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Il n’y a pas de problèmes, que des crucifix

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Observez-les, ils vous apprendront tout.

Quand quelqu’un me dit qu’il est anxieux, attristé, ou qu’il se sent trop seul, mon conseil est simple : « Achète un crucifix ».

Pas une croix, un crucifix. Trouvez-en un petit pour le garder sur votre bureau ou pour l’emporter partout avec vous dans votre poche. Prenez-en aussi un pour chez vous.

Observez-le et il vous apprendra tout. Il vous apprendra à prendre du recul sur les choses.

En raison des événements actuels, il faut fortifier les esprits. Nourrissez-vous de l’adoration eucharistique et de la Sainte Communion. Renforcez votre âme par la grâce du sacrement de la confession, afin que, quoi qu’il arrive, vous ne soyez jamais découragés : Dieu vous tient la main et ne la lâchera jamais, vous n’avez rien à craindre.

Si vous n’avez pas de crucifix, trouvez-en donc un ! Et faites-le bénir. Observez-le longuement. Demandez au Christ de vous montrer le chemin. Prenez conscience que toutes les choses qui vous accablent (les vieilles blessures, les plus récentes, les incertitudes, déceptions, injustices, trahisons et moqueries), Jésus les a également subies. Il a souffert avec vous et pour vous, et vous permet de s’unir à Son sacrifice, et à Sa victoire.

Demandez à la Vierge Marie de vous aider à garder une foi profonde, même dans les moments les plus durs. Il est possible que vous soyez distraits, lors de votre méditation, par des pensées anxieuses ou honteuses. Dans ce cas-là, suivez la Règle de saint Benoît de Nursie : « Lorsque l’esprit du mal tente votre cœur avec de mauvaises pensées, écrasez-les contre le Christ ». Abattez vos soucis sur le crucifix, et ils s’évanouiront.

Essayez et vous verrez : vous serez étonnés et émerveillés de votre capacité à observer calmement le monde, ses illusions, ses réalités et ses distractions, avec un sentiment nouveau et authentique de paix.

Lors d’une retraite, après avoir médité et observé le crucifix, j’ai écrit :

« “Tout” n’est rien.
Tout a fini avec le sacrifice de l’Agneau véritable.
Tout est consumé.
Nous sommes toujours à la Cène, à la Crucifixion et à la Résurrection.
Le temps s’est arrêté quand le voile s’est déchiré et que la pierre a roulé.
Le reste n’est qu’illusion.
Il n’y a rien à craindre ».

Le crucifix nous enseigne l’équilibre, car il nous aide à recentrer notre intérêt sur le Christ. Nous ne sommes pas seuls (même si nous avons fui, comme les apôtres, ou que nous l’avons renié, comme Pierre, à qui Il a donné les clés de Son Royaume). Le Christ est avec nous. Et je ne me sens entièrement connue que par Celui qui est Amour.