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Les plans d’un sous-marin dérobés : la France en guerre économique

© Florian Wöhrl CC
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Le site du quotidien The Australian a révélé la fuite d’un document de près de 22 000 pages contenant les plans du sous-marin Scorpène, développé avec l’Inde.

Quelques jours à peine après l’affaire du document classé confidentiel défense, la France se fait maintenant remarquer par une fuite d’information sur la scène internationale. Cette fois-ci, c’est l’entreprise française d’armement DCNS qui est concernée.

Le site The Australian a publié un article [réservé aux abonnés du journal] révélant une fuite massive d’informations. Même si les données sont dépassées de quelques années et si les Australiens achètent un type de sous-marin très largement différent, l’ampleur de la fuite est énorme. Le quotidien australien affirme, preuves à l’appui, avoir eu accès à 4 457 pages sur les sonars, 4 209 pages sur les radars de surface, 4 301 pages sur le système de combat, 493 pages sur le système de lancement de torpilles, 6 841 sur les systèmes de communication, et 2 138 sur son système de navigation. Un cadeau pour les pays rivaux de l’Inde, comme le Pakistan ou la Chine.

Une mine d’informations sensibles

Les plans fournissent de nombreuses informations sensibles, qui n’ont pas seulement une portée commerciale, comme on a pu le lire dans d’autres articles. L’entête du document auquel nous avons eu accès précise qu’il s’agit d’un « restricted Scorpène india » : ce plan n’est donc censé être accessible qu’aux employés de DCNS et de la Défense indienne impliqués dans le programme. Ce genre de données est ainsi considéré comme secret. Il n’est malheureusement pas étonnant qu’un journal se soit empressé de communiquer ces plans, mais en faisant preuve d’un minimum de retenue : aucune information sur les systèmes sensibles n’a été révélée (armes, sonar, etc). DCNS a attaqué The Australian pour qu’il retire l’article et remette les documents au groupe français. La DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense), garante de la protection des secrets français, mène une enquête.

Une tentative de déstabilisation ? 

Cette fuite est surtout l’une des facettes que prend l’intense guerre commerciale que se livrent les constructeurs de sous-marins. Les chantiers allemands, s’ils viennent à perdre le futur marché de sous-marins qui s’est ouvert récemment en Norvège, seront en très mauvaise posture. Les Japonais expriment ouvertement leur mécontentement après avoir vu leur appel d’offre rejeté en Australie. Les montants des contrats se chiffrent en dizaines de milliards. Pas étonnant de voir se développer, dans ces conditions, une véritable guerre économique. Cette fuite d’information pourrait n’en être que l’un des aspects. La confiance dans la protection du secret est capitale pour les entreprises d’armement. Il ne serait pas surprenant de voir ce genre d’opérations se répéter de plus en plus fréquemment à l’avenir.

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