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Rencontre avec sainte Marie-Madeleine

Jacques Gauthier - Publié le 21/07/16

En traversant les villages de la Galilée avec Jésus et ses disciples, je subissais les humiliations des gens qui m’avaient connue. J’affrontais le mépris de mes anciens amants, l’hostilité grandissante des pharisiens, l’incompréhension de quelques apôtres. Vêtue sobrement, j’endurais tout pour l’amour du Maître. Cela me fortifiait intérieurement. J’acceptais d’éclairer comme une petite lampe au lieu de briller comme une étoile, car c’était lui la lumière du monde qui chassait les ténèbres de ma vie.

Mon caractère passionné était le même, mais orienté pour le service du Bien-Aimé. J’étais aussi déterminée dans le bien que je l’avais été dans le mal. J’avais retrouvé ma nature profonde de fille du Père, ce que les autres ne voyaient pas. Ils critiquaient Jésus de me faire une place parmi ses intimes. J’avais choisi la meilleure part, faisant ma demeure dans sa Parole. Il avait apaisé la tempête qui déferlait jadis dans mon corps pour faire de ma vie une pêche miraculeuse.

Jésus dérangeait. Il était le Messie doux et humble de cœur; ce n’était pas ce que de nombreux Juifs attendaient. Il n’était pas venu nous délivrer des Romains mais du péché et de la mort. Son royaume n’était pas temporel mais spirituel. Quand à Jérusalem on l’a entendu dire : « Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai » ; les grands prêtres décidèrent de le tuer. Lui parlait du temple de son corps, mais avant sa résurrection, il y avait la croix.

Jésus a été trahi par son apôtre Judas. Il a été accusé en secret, torturé. Je l’ai suivi du mieux que j’ai pu durant sa Passion. J’étais là sur le Calvaire quand on l’a crucifié et qu’il rendit le dernier souffle. J’étais là avec Jean, soutenant Marie entre mes bras. J’ai ramassé les clous et la couronne d’épines avec les autres femmes. Nous sommes descendus vers le tombeau, laissant la croix nue, au milieu des deux larrons qui mouraient. J’étais là lorsqu’on a déposé Jésus dans le tombeau de Joseph d’Arimathie. J’ai communié à l’immense désolation de sa mère qui nettoyait le corps de ses larmes, ce corps de Dieu qui avait connu tout de l’homme, sauf la faute consommée. Les blessures du fils et de la mère ont guéri les nôtres. Lire la suite sur le blogue de Jacques Gauthier

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marie madeleinePape François
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