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Top 12 des tableaux religieux à avoir vu dans sa vie

Pierre Paul Rubens (1577-1640), La descente de la Croix, huile sur toile, 420 x 320 cm, Anvers, Cathédrale Notre-Dame © DR
Pierre Paul Rubens (1577-1640), La descente de la Croix, huile sur toile, 420 x 320 cm, Anvers, Cathédrale Notre-Dame © DR
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De la Renaissance italienne au surréalisme, découvrez la sélection d'Aleteia des tableaux religieux à ne pas manquer.

6. Le martyre de saint Maurice du Greco

El Greco (1541-1614), Le martyre de saint Maurice, 1580-1582, huile sur toile, 140 x 110 cm, Escorial, Monastère San Lorenzo © DR
El Greco (1541-1614), Le martyr de saint Maurice, 1580-1582, huile sur toile, 140 x 110 cm, Escorial, Monastère San Lorenzo © DR
El Greco (1541-1614), Le martyre de saint Maurice, 1580-1582, huile sur toile, 140 x 110 cm, Escorial, Monastère San Lorenzo © DR

Peint pour le palais de l’Escorial du roi Philippe II d’Espagne, Le martyre de saint Maurice a suscité de vifs débats. Le Greco a exécuté ce tableau vers 1580-1582 sans être fidèle aux dogmes du Concile de Trente selon l’Inquisition. En effet, seul Dieu est adoré, les saints quant à eux ne peuvent qu’être vénérés. Or, les anges voletant dans le ciel couronnent le saint, suggérant une nature divine inacceptable. L’histoire de saint Maurice remonte à la fin du IIIe siècle sous Dioclétien. Avec ses compagnons d’arme, il fut martyrisé pour avoir refusé de persécuter des chrétiens et de sacrifier au culte de l’empereur. La légende raconte aussi qu’il avait redécouvert la lance du soldat Longin. Pour entrevoir le tableau, venez visiter le monastère royal de San Lorenzo de l’Escorial à côté de Madrid.

7. La Décollation de saint Jean-Baptiste du Caravage

Le Caravage (1571-1610), La Décollation de saint Jean-Baptiste, vers 1608, huile sur toile, 361 x 520 cm, La Valette, Cathédrale Saint-Jean de La Valette © DR
Le Caravage (1571-1610), La Décollation de saint Jean-Baptiste, vers 1608, huile sur toile, 361 x 520 cm, La Valette, Cathédrale Saint-Jean de La Valette © DR
Le Caravage (1571-1610), La Décollation de saint Jean-Baptiste, vers 1608, huile sur toile, 361 x 520 cm, La Valette, Cathédrale Saint-Jean de La Valette © DR

Commande du grand maître de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem pour la chapelle des novices, le tableau du Caravage est toujours en place depuis 1608 dans la Cathédrale Saint-Jean de La Valette. Le peintre d’origine lombarde représente un moment précis de l’épisode biblique : le coup final du bourreau pour détacher la tête du corps de saint Jean-Baptiste. Le plateau est déjà prêt, entre les mains de Salomé qui se penche vers sa victime. Le sang gicle, un cri silencieux s’est échappé des lèvres entrouvertes du prisonnier, ses yeux sont clos. Ce chef d’œuvre glaçant est – fait assez rare – signé de l’artiste. Une signature ensanglantée, tracée dans le sang du saint, « Fra Michel Angelo », témoignage de la récente entrée du Caravage au sein des chevaliers de l’ordre.

8. La descente de la Croix de Pierre Paul Rubens

Pierre Paul Rubens (1577-1640), La descente de la Croix, huile sur toile, 420 x 320 cm, Anvers, Cathédrale Notre-Dame © DR
Pierre Paul Rubens (1577-1640), La descente de la Croix, huile sur toile, 420 x 320 cm, Anvers, Cathédrale Notre-Dame © DR
Pierre Paul Rubens (1577-1640), La descente de la Croix, huile sur toile, 420 x 320 cm, Anvers, Cathédrale Notre-Dame © DR

Dans la cathédrale Notre-Dame d’Anvers, le triptyque magistral de Rubens peint vers 1616 éblouit fidèles et visiteurs. Commandée par la confrérie des arquebusiers, l’œuvre constitue le pendant de l’Érection de la croix réalisée par le même artiste. Le triptyque est composé de trois parties : la visitation, la descente de la Croix au centre et la présentation de Jésus au temple. Influencé par l’art vénitien, Rubens nous livre une œuvre touchante où le christ mort éblouissant de blancheur sur son drap immaculé annonce déjà la Résurrection.

9. Le martyre de saint Erasme de Nicolas Poussin

Nicolas Poussin (1594-1665), Le martyre de saint Erasme, huile sur toile. 320 x 186 cm, Rome, Pinacothèque du Vatican © Pinacothèque du Vatican
Nicolas Poussin (1594-1665), Le martyr de saint Erasme, huile sur toile. 320 x 186 cm, Rome, Pinacothèque du Vatican © Pinacothèque du Vatican
Nicolas Poussin (1594-1665), Le martyre de saint Erasme, huile sur toile. 320 x 186 cm, Rome, Pinacothèque du Vatican © Pinacothèque du Vatican

Le martyre de saint Erasme peint par Nicolas Poussin au XVIIe siècle est un tableau poignant. Erasme de Formia, patron des marins, fut martyrisé sous Dioclétien en 303 pour n’avoir pas voulu se soumettre au culte païen. Le peintre illustre avec véracité le supplice : le saint est brûlé au fer rouge et vidé de ses intestins. Le tableau est construit autour de l’opposition des corps du martyr et de la statue d’or d’Hercule, tous deux dénudés, l’un souffrant, l’autre victorieux. Rendez-vous à la Pinacothèque du Vatican à Rome où est conservé le tableau.

10. Le Retour du fils prodigue de Rembrandt

Rembrandt van Rijn (1606-1669), Le Retour du fils prodigue, vers 1668, huile sur toile, 262 x 205 cm, Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage
Rembrandt van Rijn (1606-1669), Le Retour du fils prodigue, vers 1668, huile sur toile, 262 x 205 cm, Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage
Rembrandt van Rijn (1606-1669), Le Retour du fils prodigue, vers 1668, huile sur toile, 262 x 205 cm, Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage

Figure majeure de l’âge d’or hollandais, Rembrandt exécute Le retour du fils prodigue vers 1668. Loin de représenter les festivités et le banquet qui accompagnent le retour de l’enfant, l’artiste se concentre sur la relation du père et du fils. Le pardon et la contrition sont le véritable sujet de cette œuvre émouvante. Laissez vous éblouir par le tableau au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg.

11. Le Christ mort et les anges d’Edouard Manet

Edouard Manet (1832-1883), Le Christ mort et les anges, huile sur toile, 180 x 150 cm, New-York, Metroplitan Museum © Metroplitan Museum
Edouard Manet (1832-1883), Le Christ mort et les anges, huile sur toile, 180 x 150 cm, New-York, Metroplitan Museum © Metroplitan Museum
Edouard Manet (1832-1883), Le Christ mort et les anges, huile sur toile, 180 x 150 cm, New-York, Metroplitan Museum © Metroplitan Museum

Envoyé par Manet au Salon de 1864, Le Christ mort est un tableau qui « fit du bruit ». Les critiques dénoncèrent avec virulence le corps cadavérique du Christ jugé trop réaliste. Et pourtant aujourd’hui, ce Christ interpelle le spectateur qui ne peut que se laisser toucher. Les paumes ouvertes et stigmatisées, les yeux entrouverts levés au ciel, le flanc percé par une lance : le fils de Dieu s’offre pour sauver l’humanité. À découvrir au Metropolitan museum de New York.

12. La tentation de saint Antoine de Salvador Dalí

Salvador Dalí (1904-1989), La tentation de saint Antoine, 1946, huile sur toile, 90 x 120 cm, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique © Musées royaux des beaux-arts de Belgique
Salvador Dalí (1904-1989), La tentation de saint Antoine, 1946, huile sur toile, 90 x 120 cm, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique © Musées royaux des beaux-arts de Belgique
Salvador Dalí (1904-1989), La tentation de saint Antoine, 1946, huile sur toile, 90 x 120 cm, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique © Musées royaux des beaux-arts de Belgique

Œuvre du peintre espagnol aux moustaches atypiques, La tentation de saint Antoine a été réalisée en 1946 à New-York. Agenouillé dans le désert, saint Antoine dénudé tente d’éloigner les démons surréalistes en brandissant une croix. Ces tentations prennent des formes surprenantes : éléphants aux longues pattes, cheval fou triomphant, forme phallique, femme nue aguicheuse, obélisque d’or. Une œuvre à ne pas manquer aux musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles.

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