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Vivre en catho en 2016 (au Canada) en 10 leçons. Épisode 14

Gaston regarde une statue de saint Frère André dans le sanctuaire Sainte-Anne à Rimouski au Canada © Sabine de Rozières
Gaston regarde une statue de saint Frère André dans le sanctuaire Sainte-Anne à Rimouski au Canada © Sabine de Rozières
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"Je n’ai plus peur d’annoncer le Christ et je vis de cette annonce qui est salvatrice."

Gaston était commis des postes. À 66 ans, il vit depuis quelques années à Rimouski, ville principale du Bas-Saint-Laurent au Canada.

Aleteia : Pourquoi laissez-vous de la place pour Dieu dans votre vie ?
Gaston : C’est pour moi la façon la plus intime de rejoindre les autres parce que si on reste recroquevillé sur soi-même, on ne peut pas avoir accès à l’univers intérieur de l’Homme, de l’autre.

Que signifie pour vous « avoir la foi » ?
C’est être ouvert aux autres, parce que le Christ passe par eux pour nous atteindre. Bien souvent l’être humain se met sous cloche pour ne pas être approché ni embêté, soit parce qu’il a déjà assez à faire avec ses propres soucis, soit par peur. Je pense que plus on se laisse interpeller, toucher ou déranger, plus on rentre en relation et plus notre foi grandit en nous.

Avez-vous une action quotidienne pour Dieu ?
À la fin de nos messes on récite souvent une petite phrase pour nous mettre en condition et nous habituer à faire un bout de chemin avec le Bon Dieu pendant le reste de la semaine. Ce sont ces petits bouts de chemins là qui sont importants pour moi. Je l’apprends tout juste à mon âge et je regrette de ne pas l’avoir découvert avant.

Qu’aimeriez-vous dire aux catholiques ?
Je sais que ça peut paraître galvaudé mais comme disait si bien saint Jean Paul II, « ne pas avoir peur ». Cette phrase, après l’avoir entendu et lu de nombreuses fois, je l’ai enfin comprise. Aujourd’hui je peux dire que non, je n’ai plus peur d’annoncer le Christ et je vis de cette annonce qui est salvatrice. Il s’agit selon moi d’aller vers autrui comme un enfant irait vers sa mère, les bras tendus. Contrairement à ce que l’on pense, on est souvent très bien accueilli.

Pour vous, qu’est-ce qui sauvera le monde ?
La pratique quotidienne de la parole « vivante », c’est-à-dire « faire des efforts » par amour, par charité, gratuitement pour Dieu. Parce que dire ou rabâcher des mots sans grande motivation, ça ne donne absolument rien. Je crois aussi qu’il faut savoir écouter l’autre qui dit du bien, et se laisser émerveiller par ces paroles ! Nous ne sommes les seuls à être capable d’en dire.

Quelle est votre plus grande peur ?
Quand on rit de moi. Cela remonte à mon enfance et je me sens complètement paralysé même à 66 ans. Je me bloque totalement et je perds tous mes moyens. Je ne suis plus moi-même dans ces moments là, je n’entends plus rien, et je me renferme dans ma bulle.

Qu’est-ce qui vous rend heureux ?
Chanter et vivre au même diapason que les autres ! J’ai de la chance puisque dans ma chorale je le vis et ça me réjouie énormément !

Quelle est votre vertu préférée et pourquoi ?
Le témoignage qui passe par une véritable assimilation de la parole vivante au quotidien. En d’autres termes, que par mes actions et mes paroles, ce soit la Parole du Christ qui soit transmise, qui soit visible et qui soit annoncé.

Quel est votre saint préféré et pourquoi ?
C’est saint Frère André, un humble portier de la congrégation Sainte-Croix à Montréal. Il avait une immense dévotion à saint Joseph et lui a fait ériger un oratoire qui surplombe la ville. Ce saint thaumaturge si humble, fut un grand exemple pour moi.

Quelle est votre prière préférée et pourquoi ?
Le Notre Père parce que la phrase « donnez-nous notre pain quotidien » résonne beaucoup en moi. Je dirai que ce n’est jamais gagné une fois pour toutes : chaque jour, chaque matin, il faut se remettre à l’ouvrage et s’abandonner. Si on Lui demande, Dieu nous donne ce dont nous avons besoin chaque jour.

Propos recueillis par Sabine de Rozières

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