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Comment reconnaît-on les miracles ?

miracle
Shutterstock
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Le 23 septembre 2016, la Congrégation pour les causes des saints rendait public une modification du règlement de la commission médicale chargée d'examiner les miracles nécessaires dans le cadre d'une béatification ou d'une canonisation.

La reconnaissance d’un « miracle », dans le cadre des procès en béatification et canonisation, ne fera plus l’objet d’examens illimités mais sera limitée à trois « études » maximum (chaque fois avec des experts différents), avec « obligation au secret absolu pour toutes les personnes impliquées dans la cause (promoteurs, postulateurs, experts, membres du Tribunal, officiaux du dicastère) ». Il en a été décidé ainsi par la Congrégation pour les causes des saints qui a rendu public, le 23 septembre 2016, un nouveau règlement de sa commission médicale, après approbation du pape François.

Souci de transparence

Fruit de dix mois de travail, ce nouveau règlement s’inspire de l’ancien — approuvé le 23 avril 1976, par Paul VI — mais prévoit toute une série de nouveautés concernant notamment les frais de consultation. « La première consultation, qui décide si le dossier peut être ouvert ou non, coûte 500 euros. Celle-ci est réalisée par deux médecins. La deuxième étape est une consultation réunissant sept experts, dont le coût atteint 3760 euros, somme à répartir entre les sept experts. Et, par souci de transparence, souligne le Vatican, il a été décidé que la rétribution des experts se ferait désormais sous forme de virement bancaire et non plus en liquide », comme c’était le cas auparavant dans la grande majorité des cas ».

Par ailleurs, la durée du mandat présidentiel de la Commission médicale a été limitée à deux périodes de cinq ans ; et la majorité à obtenir lors de l’examen d’un miracle, fixée à cinq sur les sept experts, ou quatre sur six, selon les cas.

Une longue expertise

Pour être déclaré bienheureux, il faut être à l’origine d’un miracle (à l’exception des martyrs reconnus comme tels), et pour être déclaré « saint », à l’origine d’un deuxième miracle réalisé en dehors de son pays. Il arrive que ces examens prennent plusieurs années, voire des décennies. Ces miracles sont examinés par des experts (ou groupe de médecins, s’il s’agit de guérisons), des théologiens, et enfin des cardinaux et évêques membres de la Congrégation qui décident ensuite si soumettre ou pas le cas au jugement final du Pape.

Comme il est dit dans la constitution Lumen gentium, « un miracle est une confirmation de la présence du Royaume de Dieu sur terre ». Le nouveau règlement, n’a pour objectif que de mieux servir « les causes », a souligné le secrétaire de la Congrégation pour les causes des saints, Mgr Marcello Bartolucci, à l’époque. Celles-ci, a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par Radio Vatican, « ne peuvent jamais faire abstraction de la vérité historique et scientifique des supposés miracles ».

Comme pour les preuves juridiques qui doivent « être complètes, converger entre elles, et résulter fiables », a-t-il poursuivi, il faut aussi que l’examen de « ces supposés miracles » soit mené « avec sérénité, objectivité et grande compétence par les experts médicaux », avant de passer aux mains des théologiens, puis des évêques et cardinaux et atterir enfin sur le bureau du Pape, qui lui seul a le pouvoir de proclamer la reconnaissance d’un « vrai miracle ».

Ce nouveau règlement est l’aboutissement d’une réforme commencée sous le pontificat de Benoît XVI. Il ne concerne que le bon fonctionnement des consultations médicales « de plus en plus délicates, exigeantes, mais appréciées à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Église », a estimé Mgr Bartolucci.

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