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Un prêtre immolé, c’est la France qu’on assassine

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP
A woman prays in front of the house of Father Jacques Hamel on July 27, 2016 in Saint-Etienne-du-Rouvray, where the priest was killed the day before in the latest of a string of attacks against Western targets claimed by or blamed on the Islamic State jihadist group.
Father Jacques Hamel, a semi-retired assistant parish priest, had his throat slit in a church in northern France on July 26, 2016, after two men stormed the building and took hostages. As the two attackers made to leave the church they were confronted by a French police unit specialising in hostage situations, the BRI, and were shot dead. / AFP PHOTO / CHARLY TRIBALLEAU
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Le père Jacques Hamel a été tué par haine de la foi, mais aussi par haine de l’homme et de la France.

L’immense émotion qui a succédé à la tragédie de Saint-Étienne-du-Rouvray montre que la France demeure un pays chrétien. Un prêtre est égorgé pendant la messe, à genoux devant son autel, dans une petite église de province ordinaire. Ce n’est pas un fait divers atroce, c’est la France qui est frappée dans son ADN. La peine de ses habitants n’est pas feinte, elle est digne et belle. Ils connaissent le sens de la vie de ce prêtre âgé qui a tout donné, qui sert son Église et son peuple sans repos, sans cesser de prêcher la paix, l’amour, le pardon et la vérité.

Bien sûr, peu de Français seraient désormais capables de partager son credo, mais le témoignage de ce martyre a touché le coeur d’une nation baptisée il y a 1 500 ans, et qui sait dans son inconscient ce que signifie « être prêtre » – bien loin des caricatures et des procès indignes dont on s’est repu il n’y a pas si longtemps encore. Quand un prêtre trahit, c’est l’humanité qui est blessée. Quand un prêtre meurt immolé sur l’autel, c’est la pauvreté, c’est la fidélité, c’est la pureté qui sont profanées.

Prêtres de France

Pour les Français, dans leur mémoire collective, le père Jacques c’est Jean-Marie Vianney, le prêtre radical à qui il ressemble étonnement, ou Charles de Foucauld, le « frère universel », lui aussi abattu comme un agneau sans défense en terre d’islam.

C’est le meilleur d’un peuple et de son histoire qui est assassiné à travers cette vie humble et dévouée, ni brillante, ni efficace selon les canons du monde, mais qui dit par son engagement total cette part de l’homme intouchable, sacrée, qui lui survivra ainsi qu’à nous tous, et que nos pères ont honorée au fil des siècles.

Cela, nul ne pourra nous le retirer. Les tueurs n’ont pas profané la République – comme a pu le dire François Hollande – ils ont profané le sanctuaire des lois immuables et non-écrites de la vie et de l’humanité. Ce sanctuaire, la République ferait bien de s’en souvenir, non comme le lieu respectable d’une « communauté »,  l’espace d’une « religion » ou d’une « tradition spirituelle », mais comme le bastion de la vérité qui ne se manipule pas au gré des sondages ou des élections, le refuge de la conscience, l’abri de la dignité de la personne.

La vérité d’un peuple

Ils ont profané aussi la vérité d’un peuple qui précède la République, et qui, faute d’être aimée et transmise dignement, est devenue objet de mépris, y compris par ceux qui croient servir la France dans la haine de soi plutôt que dans la fierté de ses racines et de sa culture.

Qui étaient les tueurs ? Des petites « frappes » détraquées, manipulées par leur propre fanatisme, rejetons de nos lâchetés et de notre aveuglement, avant d’être des agents commandités par une puissance extérieure.

La guerre à l’extérieur, il faut la faire, et d’abord en cessant de vendre des armes aux pays qui soutiennent le terrorisme, en cessant d’acheter du pétrole à Daesh, en traquant impitoyablement les passeurs qui exploitent les miséreux, en frappant les véritables adversaires. Mais c’est en redevenant nous-mêmes, c’est-à-dire des héritiers, que nous saurons trouver les véritables réponses à cette guerre subversive. L’ennemi est d’abord un ennemi intérieur.

 

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