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Que se passera-t-il quand les croyants d’autres religions rencontreront le Christ ?

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Il n'y a pas que les catholiques prêts à se jeter dans les bras du Christ !

Ma fille s’est trouvée un cours de religion comparée (l’histoire se déroule aux États-Unis où l’enseignement du fait religieux est monnaie courante dans de nombreux États, Ndlr) et m’a dit un jour : « Papa, je veux devenir unitarienne » (croyant en un Dieu un et unique, et non pas un et trinitaire comme le Dieu chrétien). Allons bon voilà autre chose ! C’était une plaisanterie bien sûr et connaissant bien le professeur chargé de l’enseignement du catéchisme, je sais surtout qu’elle va étudier la richesse de la foi catholique ! Mais sa question m’avait mis la puce à l’oreille… Que se passera-t-il quand les croyants d’autres religions rencontreront le Christ ?

En effet, le désir très spontané (et très éphémère) de ma fille d’embrasser une foi différente de celle dans laquelle elle fut baptisée et a grandi, touche un certain nombre de nos contemporains. La presse magazine croule sous les « bonnes réponses » qu’est censée apporter telle ou telle religion à tout un tas de problèmes existentiels que nous rencontrons tous. Combien sommes-nous à nous y laisser prendre, attirés par ces petits arrangements commodes avec la Vérité ? Beaucoup trop !

Peu à peu, cette bouillie théologico-intellectuelle a conquis les esprits même les plus aiguisés et l’on entend partout ces sentences prononcées doctement et qui ne souffrent pas la moindre contradiction : « Les religions disent toutes la vérité », « toutes les religions ont tort sauf… (choisissez celle que vous voulez) », « la religion catholique est sympa mais… (l’éventail est large) », « les religions provoquent les guerres », « la médiation je veux bien mais ne me parlez pas de prière, c’est pour les bigots », « je suis croyant mais pratiquer, non merci ! », etc.

Hormis ces déboussolés de la quête spirituelle, il y a encore 4 milliards d’êtres humains à la louche qui ne sont pas chrétiens ! Sauf qu’à un moment donné de notre existence terrestre (là où elle s’arrête justement), nous allons tous rencontrer quelqu’un qui s’appelle Jésus. Jésus de Nazareth. Jésus Christ. En somme, le Fils de Dieu. En tout cas c’est ce que je crois, moi.

Il se montrera peut-être sous les traits d’ « un agneau immolé », ou comme celui qui est apparu à l’évangéliste Jean, tel qu’il le raconte dans l’Apocalypse : « Un être qui semblait un Fils d’homme, revêtu d’une longue tunique, une ceinture d’or à hauteur de poitrine ; sa tête et ses cheveux étaient blancs comme la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme ardente... »

Nous autres chrétiens confessons que Jésus est ressuscité des morts. Nous croyons qu’il est le Seigneur, qu’il est Dieu fait homme. Mais beaucoup de nos frères humains d’autres religions mourront eux aussi. Et eux, qui verront-ils ? Quelle sera leur expérience ? Chaque Vendredi saint, lors de la Vénération de la Croix, nous prions d’ailleurs pour eux tous en vue de cette sacrée rencontre.

Nous prions donc pour tous les chrétiens : bien préparés par leur baptême, certains ne sont pas absolument liés au lointain successeur de saint Pierre ou n’accordent pas aux sacrements le même caractère que les catholiques mais ces obstacles sont loin d’être insurmontables.

Nous prions aussi pour les juifs. Au moment de la mort, le peuple élu rencontrera enfin son messie et verra dans cet agneau la forme définitive de la Pâque si souvent célébrée depuis la sortie d’Égypte ! Prions pour qu’ils nous laissent un peu de place au paradis et qu’ils ne s’opposent pas trop à ce que leurs « petits frères dans la foi », nous autres les Gentils, s’invitent au banquet eux aussi !

Nous prions bien sur pour les musulmans. Même s’ils n’en ont pas besoin et que Dieu les aidera : Dieu est un, il est miséricordieux et il agrée ceux qui observent ses prescriptions. Toutefois, certains préjugés pourraient les empêcher d’embrasser franchement Jésus comme un sauveur. Un prophète ? D’accord. Un sauveur ? La proposition fera sourire. Saint Jean-Paul II ne disait-il pas : « Rien n’égale le monothéisme magnifique des musulmans » ? Voir la Trinité en face pourrait en faire sursauter plus d’un. Accepter l’idée que Dieu nous demande de nous soumettre non pas à la magnificence invisible et inconnaissable mais à la règle d’or d’un humble serviteur souffrant en chair et en os… la négociation risque d’être longue.

Et les bouddhistes ? La béatitude de Jésus constitue un équilibre que la plupart d’entre eux ont cherché à atteindre toute leur vie. Le rejet « du monde, de la chair et du démon » pourrait être leur viatique. Mais l’âme ne se dissipe pas dans le tout ni le corps ne se volatilise, là-haut. Au contraire nous ne formerons plus qu’un seul corps dans celui du Christ, un corps bien palpable ! La quête du non-être qui trouve son aboutissement dans la rencontre de l’Être promet d’offrir un spectacle intéressant !

Un hindou pourrait mourir et rencontrer le même problème : il va rencontrer le Verbe fait Chair. L’incarnation est l’antithèse de cette religion orientale. Quid de l’étreinte de la souffrance ? Quid de l’incarnation ? Cette rencontre de Jésus, si charnel avec ses plaies ouvertes risque d’être insoutenable. Comment va-t-il réagir ?

En définitive, mourir et rencontrer Jésus sera un moment étrange pour presque tous ceux qui vous entourent. Tous sauf les catholiques ? Rien n’est moins sûr. Beaucoup de catholiques ne se jetteront pas exactement dans les bras de Jésus. Le chemin est difficile et la porte est étroite, peu la trouveront, a prévenu le Christ.

Le secret ? Dieu est amour. Et c’est à l’amour que nous aurons eu les uns pour les autres que nous serons reconnus comme ses disciples. Nous ne serons invités à demeurer à ses cotés que si nous avons vécu dans son amour. Quand je pense à ce jour, je m’inquiète surtout de ne pas l’avoir assez fait !

 

 

Tom Hoopes est écrivain résident au Benedictine College à Atchison, Kansas

Traduit et adapté de l’américain par A.M.

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