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Triste Belgique : un adolescent euthanasié

© GUNDAM_Ai - Shutterstock
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« Le triomphe du nihilisme ».

La Belgique a franchi une ligne morale en euthanasiant, le 17 septembre, un patient atteint d’une maladie incurable. Il avait 17 ans.

« L’euthanasie est déjà faite », a déclaré Jacqueline Herremans, membre de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie. Elle a ajouté que l’euthanasie avait été réalisée conformément à la loi. En 2014, la Belgique a modifié la loi du 28 mai 2002 relative à l’euthanasie, en vue de l’étendre aux mineurs se trouvant dans une situation médicale sans issue, et faisant état d’une souffrance physique constante qui ne peut pas être soulagée. L’euthanasie est faite à la demande du mineur, qui doit être capable de prendre des décisions rationnelles et informées. L’équipe soignante étudie ensuite le dossier et demande le consentement des parents.

Wim Distelmans, président de la commission en faveur de l’euthanasie, a déclaré que le patient, en phase terminale, avait été tué en appliquant la « sédation palliative ». Il a affirmé : « Il n’y a heureusement que très peu d’enfants qui entrent en considération, mais cela ne signifie pas que nous devrions leur refuser le droit à une mort digne ». Le sujet de l’euthanasie est malheureusement de moins en moins tabou. Selon l’AFP, l’athlète paralympique belge, Marieke Vervoot, a confié à Rio de Janeiro qu’elle envisageait l’euthanasie pour échapper à une vie de souffrance physique insupportable : « L’athlète belge Marieke Vervoort, médaille d’argent au 400 mètres en fauteuil à Rio, a défendu dimanche aux Jeux paralympiques sa décision d’avoir fait les démarches pour recourir à l’euthanasie, assurant néanmoins ne pas vouloir mourir tout de suite et profiter de chaque instant. Elle annonce dans la presse que ses papiers pour recourir à l’euthanasie sont prêts. « Quand le moment viendra, où il y aura plus de mauvais jours que de bons jours, alors j’aurai ces papiers en mains »dit-elle.

La Belgique a compté plus de 2 000 suicides assistés en 2015, un nombre record depuis la légalisation de l’euthanasie en 2002. Les Pays-Bas l’autorisent également pour les enfants de plus de 12 ans. En 2009, le Luxembourg l’a approuvé pour les adultes. Michael Cook, éditeur de BioEdge, a parlé de « parfait triomphe du nihilisme ». Paul Tully, secrétaire général du mouvement Protection of Unborn Children, a déclaré : « Bien que nous n’ayons pas tous les détails de ce cas, la mort ne devrait jamais être la réponse à la souffrance physique. L’euthanasie est contraire à l’éthique de la médecine, qui est de soigner, et non de tuer. Il est très inquiétant que la sédation palliative ait été choisie pour ce patient, plutôt que des soins palliatifs appropriés. Nous sommes profondément attristés de voir que la vie d’une jeune personne a été prise de cette manière ».

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