gâteau finit par me sauver la mise. À noter : avoir des enfants gourmands !

11h. Arrivée triomphale aux abords de Dijon. Mais ce n’est pas fini… Stanislas : « Maman, on n’est pas déjà passé devant cette église ? » Moi : « Si si mon Loulou, c’est la troisième fois, ce n’est pas de ma faute si ce GPS est si peu clair ! ». Puis, le GPS ose marmonner encore une fois : « Avancez / Tout droit / rue Brûlard » Moi : « Tout droit ?! Mais il est fou, je ne passerai jamais ! » Sans exagérer, la rue Brûlard, ce n’est pas une rue, c’est une ruelle, une sente, une sentinette ! En plein cœur de Dijon ! Bien Messire, allons-y ! Bienvenue dans la cité des Ducs de Bourgogne !

11h10. « Vous êtes / arrivés / à / destination ». D’accord, merci, j’avais remarqué, mais pas au bout de mes peines ! Reste l’épineux problème de trouver une place pour se garer… C’est parti pour faire des tours et des tours dans le centre-ville… Car cela demande un certain réflexe. Bien souvent, j’ai dépassé la place quand je réalise que j’aurais laaaaargement pu me garer… Cela demande aussi une sacrée confiance en soi et en ses créneaux pour arrêter la circulation sous prétexte que « Attention, moi, Madame Trucmuche, je vais me garer donc patientez, je vous prie… ». Et puis quand je dis une « place », je ne parle pas d’un espace ridicule entre deux voitures qui exige vingt tours de volant pour faire un créneau. Je ne parle pas non plus de ces places à cheval sur le trottoir qui font pencher la voiture – on n’est pas chez Disney et je n’aime pas les montagnes russes, – ni celles où il faut se coller contre un mur car après : « Comment fait-on pour sortir son enfant du siège-auto (toujours du côté mur), je vous le demande ?! ». Mais lorsque la seule échappatoire possible, après trois heures de trajet, se présente sous la forme d’une place (le mot est bien prétentieux !) englobant la triple peine : espace ridicule + trottoir + mur (oui, oui, c’est possible !), alors là, vous prenez votre courage à deux mains (sans pour autant lâcher le volant merci), vous abandonnez définitivement votre petit air décontracté de super-conductrice, (tant pis pour la frime), et vous priez saint Christophe (saint patron des voyageurs) pour que « ça passe »…

Bons voyages, Mesdames !

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