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La découverte du corps par la caresse 

© nito / Shutterstock

Anaïs Deban - Publié le 15/09/16

Connaître son corps est le meilleur moyen d'atteindre la jouissance. Mais comment découvrir ce qui nous fait du bien ? 

Notre éducation sexuelle, au sens très pratique du terme et lorsqu’on ne se masturbe pas, se fait nécessairement à deux. L’une des grandes conditions pour s’épanouir sexuellement est donc la communication. Par hasard, une caresse, un geste, un regard, vous a stimulé(e). Quand cela arrive, c’est merveilleux. On a l’impression d’en apprendre plus sur nous, on commence à ériger un plan de ses propres zones érogènes. On découvre de nouvelles sensations. Cet enthousiasme, cette plénitude, cette éclosion seront alors comme réclamés par votre corps et votre cerveau qui se rappelleront la dopamine synthétisée lors de ce précédent contact si électrique ! Votre corps est comme marqué par ce plaisir enfin découvert.

C’est alors que peut apparaître de la frustration. Forcément, tel geste précisément orienté sur telle zone de votre corps sera attendu. Et forcément, il n’arrivera pas tout seul. À moins que votre époux ou épouse soit à ce point à l’écoute de votre corps et guette la moindre de vos réactions mais cela est suffisamment rare au premier abord pour que l’on pense ici au pire des scénarios : à savoir que personne à part vous n’a compris le bonheur que cette caresse vous a procuré. Il faut donc communiquer pour transmettre à l’autre les clefs de votre jouissance.

Le langage du corps

La communication peut être non verbale. Si l’un des deux partenaires n’est pas à l’aise avec la discussion, il ne faut surtout pas insister, sous peine de blocage. Guidez-vous sensuellement. Quelques caresses peuvent être plus efficaces que cent mots. Chacun doit se montrer attentif à la respiration et aux mouvements de l’autre. Et vous-même devez vous mettre à l’écoute de votre corps. Oubliez deux minutes de penser ! Baladez les mains de votre partenaire sur vous, là où vous aimeriez qu’il prenne plus son temps. Nous ne soupçonnons pas le nombre incroyable de zones érogènes que nous possédons. Partez à leur recherche à deux.

De l’importance des préliminaires 

Une fois que l’on sait ce qui nous fait du bien, on peut alors s’orienter mutuellement et les prémices de la rencontre sexuelle sont un moment idéal – et prévu – pour cela. Soyons francs et précisons que cela est surtout vrai chez la femme. Aujourd’hui encore, trop souvent, la jouissance féminine arrive en réaction à celle de l’homme. C’est lui qui donne le point final à l’acte sexuel. Le climax de sa propre extase exige un peu moins de volupté que chez sa compagne. Et même si les moments d’accord parfait et d’harmonie sont beaux, il faut bien avouer que nous n’avons pas du tout la même anatomie. Ne boudez pas la moindre parcelle du corps féminin, même maladroitement ! Bien que chaque femme soit unique, elles ont en commun certaines zones qui ne méritent pas de ne pas être stimulées. Parlez-en ensemble. Et puis, le temps passé à caresser l’autre, ne rendra que plus forte l’union charnelle.

Cette dynamique s’inscrira alors dans un cercle vertueux où les partenaires ne communiqueront pas simplement pour dicter les gestes de l’autre, mais enfin et surtout pour en apprendre plus sur le corps de l’être aimé.

À lire pour se découvrir en douceur :

Le nouveau traité des caresses de Gérard Leleu aux éditions Flammarion.

Le docteur Leleu est un sexologue français, son premier Traité des caresses paru en 1983 est un ouvrage de référence qui propose par la caresse de Mieux connaître la géographie sensuelle de son corps. Dans ce nouveau traité, il nous propose encore d’explorer le corps de l’autre avec différentes caresses. « Et votre corps est la harpe de votre âme. Il vous appartient d’en tirer musique douce ou sons confus. »

À la fois pratique et poétique, ce livre qui commence par cette citation du Prophète de Khalil Gibran, est d’une délicatesse fantastique.

Extrait de l’introduction : 

Pourquoi un nouveau traité des caresses ? 

Des milliers de témoignages m’ont confirmé à quel point l’importance du toucher et du contact « physique » entre les êtres était extraordinaire, tant pour la santé que pour l’équilibre psychique, la communication et le plaisir. Les psychologues ont corroboré, par des observations cliniques, le rôle vital des contacts entre peaux. Les biologistes ont approfondi le rôle des neuro-hormones et des neurones du plaisir.
(…) Je veux toutefois mettre en garde contre une évolution qui aurait tendance à faire des caresses et de tout geste sexuel des sortes d’exercices techniques. Il ne s’agit pas de « faire » la page 37 ou la page 240 du Traité, et moins encore d’appliquer, le livre d’une main, la page 123. J’ai écrit ce livre pour ensemencer les imaginaires, et non comme un mode d’emploi qui exposerait des plans et des techniques à apprendre par cœur et à appliquer à la lettre. L’érotisme, c’est ce qui reste quand on a tout oublié.

Enfin nous ne saurions trop vous inciter à relire ensemble, chapitre après chapitre chaque soir, quelques versets du Cantique des cantiques, on ne trouve pas de meilleur éloge des caresses qu’en ce dialogue amoureux, subtil et chevaleresque :

LUI : Comme ils sont beaux, tes pieds, dans tes sandales, fille de prince ! Les courbes de tes hanches dessinent des colliers, œuvre de mains artistes.
Ton nombril : une coupe ronde où le vin ne tarit pas. Ton ventre : un monceau de blé dans un enclos de lis. Tes deux seins : deux faons, jumeaux d’une gazelle. (…) Ah ! Que tu es belle ! Que tu es douce, amour, en tes caresses ! Tu es élancée comme le palmier, tes seins en sont les grappes. J’ai dit : je monterai au palmier, j’en saisirai les fruits. Tes seins, qu’ils soient comme des grappes de raisins, ton haleine, comme une odeur de pomme, Ta bouche, un vin exquis… ELLE : Il s’écoule vers mon bien-aimé, abreuvant des lèvres endormies. Je suis à mon bien-aimé : vers moi, monte son désir. Viens, mon bien-aimé… Nous sortirons dans les champs, nous passerons la nuit dans la campagne. Au matin, nous irons dans les vignes, nous verrons si les pampres fleurissent, si le bourgeon s’est ouvert, si les grenadiers sont en fleurs. Là, je t’offrirai mes amours…
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