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Les catholiques sont-ils de bons camarades ?

© George Martell/Archdiocese of Boston CC
© George Martell/Archidiocèse de Boston CC
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« Avoir un bon copain, voilà ce qu’il y a de meilleur au monde ! »

On m’a récemment demandé d’animer un groupe local de femmes chrétiennes. J’étais très enthousiaste, jusqu’à ce qu’on me donne le sujet : « la camaraderie ». Je n’ai pas pu m’empêcher de grimacer. Pas la souffrance ? La prière ? Le désaccord familial ? Garder la foi en temps de crise ? Non. La camaraderie.

Il est vrai que certains catholiques se sont convertis au protestantisme parce qu’ils ne se sentaient pas bien accueillis dans leur paroisse à cause d’un manque de camaraderie. Pourquoi donc les catholiques ne peuvent-ils pas vivre ensemble en vraie communauté chrétienne ?

L’Église, une communauté

La camaraderie est tout simplement la familiarité et l’entente qui existe entre des personnes qui partagent un ou plusieurs centres d’intérêt. En quoi est-ce difficile ? Le concept-même suscite le dédain de certains catholiques. Sur un groupe discutant de ce problème, un thème est commun : « Nous n’avons pas besoin de camaraderie. Nous allons à la messe pour l’Eucharistie ». Quelqu’un a même dit : « Les protestants ont besoin d’autrui. Pas nous, nous avons Jésus ».

Vraiment ? Les catholiques n’ont pas besoin des autres ? Jésus est bien présent dans l’Eucharistie, mais c’est une grosse erreur d’épouser la spiritualité sans la communauté. Nous sommes l’Église, et donc une congrégation. Le concept de camaraderie est essentiel à notre parcours de chrétiens. Aimons-nous comme le Christ nous a aimés, et soutenons-nous dans notre cheminement de foi (dans les bons moments comme dans les mauvais). Je vais à la messe pour recevoir le Christ dans l’Eucharistie. Mais cela ne veut pas dire que mon expérience au sein de l’Église doit se limiter à la communion.

Il y a quelques années, on m’a demandé à plusieurs reprises d’assister à un groupe d’étude biblique composé de femmes catholiques. J’ai finalement été à cours d’excuses, et j’y suis allée. Je partageais des centres d’intérêt avec certaines femmes, aucun avec d’autres. Et pourtant, nous étions toutes unies dans la foi catholique. Et j’ai appris pourquoi le Saint-Esprit m’avait envoyée sur le chemin de ces femmes.

Le dessein du Saint-Esprit

Un matin d’octobre, je suis allée déposer mes enfants chez ma mère, comme d’habitude. Mais ce matin-là, je l’ai trouvée inconsciente dans son lit. J’ai alors bénéficié de la camaraderie des membres du groupe d’étude biblique. Ce jour-là, je suis restée sur le bord de son lit, et une chaîne de prière s’est instaurée. Des plats préparés et des couches m’ont été livré pendant des semaines. Et, comme j’ai dû retourner travailler à plein temps sans nourrice, une amie a proposé de garder mes enfants. Et elle le fait encore, trois ans plus tard. Cette camaraderie de femmes catholiques m’a accompagnée pendant l’un des moments les plus durs de ma vie.

La plus grosse erreur des catholiques est peut-être celle de ne pas assez dire bonjour aux autres sur les bancs de l’église le dimanche. L’Église est un corps de croyants : notre mission est de soulager la souffrance d’autrui et de guider nos frères et sœurs vers le Christ. La messe devient encore plus belle et plus puissante lorsqu’elle est entièrement vécue, en tirant la force spirituelle du Saint-Esprit et la force temporelle de l’union avec les autres dans la foi.

 

En cadeau, la camaraderie selon Henri Garat : « On rit de ses chagrin quand on possède un bon copain » (Marche chantée du film musical franco-allemand réalisé par Wilhelm Thiele et Max de Vaucorbeil, sorti en 1930, Le Chemin du Paradis).


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