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Du mont Fuji au Kilimandjaro : l’implication japonaise en Afrique

Centre régional d'entraînement de Djibouti © IMO CC
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La fin du sommet Afrique-Japon marque le tournant stratégique du pays du soleil levant.

La 6e édition de la TICAD (Tokyo International Conference on African Development) a été l’occasion de nouvelles avancées en matière de coopération. Fait révélateur, la rencontre s’est pour la première fois déroulée en Afrique, au Kenya, après une réunion préparatoire au mois de mars à Djibouti. Ce fut l’occasion d’y introduire des industriels japonais pour favoriser leur implantation sur ce continent. Ainsi, les programmes d’aide au développement (24 milliards d’euros sur cinq ans) n’ont pas été les seuls sujets abordés lors de ce sommet. Ces négociations révèlent l’implication plus forte du Japon, en recherche de croissance et de nouveaux partenariats. Dans une approche globale, le gouvernement nippon utilise aussi son outil militaire pour asseoir son implication grandissante en Afrique.

Des manoeuvres inédites

Le ministère de la Défense japonais a conduit du 23 août au 1er septembre des manoeuvres d’évacuation de ressortissants nippons à Djibouti, dans la corne de l’Afrique. Ce sont des manoeuvres inédites, qui jusqu’ici n’ont jamais été tenues par le Japon en Afrique. Un avion KC767 de ravitaillement en carburant est parti de Komaki (préfecture d’Aichi, Japon) avec une centaine de membres des forces aériennes, qui font partie d’une équipe d’assistance d’urgence. Ils ont eu pour mission d’examiner le processus d’évacuation.

La présence militaire japonaise en Afrique

Bien que la Constitution japonaise limite le pays à l’utilisation d’une force d’autodéfense restreinte, cela n’empêche pas le pays du soleil levant de participer a des opérations multinationales. Le personnel des Forces maritimes (200 hommes environ) est stationné à Djibouti depuis 2011. En 2009, la Diète du Japon (le Parlement) avait permis le déploiement des Forces Japonaises d’Autodéfense (FJA) pour lutter contre les pirates au large de la côte somalienne. Le Japon avait aussi déployé des troupes en Irak dès 2004, mais uniquement dans le but de participer aux opérations humanitaires.

Les aspirations nippones

Aux prises avec son histoire et sa Constitution, le Japon semble se diriger vers une remontée en puissance de son armée. La loi japonaise adoptée le 19 septembre 2015 autorise le déploiement de l’armée pour soutenir un allié même si le pays n’est pas directement menacé. En effet, les insistantes revendications chinoises conduisent le gouvernement nippon à mettre sur pied un outil militaire cohérent. L’appui des Américains s’intensifie pourtant : en janvier et août 2017, l’US Air Force prévoit de déployer au total seize F-35B, nouvel avion de combat furtif, au Japon. Mais ce n’est plus suffisant : le Japon aspire à concurrencer une Chine aux aspirations hégémoniques .

Lors du sommet africain, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a milité pour que l’Afrique et le Japon obtiennent tous les deux un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU, requête justifiée par le fait que les pays africains représentent près d’un tiers des voix a l’ONU. Le Japon essaye ainsi d’y trouver un allié de poids en cas de vote. Les récentes avancées japonaises confirment ainsi que le gouvernement nippon considère l’Afrique comme un des axes importants de sa diplomatie étrangère.

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