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Haïm Korsia : « En œuvrant ensemble, juifs et chrétiens créent une humanité plus forte » 

Haïm Korsia, grand rabbin de France, intervenait avec le cardinal Barbarin lors de la session judéo-chrétienne de Paray-le-Monial (13 juillet 2016) © A. Furgala / Communauté de l’Emmanuel
Haïm Korsia, grand rabbin de France, intervenait avec le cardinal Barbarin lors de la session judéo-chrétienne de Paray-le-Monial (13 juillet 2016) © A. Furgala / Communauté de l’Emmanuel
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Le grand rabbin de France était avec le cardinal Barbarin l’invité spécial de la session judéo-chrétienne de Paray-le-Monial.

Aleteia : Pour quelles raisons avez-vous souhaité intervenir lors de cette session « Découverte du judaïsme » à Paray-le-Monial ?
Haïm Korsia : Cette session judéo-chrétienne est un moment de grande proximité, d’intérêt et de non-indifférence ! Mais également, et je suis aussi clairement venu pour cela, j’ai une affection respectueuse pour le cardinal Barbarin. Paray-le-Monial est un lieu très fort pour les chrétiens mais c’est avant tout un lieu d’Histoire de France.

Où en est le dialogue judéo-chrétien actuellement ? Voyez-vous une avancée ces derniers temps ?
Avec Vatican II, ce dialogue est passé du temps du mépris au temps de l’estime. Cinquante ans après, nous sommes arrivés au temps de la co-responsabilité. Nous sommes responsables ensemble de la société que nous construisons et nous devons tracer des voies ensemble.

On ne peut que remarquer la complicité certaine entre le cardinal Barbarin et vous-même. Ces amitiés interreligieuses sont-elles un élément nouveau ?
J’ai été aumônier militaire et à ce poste je travaillais régulièrement avec des prêtres, des pasteurs, des imams ; nous avons l’habitude de travailler avec les autres cultes. J’ai une amitié célèbre avec le père de la Morandais car nous animions une émission ensemble ainsi qu’avec Malek Chebel. Nous, juifs, entretenons une vraie proximité, que ce soit avec les chrétiens ou avec les musulmans, et nous avançons de la même manière. Chaque fois que nous pouvons faire des choses ensemble – distinctement, il ne s’agit pas de faire du syncrétisme –, nous créons une humanité plus forte.

De manière concrète, qu’attendent les juifs des chrétiens ?
Nous l’attendons de tout citoyen, sans segmenter par culte, mais le christianisme dans sa recherche de ses racines juives répond parfaitement à notre demande. Nous demandons seulement à être compris dans ce que nous vivons, ce que nous sommes. Le dernier texte du pape François à ce sujet il y a six mois est remarquable signé par le Pape : cette déclaration explique simplement que les juifs ne sont pas une terre de mission, au sens où il n’y a pas d’objectif à engager une campagne prosélyte. C’est remarquable ! Ce dont nous avons besoin, ce sont des temps de partage et de connaissance.

En quoi est-il important que la communauté juive reste en lien avec les chrétiens ?
Nous ne vivons pas sur une île. Nous vivons ensemble. Notre monde est un monde qui se partage et cela ne peut se faire que par la connaissance. Les chrétiens peuvent apporter aux juifs leur fraternité et de nouvelles formes de solidarité.

Propos recueillis par Mathilde Rambaud 

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