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Islam : les réserves de l’Italie sur le modèle français

© FETHI BELAID / AFP
A Tunisian woman wearing a "burkini", a full-body swimsuit designed for Muslim women, walks in the water with a child on August 16, 2016 at Ghar El Melh beach near Bizerte, north-east of the capital Tunis. / AFP PHOTO / FETHI BELAID
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Burkini, radicalisation, mosquées, retour sur les divergences politiques de ces pays voisins.

Si la menace terroriste pèse aussi sur l’Italie, celle-ci ne s’attache pas aux mêmes critères que la France pour protéger son pays. Plusieurs prises de position récentes marquent en effet la divergence de vue entre les deux États, qu’il s’agisse de la polémique du burkini – jugée sans fondement par les Italiens qui choisissent de respecter la liberté de culte jusqu’au bout et craignent de réveiller la colère de l’islam radical – ou bien de leur politique d’expulsion des menaces djihadistes ou encore de leur rapport à l’islam en général.

Terre d’asile ou terre fertile ?

Ce mercredi 17 août, huit cents migrants ont été évacués des campements du XIXe arrondissement parisien. L’emplacement était stratégique puisqu’il se situe entre la Gare du Nord et la structure d’accueil de France Terre d’Asile, près du métro Marx Dormoy, où ils peuvent entamer leurs démarches d’obtention du statut de réfugié. Ces opérations se répètent depuis le mois de juin. Les migrants, majoritairement masculins et d’origine soudanaise, afghane, somalienne et érythréenne, furent conduits au commissariat du XVIIIe arrondissement afin d’étudier leur situation administrative. Leur prise en charge éventuelle en dépend, en attendant la mise en place d’un camp humanitaire promis pour la rentrée par Anne Hidalgo.

Pendant ce temps, les autorités libyennes ont mis en garde l’Italie contre la présence d’un « groupe de djihadistes actif près de Milan et relié à un commandant de Daesh », rapporte BFMTV. « Après la reprise de Syrte par l’armée libyenne cette semaine, où étaient établis des quartiers généraux de Daesh, des agents des services secrets de Tripoli ont découvert sur place des documents qui attestent de l’existence de ce réseau », nous précise-t-on.

Mais Rome n’a pas attendu cette alerte pour multiplier depuis des semaines les expulsions d’étrangers ou de migrants soupçonnés de radicalisation. N’hésitant pas à passer le pays au peigne fin et à prendre des mesures concrètes, cent neuf terroristes présumés ont été expulsés. Les soupçons se basent sur une proximité ouverte avec l’État islamique, soit à cause de leurs relations avec le milieu, soit de leur « fréquentation de sites Internet spécialisés, soit en se faisant remarquer dans des mosquées, des centres culturels ou des prisons pour leur militantisme » nous précise L’Obs. L’hebdomadaire donne quelques noms : parmi eux, le Marocain Abderrahim Moutaharrik, boxeur de niveau international et Abdula Salih, ex-combattant peshmerga du Kurdistan.

L’Italie n’entend pas faire prospérer l’idéologie du fondamentalisme en son sein et choisit concrètement de chasser les « mauvaises herbes » pour préserver une terre fertile. Elle connaît le nombre des potentielles menaces présentes en prison – trois cent cinquante, selon le ministre de la Justice – quand la France ne donne aucun chiffre. Cinq cents enquêtes judiciaires sont également en cours du côté italien.

Imams et compagnie

Quant à la mise en place d’une politique de bonne entente avec l’islam, la France souhaite se munir d’un nouveau président à la tête de la Fondation pour l’islam de France : Jean-Pierre Chevènement. Son appel à la « discrétion » a provoqué une levée de boucliers du PS et du secrétaire général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, notamment à la tête de l’Observatoire national de l’islamophobie.

L’intérêt de remettre à l’honneur cette fondation est d’assurer le financement des mosquées et la formation des imams dans un circuit uniquement français. Le Parisien parle même de permettre la construction des mosquées manquantes à l’exercice du culte. Il n’est donc pas question de contrôle ici, sauf si la réaction des musulmans à l’idée d’y voir nommer Jean-Pierre Chevènement révèle une inquiétude légitime liée à la pondération demandée. Il faut dire que ce n’est pas très clair.

L’Italie, de son côté, choisit la transparence. Angelino Alfano, le ministre de l’Intérieur, a annoncé « qu’il allait prendre des mesures pour renforcer les contrôles sur les mosquées et pour garantir la formation des imams », en atteste l’expulsion depuis un an de neuf imams soupçonnés de radicalisation. Il déclare qu’ « il y a une différence entre prier et inciter à la violence ». Il a également exprimé son scepticisme sur « les vertus du modèle français », et décrit son approche comme « libérale » et « pragmatique ».

Alors, vaut-il mieux oser une politique libérale ou se tromper de compromis ?

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