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Notre si Belle Province. « J’ai reçu ce que l’on appelle une effusion de l’Esprit »

Escalier saint ou scala sancta au Cénacle de Cacouna (Canada) © Sabine de Rozières
Escalier saint ou scala sancta au Cénacle de Cacouna (Canada) © Sabine de Rozières
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Aleteia vous emmène au Canada : cette semaine, le cénacle de Cacouna raconté par sa fondatrice.

Le saviez-vous ? Le Cénacle de Cacouna est en pleine communion avec l’Église catholique locale et soutenu par son évêque Mgr Denis Grondin. Des articles déjà parus et à paraître sur Aleteia dans les semaines à venir l’expliqueront. Cependant, certains centres où sont proposées des agapèthérapies ont soulevé des problèmes et des enquêtes demandées par les autorités ecclésiales y ont été menées. Ce qui n’est pas le cas de Cacouna. [Note de l’auteur]  

« Va chercher les causes pour que les personnes soient guéries de manière durable »

Entretien avec sœur Yolande Bouchard, cofondatrice de la maison de prière du Cénacle à Cacouna (Canada). Entrée en religion depuis plus de cinquante ans dans la Congrégation des Sœurs de l’Enfant-Jésus de Chauffailles, sœur Yolande était enseignante à Rimouski, dans la région du Bas-Saint-Laurent. Sa communauté est un ordre enseignement et s’occupe aussi des personnes malades et dans le besoin.

Aleteia : Comment est née cette intuition du Cénacle ?
Sœur Yolande Bouchard :
En 1975, j’ai fait une retraite dans un centre de prière qui s’appelait l’Alliance et c’est là-bas que j’ai rencontré le père Émile Lebel avec qui nous avons fondé cette maison de prière du Cénacle. Au cours de la semaine il a prié sur moi lors de l’effusion et il s’est aperçu que j’avais été fortement visité par l’Esprit Saint. Il m’a donc posé des questions sur ma vie et je lui ai répondu que j’avais été guérie miraculeusement d’un cancer des intestins et d’un glaucome. Au cours de cette même semaine j’ai reçu ce que l’on appelle une effusion de l’Esprit et pendant plusieurs jours je sentais comme un encens de prière en moi, qui n’arrêtait pas, c’était jour et nuit ! C’est comme si ce feu entraînait toute ma personne dans l’adoration. Environ un an après cette retraite, le père Lebel est venu me voir dans le diocèse de Rimouski où j’étais enseignante et m’a dit que mon nom lui était tout de suite venu en tête comme collaboratrice pour mettre en place un centre de prière charismatique. Curieusement deux ans avant, ma communauté avait exprimé le désir de fonder aussi un centre de prière. J’avais donné mon nom à mes supérieures pour ce projet. Et cette rencontre avec le père Lebel a été comme une confirmation !

Qui était le père Émile Lebel ?
C’était un capucin et vers la fin des années 1970, il avait été nommé par sa communauté pour relever leur maison de Cacouna qui était le noviciat de son ordre. Les novices avaient été envoyés à Québec pour étudier plus facilement. Cette grande maison de plus de quarante chambres était totalement vide. Parfois quelques capucins venaient s’y reposer mais c’était à la marge et il n’y avait plus d’activité apostolique. Le père Émile est mort en 2012 à 98 ans ! C’était bien mérité d’aller enfin rejoindre le Père. Il est enterré dans le mausolée capucin de sa communauté.

Sur quoi sont basés les charismes du Cénacle ?
Au début, mon intuition spirituelle a été d’aller voir le « pourquoi » des souffrances des gens, que ce soit pour les maladies, les maux d’estomac, les migraines, les angoisses… et le père Émile faisait pareil de son côté. Pendant au moins trois ans, on priait comme ça mais on n’avait pas encore mis ça en commun ! Quand le centre a été fondé en 1980, nous recevions du monde et nous nous sommes aperçu que l’on priait de la même façon. Le père Émile l’a reçu comme voix intérieure qui lui disait : « Va chercher les causes pour que les personnes soient guéries de manière durable ». Le père Picard s’est joint à nous pour proposer des sessions de guérison intérieure le week-end partout dans la province. Nous avons visité presque tous les centres de prière du Québec, du Nouveau Brunswick à l’Ontario, puisqu’ici à Cacouna, l’ancien supérieur de la maison n’était pas encore vraiment prêt à ce que nous ouvrions un centre de prière charismatique. Après quatre ans de sessions à droite à gauche, nous commencions à être reconnus et en accord avec l’évêque du lieu et les pères capucins : il a été décidé de mettre sur pied le centre de prière. Ça a commencé durant l’été 1980. Nous avons toujours été indépendants mais en gardant des liens très étroits avec l’évêque et le comité diocésain du renouveau charismatique dont nous avons été membres pendant plusieurs années.

Pourquoi le terme « agapèthérapie » ?
Une agapèthérapie est une guérison par l’Amour de Dieu. Au Cénacle, le moyen pour la vivre est la recherche des causes ou des racines du mal qui atteint la personne. Ce n’est pas une approche psychologique mais uniquement la prière ajustée à telle ou telle blessure et le pardon que nous vivons en trois étapes pour descendre plus en profondeur. L’exercice des sacrements est aussi fondamental dans ces sessions notamment pour tout ce qui touche à l’hérédité ou ce que l’on ne peut pas raisonner ou exprimer. Nous avons commencé à utiliser le nom d’agapèthérapie en 1982, époque où ont débuté les sessions de groupe. Ils étaient une vingtaine à chaque fois et nous n’étions que quatre accompagnants. Aujourd’hui les sessions peuvent monter jusqu’à soixante-dix participants et nous comptons un accompagnant pour deux ou trois personnes. La première année en 1980/1981, nous partions des blessures et à travers nos charismes, nous découvrions que les causes provenaient souvent du climat familial, parfois de difficultés à la naissance, de l’entente entre les parents durant la période fœtale, et même de l’hérédité.

Est-ce que le modèle du Cénacle est transposable ?
Les charismes sont reçus de Dieu et ne se décrètent pas. Très peu de centres arrivent à faire toute une session dans la même semaine comme nous le faisons ici. Nous l’avons transmis tel que nous le recevons intérieurement. Alors si le Seigneur inspire quelque chose, Il donne la grâce avec. Ce qui est important, c’est que le bien se fasse. Si les gens sont guéris : tant mieux ! Jusqu’à présent nous n’avons pas encore essaimé mais il n’est pas impossible que nous fondions d’autres Cénacle. En effet notre évêque nous disait il y a quelque temps que comme cela fait plus de trente ans que nous avons acquis expérience et crédibilité ; il va falloir commencer à transmettre et fonder ailleurs ! Nous sommes déjà allés faire des formations dans plusieurs centres de prière notamment en France ou en Afrique, mais uniquement dans le cadre du ministère de l’imposition des mains, non pas de l’agapèthérapie parce que ça demande trop de mois ou d’années de formation. Au Canada il y a quatre centres qui proposent des sessions de guérison intérieure mais aucun d’entre eux n’est exactement sur le même modèle.

Propos recueillis par Sabine de Rozières

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