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Halte à Auschwitz : quand le devoir de mémoire s’impose

© Marcin Mazur / catholicnews.org.uk
© Marcin Mazur / catholicnews.org.uk
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Vivez le quotidien de nos reporters aux JMJ de Cracovie.

Comment partir à Cracovie sans passer par le tristement célèbre camp de concentration nazi Auschwitz-Birkenau ? Comment faire un pèlerinage pour ces JMJ voulues par le saint pape polonais Jean Paul II sans marquer une étape dans ce lieu où tant d’hommes, de femmes et d’enfants ont été assassinés dans une logique d’extermination massive et industrielle du peuples juif et tzigane ?

Le devoir de mémoire s’impose pour les millions de catholiques qui se réuniront aux JMJ de Cracovie en présence de l’actuel chef et premier serviteur de l’Église catholique de Rome, successeur de saint Pierre, sa sainteté le pape François.

Une halte au camp d’Auschwitz 

C’est ainsi que l’ensemble des groupes du diocèse de Versailles ont décidé de faire une halte au camp d’Auschwitz. Cette visite et ce recueillement permettent de ne pas oublier que le mal vit au plus profond du cœur de l’homme et que celui-ci a toujours besoin du Seigneur pour éclairer sa vie et celle des autres. 

Ce moment a alors éveillé en ces jeunes catholiques de nombreuses questions dont ils ont pu faire part à monseigneur Aumonier, évêque du diocèse de Versailles et au père Boidot, curé de Croissy (78).

Le devoir de mémoire : un effort de solidarité

Ainsi de nombreux points brûlants ont été mentionnés.

Tout d’abord celui du devoir de mémoire : pourquoi le chrétien, dans sa totale liberté, doit-il absolument participer à la construction d’une mémoire apaisée et évidemment véridique ?

Par « solidarité » ont répondu les deux hommes de foi : une solidarité qui fait tenir la société et permet aux hommes, en dépit de toutes leurs différences, de vivre ensemble. Il faut sortir de la bulle individualiste qui fait tant de mal à la société, précise le père Boidot. L’Église et les chrétiens ne peuvent rester insensible à la souffrance immense des hommes, et en particulier des juifs, « nos frères aînés dans la foi », pour reprendre l’expression du pape François.

Parce que l’Église se positionne toujours du côté de celui qui souffre, les chrétiens se doivent de participer en vérité à l’élaboration de cette mémoire, ne serait-ce que pour ne pas oublier comment le mal a tant su dominer le cœur des hommes.

« Aux nouvelles générations d’écrire la suite »

Désormais c’est aux nouvelles générations de ne pas oublier et d’écrire une nouvelle page de l’histoire. Le père Boidot cite la belle phrase d’un rabbin : « Il faut tourner la page mais ne pas l’arracher : aux nouvelles générations d’écrire la suite ».

Il fut ensuite question de la responsabilité collective et de la conscience individuelle de l’homme.

On le sait, les autorités nazies ont organisé leur processus de destruction massive en répartissant l’ensemble des tâches de sorte que chaque exécutant n’était qu’un maillon parmi la chaîne de mort ; chacun de ces exécutants n’avait peut-être pas réellement conscience de la gravité de l’acte qu’il accomplissait. C’est ainsi que lors de son procès en Israël, Eichmann déclarait qu’il ne faisait que son travail, qu’il n’obéissait uniquement aux ordres venant de ses supérieurs, sans savoir ce que deviendrait les juifs français qu’il décidait de déporter. Des propos cependant difficiles à croire quand on a connaissance du rang et des responsabilités qu’il occupait sous le IIIe Reich…

Les deux religieux ont ainsi démontré comment le mal avait la capacité d’éteindre ou de mettre en veille la conscience de l’homme : il devient alors indifférent à toutes les souffrances dont il est témoin. 

Mais dans tout mal luit toujours une petite lumière de sainteté.

L’histoire de saint Maximilen Kolbe est en l’illustration parfaite. Ce prêtre polonais fait, avec saint Jean Paul II et sainte Faustine la fierté de la Pologne. Ce saint prêtre a, comme le Christ, décidé de donner sa vie pour sauver celle d’un autre : celle d’un père de famille qui a ensuite survécu au camp de la mort.

Hitler est-il en enfer ? 

Hitler est-il en enfer ? À cette (fameuse) question, monseigneur Aumonier a eu une réponse, qui peut certes paraitre un peu simple mais qui reste cependant tellement véridique : seul Dieu est totalement bon et totalement juste. A lui seul revient le jugement des hommes. C’est pourquoi, l’Église ne se prononcera jamais sur les décisions qui relèvent de la seule volonté et autorité de Dieu. 

Une chose est cependant sûre : dans son Amour infini, Dieu a laissé l’homme libre de faire le bien ou de faire le mal, libre de l’aimer ou de ne pas l’aimer. Et c’est pour cela qu’il existe un endroit pour ceux qui n’aiment pas Dieu, qui ont voué leur vie au mal, qui ont mis leurs talents et leur intelligence au service du mal sans jamais regretter ni demander le pardon du Seigneur. 

Cet endroit, c’est l’Enfer. 

Malheureux les ennemis de la paix.

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