Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Ce n’est pas toujours agréable de suivre un berger

© Jessie Romaneix Gosselin CC
© Jessie Romaneix Gosselin CC
Partager

S’Il annule parfois nos projets, c’est pour nous promettre un Royaume.

« C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer » (Ez 34, 15).

« Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Lc 12, 32).

S’il y a une chose que le Seigneur m’a apprise au cours de ma vie de nomade, c’est qu’il est Dieu, et pas moi. C’est pourquoi il décide d’annuler mes gros concerts, de casser mon radiateur, de me donner des maux d’estomac : parce que ses projets sont meilleurs que les miens, et qu’il m’aime trop pour me laisser diriger ma vie.

Lorsque je me laisse porter par mon libre-arbitre et non la seule Providence, je m’éloigne du Seigneur. Mes propres choix me semblent plus judicieux et, la plupart du temps, le mains percées de mon bon Berger m’apparaissent trop exigeantes. Je ne suis donc Sa volonté qu’après ma propre vanité, ignorant les mises en garde de Celui qui tente de m’emmener vers de verts pâturages. Je suis obstinée et me moque des ronces sur mon chemin.

Il est plus aisé de suivre un berger, parce qu’il connaît le chemin.

Mais les moutons ne se font pas de câlins et les bergers ne sont pas si doux. Nous avons tous vu cette image de Jésus enlaçant un agneau, et je suppose que beaucoup pensent que c’est ce qu’Il voulait dire en affirmant être le bon Berger. « Tu es adorable, je vais te prendre dans mes bras ! »

Cependant, si vous avez déjà passé du temps avec des moutons, vous saurez qu’être comparé avec ces bêtes entêtées (qui, de plus, ne sentent pas la rose) n’est pas vraiment un compliment. Et quand vous apprenez que le bâton de berger sert en fait à frapper les moutons sur la tête et les tirer par le cou, l’image du Christ-berger est un peu moins réconfortante.

Faisons-Lui confiance

Lorsque Jésus annonce qu’Il « fera paître son troupeau » et promet que le bon Berger est prêt à donner sa vie pour ses moutons, il y a un élément important que nous ne comprenons pas. Il entend par là qu’il nous guidera si nous lui faisons confiance. Nous devons nous soumettre à Sa volonté, aller là où nous ne voulons pas aller et faire ce que nous ne voulons pas faire ; parce que c’est Lui qui nous guide.

Il nous conduit donc vers des montagnes impossible à gravir et des déserts arides, nous tirant par le cou quand nous sommes sur le point de tomber, et nous frappant sur la tête quand nous marchons vers notre destruction. Ce n’est pas toujours agréable de suivre un berger. Mais Jésus nous dit aussi que ne nous attendent pas que de verts pâturages à la fin du voyage.

Son Amour et Sa Miséricorde

Il annonce : « Votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume ». Ce n’est pas une métaphore, mais une explication de la générosité déconcertante de Dieu pour nous. Nous sommes pire que du bétail, et pourtant Il a promis de nous faire entrer dans Son Royaume. C’est la preuve de Son Amour pour nous : il a fait de nous, Ses moutons, des êtres dignes d’être appelés Ses fils et héritiers de Son Royaume.

En prenant conscience de cela, nous devrions changer notre manière de réagir aux désagréments du quotidien. Peut-être qu’un feu rouge n’est pas un désastre, mais une aubaine. Peut-être qu’une rupture amoureuse est une crise évitée. Peut-être que la grippe est une opportunité de Le suivre.

À chaque fois que nous acceptons la frustration d’un projet contrecarré pour l’amour de Dieu-berger pour nous, cela entraîne notre cœur à faire confiance. Et plus nous avons confiance, plus nous sommes capables de nous offrir à Sa Miséricorde quand nous sommes confrontés à des situations douloureuses. Si le Seigneur peut gérer un pneu crevé et un réseau faible, il peut certainement faire face à une peine de cœur, un cancer, ou un décès. Ce sont dans ces situations que le Berger se penche vers ses moutons blessés pour les relever, leur murmurer des mots pour les consoler, et les emmener vers de verts pâturages près d’eaux tranquilles où, un jour, nous trouverons la Paix Éternelle.

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]