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Rentrée des classes dans la jungle Birmane

© Marion Brossard, volontaire d'enfants du Mékong
© Marion Brossard, volontaire d'enfants du Mékong
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Dans un pays qui s'ouvre brusquement au monde, les écoliers font leur rentrée, avec un peu d'aide, et une motivation à toute épreuve !

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Plita, une lycéenne de 16 ans, était devant un cas d’école : pour rejoindre sa classe, de l’autre côté de la rivière, elle avait besoin d’argent pour payer le bateau. Ce n’était pas grand-chose, mais insurmontable pour sa famille : elle vit avec sa mère dans un petit village au bord de l’Irrawady. Sa grande sœur, partie travailler à Rangoon, leur envoyait ce qu’elle pouvait mais cela suffisait à peine à les entretenir. Pour qu’elle puisse à son tour travailler, il fallait qu’elle boucle ses études… Arrivée à ce point du problème, elle se retrouvait sur le quai de son village, devant le grand Irrawady, qu’elle n’allait certainement pas pouvoir traverser à la nage. Elle qui voudrait devenir professeur de mathématique, elle avait trouvé une équation impossible à résoudre !

Un ticket pour le Bac

Elle a opportunément reçu l’aide de l’association Enfants du Mékong (EDM) (1), qui la parraine, et lui donne une chance d’obtenir le Matriculation Exam, soit l’équivalent de notre Baccalauréat français… d’il y a un demi-siècle : le taux de réussite ne dépasse pas les 15%. Mais la volontaire « Bambou » de l’association EDM, Marion Brossard, qui nous raconte cette histoire depuis un Cybercafé birman, nous assure que Pita a toutes ses chances : « Elle travaille tout le temps ! Quand je lui demande, ce qu’elle fait quand elle ne travaille pas, elle répond… qu’elle travaille ! » Elle le fait malgré des conditions difficiles ; ainsi, pendant la mousson, elle ne peut pas écrire par terre, car le sol de sa maison est inondé. Si bien que les habitants sont contraints d’attacher des hamacs aux toits des maisons, pour dormir au sec.

Sauvé de la misère

L’association repère parfois des cas plus graves encore, comme celui de Thet Myet Aung, un garçon de 8 ans. Sa mère est morte alors qu’il avait 4 mois, et la famille qui devait s’occuper de lui le délaissait. Une sœur du couvent du Bon Pasteur a remarqué qu’il était en mauvaise santé, amaigri, et l’a envoyé au foyer géré par sa congrégation. Il a fait sa rentrée à l’école en juin 2016, dans l’équivalent du CE2 et va beaucoup mieux, se réjouit Marion Brossard : « Il a littéralement été sauvé, grâce à ces sœurs, qui nous relaient les informations. C’est pour cela qu’il est si important d’avoir perpétuellement des volontaires dans ces pays, qui conservent le contact avec ce qui se passe sur place ».

Les enfants du Cyclone Nargis

L’épouvantable cyclone Nargis, qui a fait 138 000 morts et disparus dans le pays en 2008, laisse des traces parmi les enfants. Il a fait beaucoup d’orphelins, dont une partie est gérée par les Sœurs. La Birmanie se remet péniblement de cette catastrophe, et sort progressivement de la dictature mise en place par les généraux. La réforme demandée par la conseillère spéciale de l’Etat, Aung San Suu Kyi, apporte une bouffée d’oxygène : elle prévoit la gratuité du matériel scolaire, soit l’uniforme et les cahiers. Marion Brossard détaille : « C’est une très bonne nouvelle, mais c’est encore insuffisant. Les professeurs sont sous-rémunérés, si bien qu’ils donnent des cours supplémentaires payants, à partir de 15h pour améliorer leur salaire. Les enfants qui sont privés de ces cours, faute d’argent, ont très peu de chance d’obtenir leur Matriculation Exam ! »

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