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Comment l’Église de France accueille-t-elle les migrants ?

©M.MIGLIORATO/CPP/CIRIC
©M.MIGLIORATO/CPP/CIRIC
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Il y a un an, le pape François appelait "chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe" à accueillir des migrants.

Dans la foulée des déclarations du Pape, une grande majorité des diocèses de France a répondu favorablement à son appel pour la mise en place de structures d’accueil et d’accompagnement pour les migrants. Les paroisses ainsi que les associations catholiques, souvent chapeautées par une équipe diocésaine, se sont coordonnées afin de faciliter l’accueil de ces milliers de personnes.

Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Comment sont-ils accueillis dans les diocèses ? Éléments de réponse fournis par le Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes (SNPMPI) de la Conférence des évêques de France.

Aleteia : Qui sont les migrants ?
Le SNPMPI : Plusieurs diocèses ont évoqué leurs initiatives pour les Chrétiens d’Orient ou pour les réfugiés d’Irak et de Syrie. Pour autant, la majorité des diocèses a accueilli sans distinction chrétiens comme non-chrétiens, victimes de Daesh comme victimes d’autres conflits, réfugiés politiques comme des personnes déboutées de leurs demande du droit d’asile. Ceux-ci sont arrivés de différents endroits, de Grèce, d’Italie, mais aussi de Calais ou des camps évacués de Paris. À noter que dans une note de mars 2016, la Pastorale des Migrants expliquait que la plupart des personnes relocalisées venant de Calais sont « des hommes seuls, plutôt jeunes, voire mineurs pour certains ».

Cet accueil, sans distinction, correspond aux volontés de la Pastorale des Migrants qui expliquait dans la même note « qu’au risque de le voir mourir, il faut permettre à l’élan de générosité, né en septembre 2015 après la diffusion de la photo du petit Aylan et l’appel du Pape, de s’exprimer en le réorientant vers d’autres publics. Pour être effective, cette réorientation suppose un travail pédagogique et pastoral à même de dépasser une image parfois stéréotypée du pauvre à aider, en l’occurrence un chrétien d’Orient. Ceux que nous devons aider, c’est l’ensemble des migrants et des demandeurs d’asile ». Au total, l’enquête relève plus de 2100 migrants ayant été hébergés par les diocèses, sachant que pour le moment, seuls 43 diocèses sur 93 ont répondu à l’enquête, ce qui laisse augurer des chiffres beaucoup plus importants.

Comment sont-ils accueillis ?
La majorité des diocèses ayant répondu à l’enquête ont mis en place des initiatives d’hébergement selon leurs possibilités. Les paroisses, les associations catholiques comme le Secours Catholique ou le Réseau Welcome (Service Jésuite des Réfugiés) sont les principaux impliqués. Concrètement, les migrants sont accueillis en majorité dans des bâtiments appartenant à des particuliers, beaucoup le sont aussi dans des bâtiments paroissiaux ou dans les locaux de congrégations religieuses. Quelques bâtiments appartenant aux diocèses sont également mis à leur disposition.

Comment sont-ils accompagnés ?
En plus de l’hébergement, la totalité des diocèses mobilisés propose un accompagnement pour les migrants. Concrètement, rencontres conviviales, cours de français, assistance administrative ou encore accompagnement spirituel sont proposés à ceux qui le souhaitent. Certains diocèses proposent également une aide à la scolarisation et la formation, l’accès à l’emploi, la santé, ou encore l’aménagement des habitations. Cet accompagnement est parfois réalisé par les paroisses, mais il est le plus souvent l’œuvre d’associations catholiques (sans compter les chrétiens engagés dans les associations non-confessionnelles). Ainsi, ce sont plus de 2300 migrants qui sont accompagnés dans les diocèses (chiffres à réévaluer à la hausse), conformément aux vœux du pape François.

Propos recueillis par Jean Muller

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