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À nos chers grands-parents. 5 choses que mes enfants apprennent de leur grand-mère

© Shutterstock/Kristo-Gothard Hunor
© Shutterstock/Kristo-Gothard Hunor
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Elle ne peut pas parler, mais leur donne pourtant les plus importantes leçons de vie.

Dans bien des parties du monde, on célèbre la journée des grands-parents à la même date que la fête des saints Anne et Joachim (parents de la Vierge Marie), le 26 juillet. Mes enfants avaient hâte que cette journée arrive, en particulier parce que leur grand-mère (ma mère) vit chez nous.

Elle est atteinte de la maladie de Parkinson, à un stade avancé, et vit avec nous depuis presque sept ans ; mon aîné n’a aucun souvenir de la maison sans mamie.

Ma mère avait 42 ans lorsque je suis née (je suis l’aînée de trois enfants !) et mon mari et moi nous sommes mariés tard, par conséquent, alors que la plupart de nos amis ont des ados, nous avons de jeunes enfants. Ce qui veut dire que nous avons des couches-culottes aux deux extrémités de la famille. Oui, c’est violent. Mais c’est aussi super, particulièrement pour nos enfants.

Voici cinq leçons que mes enfants apprennent de leur grand-mère.

1. Rester digne

Comme elle ne peut pas parler, mes enfants ne s’attendent pas à ce qu’elle leur lise des histoires ou leur raconte des anecdotes de sa jeunesse. Ils savent que si Mamie reste seule à table après le repas, elle fera des « bêtises », comme mettre des céréales dans son café.

Mais ce qu’elle fait (ou ne fait pas) ne fait aucune différence pour eux. Mamie fait partie de la famille, purement et simplement.

2. Tout le monde est un « fardeau »

Ses besoins quotidiens ne les surprennent pas et ils prennent fermement sa défense si je fais preuve d’impatience envers ma mère. Ils savent qu’elle porte des couches, tout comme leur petit frère. Et, très important, ils savent qu’eux-mêmes reviendront plus tard à l’étape couches.

Ils ne peuvent pas l’exprimer ainsi, mais savent que chacun est un fardeau pour l’autre. Toute relation avec autrui implique des sacrifices.

3. Le Paradis est tout près

Mon père était parti depuis longtemps quand j’ai rencontré mon mari, mais on parle souvent de lui, tout particulièrement le Jour des morts. Ils savent que Papi est « au Paradis ». Comme Mamie est dans notre salon, et Papi au Paradis, un lien naturel se forme entre les deux « endroits ».

4. La famille, c’est savoir apprécier les bons moments, mais aussi se sacrifier

Bon nombre de situations peuvent apprendre à mes enfants d’importantes leçons d’altruisme. Par exemple, devoir reporter une activité parce que c’est impossible en chaise roulante, ou parce que personne ne peut rester à la maison avec mamie.

5. « Une génération s’en va, une génération s’en vient » (Qo 1, 4)

Mes enfants parlent souvent du futur, quand ce sera mon tour d’être grand-mère et leur tour d’être papa et maman. Ils savent aussi que lorsque ce sera leur tour d’être grands-parents, Mamie sera déjà au Ciel. Ils le savent, même si je suis sûre que le concept de la mort est toujours obscur pour eux.

Mon fils et moi en avons justement parlé cette semaine. Il m’a dit : « Maman, quand je serai papi, Mamie sera déjà au Paradis. » J’ai acquiescé : « Elle y sera peut-être bien avant que tu ne sois grand-père. Peut-être même y sera-t-elle d’ici, disons, tes 26 ans. »

Il a répondu, incrédule : « Nooooon. C’est dans… Dans… » et a fait le calcul avec ses doigts. Il a réalisé que Mamie aurait alors 102 ans. Certain qu’elle ne pouvait pas partir si « tôt », il a annoncé : « Les gens vivent jusqu’à 102 ans Maman ! »

« Oui, parfois mon chéri. Mais… Pas toujours. Elle nous manquera, n’est-ce pas ? »

À la pensée de ce jour, son visage s’est assombri. Mais il a ensuite ajouté : « Oui… Mais elle sera heureuse parce qu’elle sera avec Dieu ».

Saint Joachim et Sainte Anne, priez pour nous.

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