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Chrétienté vivra ! Le combat de l’Église militante (1/3)

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"À chaque coup porté, à chaque mort traversée, la chrétienté ressuscite plus belle, plus forte, plus aboutie. Ainsi en va-t-il dans l'Histoire."

Il faut bannir le mot « chrétienté ». Dans une émission radio captée récemment, je fus fort étonné d’entendre un prêtre s’insurger contre le terme « chrétienté ».

« Qu’est-ce que la chrétienté ? » martelait-il, « un concept mort, dépassé, un mot qui décrivait une société chrétienne jusque dans son cœur, un mot qui convient aux temps médiévaux mais absolument plus à l’époque actuelle… Certains ressortent ce concept en disant que l’Église bouge et espèrent voir à nouveau le christianisme imprégner la société. Mais les églises sont-elles pour autant remplies ? Non. » répondait sans ambages notre prêtre interviewé.

Une société en voie de déchristianisation complète

Ce frère tenait un discours qui n’est pas neuf : notre société sécularisée est de plus en plus en voie de déchristianisation complète avec la perte de valeurs et de repères que constatait tout récemment encore Sa Sainteté le Pape François dans le Vatican Insider.

Faut-il pour autant s’y résigner et l’accepter passivement ?

C’est à ce moment que certains chrétiens, croyant bien faire, assènent un argument qui se voudrait ultime et théologique : Notre Seigneur a accepté son sort. Il est mort sur la croix. Le chrétien n’est-il pas à l’image de son Sauveur ? Ne doit-il pas accepter son sort, sa disparition ou éventuellement son meurtre avec résignation passive, ne doit-il pas être comme l’agneau qu’on mène à l’abattoir ?

Oserai-je rappeler modestement que l’histoire de Dieu Incarné ne se termine pas avec la crucifixion mais aboutit à la résurrection, qui est en réalité le but de cet événement. Jésus ne marcha pas passivement ou avec masochisme vers sa mort programmée, comme un agneau vers une destruction certaine, mais avança vers Sa Passion comme un soldat monte sur le champ de bataille. Il n’était pas venu à Jérusalem pour mourir mais pour affronter bravement la Mort afin de la détruire.

L’apparence de l’agneau qu’on immole qu’on prête parfois au Christ est une compréhension partielle du Mystère car sous l’apparence de l’agneau se cache le Lion de Judas prêt à jaillir et à sortir victorieux de l’affrontement avec la totalité des forces de destruction que compte l’Univers. Si Jésus ne résiste pas à son arrestation, ce n’est pas par résignation, encore moins par pacifisme mais parce que face au combat cosmique qui l’attend, les trois ou quatre envoyés de Caiphe et les bourreaux de Ponce Pilate ne sont que des pions de l’adversaire. Mieux, c’est l’action des bourreaux qui provoque l’affrontement titanesque, Jésus sait pourquoi il est là et pour quel combat, il sait ce qui l’attend.

Loin de l’image du faible souffreteux et passif, le Christ est plus proche, en cet instant, du chevalier armé de sa seule épée, se portant de manière déterminée au devant du dragon assombrissant l’horizon.

Donc, s’il est vrai que l’Église suit les pas de son maître, elle ne doit pas, ou plutôt ne peut pas, se complaire dans le fatalisme ou le défaitisme. Au contraire, à l’image de Dieu Incarné, elle se doit d’avancer avec bravoure et force vers l’affrontement en sachant qu’elle sortira de toute façon victorieuse. À chaque coup porté, à chaque mort traversée, la chrétienté ressuscite plus belle, plus forte, plus aboutie. Ainsi en va-t-il dans l’Histoire.

Face aux menaces, elles n’est jamais sortie indemne mais toujours victorieuse

Qu’on pense aux persécutions romaines qui menacèrent d’engloutir la Bonne Nouvelle dans le sang mais qui provoquèrent, in fine, le basculement et la conversion d’un Empire fabuleux.

Qu’on pense aux hérésies ariennes et gnostiques, christianismes fades et incomplets qui menaçaient la pleine intelligence de la Révélation et qui débouchèrent sur la formulation du dogme et, in fine, à la transmutation du peuple franc qui allait bouleverser positivement le monde.

Qu’on pense aux horribles Cathares qui tenaient pour impie le fait de donner la vie et qui, à force de vouloir faire les purs, faisaient le jeu de la bête. In fine, l’unité de la foi fut maintenue et la florissante chrétienté médiévale pu s’épanouir dans l’éclatement de couleurs et d’optimisme qui fut le sien.

Qu’on pense au fanatisme et à l’austérité d’un Luther et de ses suivants, prêt à plonger l’Europe dans la violence de la guerre civile avec pour conséquence l’affirmation plus grande encore de la foi catholique.

Qu’on pense aux coupeurs de têtes et aux bonnets phrygiens révolutionnaires qui voulaient, dans une folie meurtrière paroxystique, faire disparaître les siècles qui les avaient précédé.

Qu’on pense à la croix gammée, manifestation caricaturale du mal, ou à la faucille et au marteau qui tentèrent de briser la croix mais qui finirent par se dissoudre sur elle.

Qu’on pense aux djihadistes fous persécutant les filles et les fils du Christ, comme jamais ne le fit Néron.

Qu’on pense à la Corée du Nord, non moins meurtrière, ou aux loges laïcardes du Grand Orient, non moins spirituellement terroristes.

La chrétienté et l’Église se confondent car la première n’est que le mode d’expression de la seconde. Et elle fut toujours attaquée mais toujours se releva plus forte, devant sa survie à la Grâce de Dieu.

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