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Apprenons à accepter la crise de la quarantaine !

© Christian Brecheis / Getty
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Témoignage de Michael, 35 ans, à l'aube de l'un des moments les plus difficiles de sa vie.

Un de mes amis proches a récemment partagé une vieille photo de nous deux, quand nous avions une vingtaine d’années. Depuis que je l’ai vue, je ressens une grande détresse psychologique.

Je n’ai que 35 ans, et jusqu’à cette rencontre photographique avec mon fantôme du passé, j’aurais encore affirmé être un jeune homme. Pourquoi donc ai-je l’air si jeune sur cette photo, alors que maintenant j’ai constamment des cernes et une expression désabusée ? Il me semble que hier encore j’étais à l’université… Mais la photo me ramène à la réalité quand je vois à quel point j’ai changé. Je ne sais pas à quel âge les gens sont généralement dans la crise de la quarantaine, mais en tout cas, m’y voilà.

Obsédé par ma santé et mon espérance vie 

J’ai posé la question autour de moi parce que j’ai pensé que c’était sans doute trop tôt ; mais plusieurs amis m’ont assuré que j’avais pile le bon âge pour rentrer dans la crise de la quarantaine.

Depuis que j’ai vu cette photo, je suis devenu obsédé par ma santé et mon espérance de vie. Je ne suis pas sûr que ces pensées me soient réellement bénéfiques.

Une solution classique à la crise de la quarantaine est de se comporter tel un adolescent, c’est donc ce que j’essaye de faire. Je dois dire que c’est difficile d’être libre et sauvage en jouant avec mes enfants, mais j’ai trouvé quelques moyens. J’ai recommencé à écouter les chansons de mon adolescence. Quand les enfants sont dans la voiture avec moi, je leur demande s’ils « aiment danser » et je mets la musique à fond jusqu’à ce qu’ils crient. Je me rase moins fréquemment pour avoir une barbe plus rebelle (cette solution s’est retournée contre moi : ma barbe était grise). Je change aussi mes habitudes culinaires, en remplaçant l’huile d’olive par du vrai beurre.

Un mélange d’épanouissement et de douce amertume 

Cette rébellion est purificatrice, mais n’est pas vraiment une solution à long terme. La crise de la quarantaine ne requiert pas une vaine tentative de retour vers le passé, mais une reconnaissance sérieuse des limites de la vie. J’ai regardé d’autres vieilles photos et, peut-être pour la première fois, j’ai vraiment réfléchi à mes expériences de vie : c’est un mélange d’épanouissement et de douce amertume.

Je me demande comment adopter un bon rythme de vie. Je sens que je vieillis, et que tous les gens que j’aime vieillissent aussi. Cela me fait de la peine : le temps passe trop vite et je ne peux pas y résister. Nous sommes propulsés vers le futur. Le bon côté est qu’en réfléchissant à qui on est et ce qu’on a fait, nous prenons moins le monde pour acquis.

Une crise à ne pas éviter 

Je pense qu’il ne faut pas éviter cette crise de la quarantaine. Je veux m’y plonger, car c’est un rappel de la nécessité d’apprécier notre existence. La douleur et la nostalgie ressenties sont bonnes pour nous, car elles sont la preuve de tous les bons moments vécus.

Retenons les côtés positifs de la crise de la quarantaine en comparant notre vie à un voyage : nous avançons pas à pas en direction d’un avenir éternel avec Dieu, où rien de bon n’est jamais perdu.

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