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Quel genre de mère êtes-vous ?

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Les conseils d’une jeune mère de famille.

Cela fait cinq fois que vous dites à votre enfant d’arrêter de sauter sur le canapé du salon, mais il continue de plus belle. Que faites-vous ?

  1. Vous réagissez avec violence : cris, hurlements, fessée et punition bien méritée.
  2. Vous lui dites que vous comprenez son irrésistible envie de sauter mais que le canapé n’est pas un trampoline, et vous lui proposez de jouer avec lui à chat glacé dans le jardin.
  3. Vous abandonnez la bataille et le laissez faire, finalement ce n’est pas si dangereux que ça !

On pourrait interpréter votre choix de la sorte :

Vous avez opté pour le :

  1. Vous êtes adepte d’une éducation traditionnelle, vous êtes une mère « rétro » ;
  2. Vous tentez la pédagogie en vogue actuellement : l’éducation positive, vous êtes une mère « bienveillante » ;
  3. Vous êtes libérale dans l’âme et prônez le « laissez faire, laissez passer » dans l’éducation, vous êtes une mère « cool ».

Mais est-ce aussi simple ? Ne sommes-nous pas les trois mères à la fois selon notre humeur, notre degré de fatigue, notre niveau d’exaspération ? Faut-il se rattacher à une « école » pédagogique en particulier ? Si oui, laquelle choisir ? N’y a-t-il qu’une seule bonne manière d’éduquer ? De réagir ? Est-elle la même avec tous nos enfants ?

Toutes ces questions me taraudent en ce moment car on parle beaucoup de l’éducation positive comme la méthode, certes difficile à mettre en pratique car il faut avoir une belle maîtrise de soi digne du dalaï-lama, mais infaillible pour avoir des enfants bien dans leur peau. Est-elle la solution miracle ?

Qu’est-ce que l’éducation positive ?

Elle a été élaborée par le psychanalyste américain Haïm Ginott suite à un constat basique : les Allemands étaient polis, civilisés, cultivés, obéissants, mais certains d’entre eux ont été jusqu’à obéir aveuglement et ont contribué à la victoire du nazisme. Alors Ginott propose comme objectif : éduquer les enfants afin qu’ils deviennent des adultes compatissants, doués de sensibilité et emplis de confiance en soi.

Concrètement, ce qui prime, c’est l’écoute, l’empathie et un modèle de non-violence, afin de trouver une alternative aux solutions dites violentes (menaces, ordres, punitions, tapes, chantages affectifs…). Il faut accueillir les émotions de l’enfant. Ne pas les nier ou les exaspérer en criant encore plus fort qu’eux. D’autant plus que les enfants reproduisent ce qu’on leur fait. Si je crie ou si je tape, ils feront pareil, d’abord avec leurs frères et sœurs, ensuite avec leurs parents… Donc arrêtons les cris et les punitions, et place au verbe et aux émotions !

En pratique…

Avec ma minuscule expérience, je suis arrivée à la conclusion suivante : c’est très bien de choisir une ligne de conduite et de tenter de s’y tenir, à condition qu’elle soit en cohérence avec votre tempérament et votre manière de vivre. Si une mère de tempérament anxieux se force à devenir une mère cool, elle sera sans cesse en lutte avec elle-même et pas franchement épanouie ! Si une mère plutôt laxiste s’oblige à punir à tout bout de champ, ce n’est pas sûr que ce choix tienne sur la durée, et les enfants seront un peu perdus à cause de ces changements radicaux d’attitude à leurs égards.

Alors, tout simplement, soyons nous-mêmes. Arrêtons de culpabiliser parce qu’ « il n’aurait pas fallu réagir comme ça ». Ayons confiance en notre propre instinct maternel, ou paternel, pour trouver les bons mots, la bonne attitude, à l’instant T. C’est à nous, et non à une quelconque école ou mode, de déterminer où l’on souhaite placer le curseur entre laxisme et interventionnisme. Et cela dépendra des situations, des jours et des tempéraments de nos enfants !

La théorie de la soupe

L’important est que la conduite globale que nous avons avec nos enfants soit bonne selon nous. Une mère choisit d’éduquer ses enfants de manière « positive » et oups !, un jour, une fessée part tout d’un coup ! Pas de panique ! Une fessée isolée n’a jamais traumatisé un enfant. Ce dont un enfant s’imprègne, c’est de notre humeur en général, c’est de l’ambiance habituelle de la maison.

Dans une soupe, on met des ingrédients qui, pris indépendamment des uns des autres, sont salés, parfois sucrés, amers, piquants… Mais au final, la soupe est bonne ! Tout est question de dosage. Et bien pour la vie de famille, c’est pareil. Il y a des moments doux, des moments amers ou irritants, mais en bout de course, ce qui compte, c’est le fumet alléchant, c’est l’esprit général que nous arrivons à insuffler dans notre maison. Alors à nous de trouver notre recette personnelle de soupe pour que nos enfants deviennent grands et forts !

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