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L’ONU dit non au nucléaire !

© Galerie Bilderwelt/Getty
(PHoto by Galerie Bilderwelt/Getty Images)
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À l’approche de la Journée internationale contre les essais nucléaires du 29 août, l'ONU et le Vatican unissent leurs voix pour "un monde sans armes nucléaires".

« Un monde sans armes nucléaires serait un bien public mondial de premier ordre », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon

Une journée internationale pour faire justice

Depuis le premier essai nucléaire, le 16 juillet 1945, il y a en a eu deux mille autres : plus d’un demi-siècle d’effets dévastateurs sur la vie humaine et de retombées radioactives des essais conduits dans l’atmosphère. L’Assemblée générale de l’ONU a adopté il y a vingt ans le Traité d’interdiction complète des armes nucléaires. Mais à ce jour, celui-ci n’a toujours pas pris effet.

Au début du mois, la Polynésie française attaquait l’État français pour crimes contre l’humanité en raison des conséquences des essais nucléaires menés entre 1966 et 1996. L’Église protestante du pays se fait le porte parole de cette population où « il y a eu des morts, et il y aura encore les générations futures qui vont souffrir de ces essais », et sa plainte doit aussi être présentée à l’ONU. Fin juillet, le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong-ho, arguait que la décision de la Corée du Nord de procéder à un nouvel essai nucléaire dépendait du comportement des États-Unis. Les exemples sont donc encore trop nombreux dans l’actualité et le passif est lourd.

« Au départ, détenir des armes nucléaires était un témoignage de puissance scientifique ou militaire. Avec le recul et l’expérience, il est apparu que les essais nucléaires peuvent avoir des conséquences redoutables et tragiques, d’autant que les armes nucléaires actuelles sont beaucoup plus puissantes et destructrices. Les incidents survenus ultérieurement partout dans le monde justifient sans réserve la proclamation d’une Journée internationale contre les essais nucléaires », proclame l’ONU. Cette initiative a contribué à « ouvrir des perspectives plus favorables » pour obtenir un monde sans armes nucléaires. « Des progrès visibles ont été observés sur divers fronts, mais des problèmes demeurent », constate l’ONU. Elle espère obtenir la suppression totale des armes nucléaires, ainsi que le concours de la communauté internationale pour promouvoir la paix et la sécurité autour du monde.

Redéfinir le champ des armes de destruction massive

Le Vatican joint sa voix à cet appel par l’intermédiaire de l’observateur permanent du Saint-Siège près les Nations-Unis, Mgr Bernardito Auza, et dénonce fortement l’utilisation de telles armes et leur prolifération. Lors du Conseil de sécurité de l’ONU du 23 août, le nonce apostolique attirait l’attention sur le fait que « le génie humain continue d’inventer de nouvelles façons de s’anéantir lui-même » et rappelle l’urgence de « revoir les classifications et les définitions de ce que sont les armes de destruction massive ».

Il invitait à « dialoguer sur les armes de destruction au sens large, qu’elles soient traditionnelles (chimiques, radiologiques, nucléaires) ou conventionnelles, car celles-ci sont aussi utilisées pas “les militaires, les rebelles, les terroristes et les groupes extrémistes” à des fins de crimes contre l’humanité ». Les groupes sont cités sans distinctions, dénonçant ainsi la responsabilité militaire dans les crimes de guerre, qui est à mettre au même niveau que l’utilisation de l’arme nucléaire si l’on veut éviter les tragédies humaines qui en découlent.

Et par souci de réalisme, il engage à la prudence et demande « aux pays qui construisent ces armes de sévèrement limiter et contrôler leur production et leur vente aux pays où elles sont illégales et tombent entre les mains d’acteurs non liés à l’État ».

L’observateur du Vatican prend à partie la communauté internationale et se réjouit de l’unité créée autour de cette cause qui doit devenir un « plaidoyer continu et une coopération de tous ».

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