Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Chaque jour, du beau, du bon et du vrai avec la newsletter d'Aleteia!
Je m'abonne gratuitement!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

« Sur la guerre en Syrie, j’ai des choses à dire »

©AFP
People carry the coffin of one of the children that was killed the day before when mortar rounds hit a school bus on November 12, 2013 outside al-Moujtahed hospital before their funeral in the Syrian capital Damascus. Four students were killed when a mortar hit the vehicle they were in, in the central Bab Sharqi district of the capital, state news agency SANA said, adding that the driver was also killed. AFP PHOTO / STR / AFP PHOTO / -
Partager

Le docteur Elias Laham, intervenant à l'hôpital de Damas, se confie sur la situation terrible que connaît actuellement la population syrienne.

Depuis les premières manifestations en février 2011, la Syrie se retrouve seule devant une guerre qu’elle ne peut maîtriser. Peu à peu, les langues se délient et montrent à la France une image bien différente de celle qu’elle s’est créée. L’objectif de certaines associations, comme Chrétiens de Syrie pour la paix est d’informer. Lundi 27 juin 2016, la parole était donnée au Dr Elias Laham. Que retient-on de ce témoignage ? « Après cinq ans, la guerre persiste et tant que les grandes puissances ne se mettent pas d’accord, elle continuera. Les chrétiens disparaîtront en entraînant avec eux la stabilité de l’Orient, voire de l’Occident. »

C’est en tant que chef du service chirurgie de l’hôpital Saint-Louis de Damas et président du Forum national syrien que Dr Elias Laham s’exprime. Comme beaucoup d’autres Syriens, il a fait le choix de rester dans son pays.

L'intérieur de l'hôpital Saint-Louis de Damas © Elisa Bureau
L'intérieur de l'hôpital Saint-Louis de Damas © Elisa Bureau
L'intérieur de l'hôpital Saint-Louis de Damas © Elisa Bureau

Soigner tous les blessés quels qu’ils soient

« Parmi les 32 obus tombés dans l’enceinte, plus de 2 200 blessés ont été soignés. » Sa mission première est de s’occuper de chaque victime quelles que soient sa religion ou son appartenance politique. Les Syriens continuent malgré les difficultés de la guerre, à ne pas faire de distinctions entre les chrétiens et les musulmans.

« J’ai fait toutes mes études en France et me suis spécialisé dans de nombreux domaines, sauf un…  C’est rentré dans mon pays que j’ai appris la chirurgie de guerre. En cinq ans, je suis devenu l’un des meilleurs chirurgiens de guerre. » Le Dr Laham rappelle la terrible journée du 11 novembre 2013. À 8 h du matin, de violents bombardements touchent le quartier chrétien de Damas, dont une école arménienne. Soixante enfants sont blessés. Il n’y a pas assez de voitures pour les emmener à l’hôpital. Les parents les prennent dans leurs bras et parcourent les 300 m qui les séparent de l’hôpital. Des cris, du sang, des larmes et des pleurs montent de la ville. L’équipe médicale n’est pas prête, ni moralement, ni matériellement, à recevoir tous ces blessés. Malgré un manque de moyens, 59 enfants seront sauvés. « En bombardant écoles et hôpitaux, les rebelles veulent nous faire vivre dans l’obscurité totale. »

Une nouvelle Syrie va renaître

Le bilan démographique de la Syrie est désastreux. La liste est longue : déplacement de population – surtout masculine –, maladies, victimes de la guerre, chute de natalité, triste embargo, etc. « La reconstruction de ce pays sera difficile et la Syrie devra faire face à des changements religieux, ethnique… Une nouvelle nation va renaître ».

En tant que président du Forum national syrien, le Dr Laham essaye de pallier ces problèmes et apporte un soutien particulier à la communauté chrétienne qui ne cesse de décroître. La place des chrétiens est primordiale pour la stabilité du pays et de la région. Le spécialiste organise des conférences informatives sur des sujets tabous comme la laïcité, la société et l’identité, et met en place des moyens sécuritaires, professionnels permettant aux Syriens de s’enraciner. L’objectif ultime est de donner des droits aux chrétiens comme n’importe quel autre citoyen. Ce programme est ambitieux mais la foi et l’espérance guident ses actions.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]