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Le Corbusier enfin classé à l’Unesco

Chapelle Notre-Dame-du-Haut © Joost van den Broek / Patos / Rue des Archives
Chapelle Notre-Dame-du-Haut © Joost van den Broek / Patos / Rue des Archives
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Parmi les 17 sites reconnus pour rejoindre ce patrimoine mondial : une chapelle et un couvent.

La nouvelle a été annoncée mi-juillet par l’Unesco : la 40e session du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco qui s’est tenue à Istanbul a enfin distingué l’œuvre de Charles-Édouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier.

Il aura fallu attendre une dizaine d’années pour que le travail de l’association des sites Le Corbusier paye. Créée un an après le premier échec auprès de l’Unesco, en 2009, celle-ci comptait bien obtenir gain de cause.

Un site qui invite au silence et à l’émerveillement

Le site qui se distingue le plus est la chapelle Notre-Dame du Haut à Ronchamp. Il s’agit en effet du premier bâtiment classé du Massif des Vosges ! Agnostique, l’architecte suisse avait décidé en 1950 de reconstruire cette chapelle détruite par la guerre six ans plus tôt. Lors de l’inauguration le 25 juin 1955, Le Corbusier explique : « J’ai voulu créer un lieu de silence, de prière, de paix, de joie intérieure ». La forme rappelle celle d’une arche, symbole de paix, la coque de béton brut du toit s’inspire d’une carapace de crabe, en signe de protection, et les vitraux colorés, qui parsèment les murs en des trous disparates, sont autant de constellations qui appellent à la joie. À l’occasion de la reconnaissance du site sacré, une foule a gravi la colline pour se recueillir sur le lieu. « Arrivés au sommet, ils ont lancé des ballons dans le ciel. Comme une offrande à ce lieu magique », nous indique L’Est Républicain. Les personnes se sont réunies autour de la pyramide à cet effet, voulue par Le Corbusier comme un signe de rapprochement entre les peuples. Le chapelain, frère Patrice, signale : « Il faudra veiller au respect du lieu et à son caractère sacré. C’est un site qui invite au silence et à l’émerveillement ».

Intérieur du couvent de la Tourette, Éveux © Rue des Archives / Picture Alliance
Intérieur du couvent de la Tourette, Éveux © Rue des Archives / Picture Alliance
Intérieur du couvent de la Tourette, Éveux © Rue des Archives / Picture Alliance

Des constructions dédiées au corps, à l’âme et à l’esprit

Pour les sites français, suivent les maisons La Roche et Jeanneret, dans le XVIe arrondissement parisien, construites respectivement pour un collectionneur d’art moderne et pour la famille du frère musicien de Le Corbusier.  La Villa Savoye, à Poissy, construite en forme de cube sur une pelouse située en hauteur, dite « les Heures claires ». L’unité d’habitation de Marseille, surnommée la Cité radieuse, qui a la particularité de bénéficier d’un toit terrasse avec piscine, piste d’athlétisme et auditorium. Elle compte actuellement 337 appartements répartis entre les 56 mètres de hauteur et 165 mètres de largeur. Le site de Firminy (Loire) est de loin le plus imposant parmi les réalisations françaises et européennes, celui de Chandigarh en Inde étant le chef-d’œuvre de l’artiste du béton. Il comporte son troisième édifice catholique parmi une Maison de la culture, une unité d’habitation et un complexe sportif. « Le quartier est construit selon les principes de la charte d’Athènes rédigée en 1933 : il répond aux besoins du corps, de l’âme et de l’esprit », précise Le Figaro.

Enfin, le Couvent de la Tourette à Éveux-sur-Arbresle (Rhône) répond à une commande des Dominicains datant de 1953. Le Corbusier doit réaliser pour la communauté un lieu où « loger cent cœurs et cent corps dans le silence ». Dernier grand chantier avant sa mort, l’artiste suisse déclara à son sujet : « Ce couvent de rude béton est une œuvre d’amour. Il ne se parle pas. C’est de l’intérieur qu’il se vit. C’est à l’intérieur que se passe l’essentiel ».

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