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Réponse à ceux qui vous disent : « Je veux décider de l’heure de ma mort »

© P.RAZZO/CIRIC
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Le Docat, dernier né de la série Youcat, rappelle le principal argument contre l’euthanasie : aidons au moment de la mort, pas à mourir !

Donner la mort à quelqu’un, même si la personne est en fin de vie, va toujours contre le cinquième commandement (Ex 20,13): « Tu ne tueras point ». Ce commandement concerne aussi notre propre vie. Seul Dieu a le droit de vie et de mort sur chacun de nous.

La position de l’Église sur l’euthanasie est très claire, et elle le redit dans le DOCAT, le dernier né de la série Youcat qui, après le catéchisme, puis la Bible pour les jeunes, s’attaque à la doctrine sociale de l’Église.

En revanche, explique le petit ouvrage, accompagner quelqu’un en fin de vie et faire en sorte qu’il ait toute l’assistance médicale et humaine qu’il lui faut c’est mettre en pratique l’amour du prochain. La médecine palliative exerce dans ce domaine un service énorme. L’idée maîtresse doit être : aidons au moment de la mort, mais n’aidons pas à mourir.

La volonté du patient

D’un point de vue médical et moral, il est même dit dans le Catéchisme de l’Église catholique (2276-2279) que « la cessation de procédures médicales onéreuses, périlleuses, extraordinaires ou disproportionnées avec les résultats attendus peut être légitime », et « l’usage des analgésiques pour alléger les souffrances du moribond, même au risque d’abréger ses jours, peut être moralement conforme à la dignité humaine si la mort n’est pas voulue, ni comme fin ni comme moyen, mais seulement prévue et tolérée comme inévitable ».

Mais la volonté du patient est primordiale et « il faut en tenir compte ». Si celle-ci n’est plus présente de manière implicite et si le patient n’est plus en mesure de l’exprimer, une personne autorisée peut le faire à sa place.

La vie n’est pas un bien personnel

Est-ce à dire que quiconque a le droit de déterminer le moment de ma mort ? Non. Les chrétiens, nous dit DOCAT, croient que la « vie » n’est pas un bien personnel, avec lequel on peut faire tout ce que l’on veut. C’est Dieu qui donne la vie, il n’existe donc pas de liberté absolue par rapport à ce don. Le commandement « tu ne tueras point » vaut donc aussi pour ma vie. Le désir de vivre et d’avoir la vie est le désir plus profond de l’être humain, rappelle encore le Catéchisme (2277-2279).

Les contradictions de l’euthanasie active

Les médecins rapportent que la demande de mourir à cause de souffrances insupportables est souvent un dernier cri de désespoir, un dernier appel au secours. Il faut se demander par ailleurs si la demande d’euthanasie active (« faire mourir ») est vraiment un libre choix.

Là où l’euthanasie active est aujourd’hui déjà possible, les patients qui souffrent la réclament pour ne plus être un poids pour leur entourage. Si bien que le prétendu droit à sa propre mort se transforme en devoir vis-à-vis des autres.

La vie n’a pas de prix

Toute forme d’euthanasie payante est par contre extrêmement grave et condamnable. La vie humaine n’a pas de prix, et la mort aussi ne saurait devenir un modèle commercial. On ne peut, en aucun cas, défendre sur le plan éthique, les associations et entreprises qui offrent l’euthanasie contre de l’argent. Le suicide assisté par un médecin, doit être rejeté aussi. Un médecin ne peut devenir l’instrument d’un désir de mort perçu de manière subjective. Tout acte d’euthanasie active transforme le médecin guérisseur en tueur.

Soins palliatifs

Cela ne signifie pas ne pas vouloir reconnaître la souffrance qui, indubitablement, est bien réelle. En renforçant l’application de médecine palliative et l’accompagnement, on offre des outils importants pour les personnes en fin de vie.

Article traduit de l’italien par Isabelle Cousturié

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