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De la beauté de porter une croix

© Robin Bartholick / Getty
© Robin Bartholick / Getty
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Une action simple pour incarner véritablement la religion du Christ.

Le port de la croix ne doit pas être une revendication identitaire mais le signe discret d’un lien avec Dieu. Une manière silencieuse de rappeler au monde d’où il vient et où il va, un remède homéopathique contre la sécularisation totale.

Le port de la croix a quelque chose de commun avec la prière devant une statue de saint ou du Christ, avec le Saint Sacrement et avec l’eau bénite.

Comme une prière 

Le point commun avec la prière devant une statue est celui de l’intention du coeur. Croire que la croix changerait le coeur de celui qui la porte serait de la magie, de même que croire que la statue est Marie ou le Christ est de l’idôlatrie. Non. La croix, comme l’icône ou la statue, est le signifiant d’un signifié plus large. La porter ou la contempler relie à la Résurrection et à la Victoire qu’elle symbolise. La personne qui a la foi et qui la porte se sent relié à ces réalités mystiques et profondes chaque foi qu’il la voit ou la sent sur sa peau. Et cette prise de conscience répétée est à chaque fois comme un élan, comme une prière.

Il faut être humble 

Le point commun avec le Saint Sacrement est celui de la relation et de l’humilité. On peut aller communier à la messe sans rien éprouver, sans rien changer à son comportement. Les génocidaires Hutus allaient communier avant d’aller violer et massacrer des villages entiers…

Tout est question de synergie. Dieu ne fait rien dans la vie sans l’homme, sans sa pleine collaboration. Il faut être humble et souhaiter de tout son être recevoir Dieu pour que l’Eucharistie puisse opérer. De même, si l’attitude du porteur de croix est tendue vers la relation aux autres, la croix illumine. Elle est comme le fanal au milieu de la nuit, comme la lumière de la lampe que le Seigneur nous a demandé de laissé allumer.

Un chrétien qui ne se déclarerait pas ou n’essayerait pas de témoigner serait un chrétien replié sur lui-même ou un chrétien secret… Or rien n’est plus éloigné du christianisme que la notion de secret. La foi doit rayonner, c’est manifeste dans l’Évangile et dans les Actes. Ce n’est pas tout d’être bon, fort, charitable, droit et juste envers le monde, quelque part les gens doivent savoir l’origine des vertus qu’ils remarquent éventuellement.

Le christianisme, une religion incarnée 

Le christianisme n’est pas qu’une « religion intérieure » et certainement pas une spiritualité évanescente mais est « incarnation ». Arborer la croix est une façon d’incarner et d’inscrire la foi dans le monde… tout comme les pardons, les processions, les croix placées aux carrefours, les croix placées sur les hauteurs ou dans les profondeurs… C’est une façon de manifester le baptême et la conversion du réel. Et enfin n’oublions pas que le dernier ordre de Dieu est d’aller baptiser les nations, nous avons donc un devoir de conversion et de prosélytisme autour de nous.

Enfin le point commun avec l’eau bénite est celui du mystère de la sacralité des choses et de l’enchantement du monde. Le christianisme s’oppose à la magie en ce que celle-ci relève d’un délire de toute puissance et de mécanisation du monde. Tel rituel aurait automatiquement tel effet, telle amulette aurait automatiquement tel impact sur son porteur. Il s’oppose aussi au clivage sacré/profane en vogue dans les milieux gnostiques puisque notre religion ne déprécie pas le monde et que le corps et l’esprit n’y font qu’un.

Mais le christianisme reconnaît que la puissance divine conjointe à la collaboration de l’Homme peut donner une sacralité aux gestes, aux paroles ou aux objets. C’est pourquoi l’Eucharistie est réellement Dieu en tant que sacrement mais aussi que les églises sont réellement des lieux saints, portes entre le Ciel et la Terre, que l’eau bénite a réellement un pouvoir de purification spirituelle, que le signe de croix à réellement un pouvoir sur l’environnement et que la prière ou la croix a réellement un pouvoir de sanctification du réel en tant que sacramentaux. De par sa nature royale et sacerdotale, les actions spirituelles et intentionnelles du baptisé changent la nature même de la réalité.

Dieu propose Sa volonté au monde, les chrétiens y répondent de différentes manières. L’une d’entre elle est le port de la croix et celui-ci a beaucoup plus de sens et de force sanctificatrice que notre post-modernité peut le penser de prime abord.

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