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Le djihad est-il une réplique légitime aux croisades ?

© SAID KHATIB / AFP
Palestinian Islamic Jihad militants take part in an anti-Israel rally in the town of Rafah in the southern Gaza Strip on December 18, 2015. A wave of violence has hit the Palestinian Territories, Jerusalem and Israel since October 1. The unrest has included unpredictable and seemingly unstoppable Palestinian knife and car-ramming attacks targeting Israelis. AFP PHOTO / SAID KHATIB / AFP / SAID KHATIB
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Il est en tout cas d’une nature foncièrement différente...

Les termes chrétiens de « croisades », « croisés » ou « martyrs » sont profondément dévoyés dans leur usage médiatique et de moins en moins compris dans le grand public. Il est abusif et absurde de faire de tous les Occidentaux des croisés, surtout en cette époque où ils se sécularisent. C’est une distorsion grossière de l’histoire, de la part de minorités d’extrémistes qui s’imaginent pouvoir restaurer par les armes et la terreur la supériorité culturelle de l’islam au début du Moyen-Âge.

Les croisades dans leur principe n’étaient pas dirigées contre l’Islam : il s’agissait de libérer les lieux saints dont l’accès pour les pèlerins chrétiens était rendu difficile par les Turcs Seldjoukides. Jamais personne n’a eu l’idée de porter le combat jusqu’à La Mecque : ce n’était pas le but. Les croisades n’étaient donc ni anti-musulmanes, ni anti-arabes, ni anti-califat, ni même anti-seldjoukides. Du reste, par intermittence, les relations avec les musulmans pouvaient être excellentes. En témoignent, en parallèle des croisades, le respect mutuel entre Richard Cœur de Lion et Saladin, François d’Assise reçu par le sultan en Égypte ou l’accueil par les théologiens chrétiens de la pensée arabe au XIIIe siècle.

Si l’on veut faire une comparaison, il faudrait se demander quelle serait la réaction des musulmans si les occidentaux envahissaient l’Arabie Saoudite et empêchaient les croyants musulmans d’aller à la Mecque. Il faut évidemment ne pas nier que les croisades ont été parfois gravement détournées de leur but et que l’intention de certains croisés n’était pas toujours très droite.

Le djihad est conçu dans la doctrine traditionnelle musulmane comme un outil au service de l’islam. Que ceci signifie le devoir de soumettre la terre entière par les armes et la terreur va contre une tradition plus solide et heurte de plus en plus de musulmans, comme en témoigne la récente intervention du président égyptien, Abd Al-Fattah Al-Sisi, dans un discours prononcé à l’Université Al-Azhar. Le djihad tel qu’il est vécu aujourd’hui, par des extrémistes qui considèrent le reste du monde comme un ennemi à vaincre et soumettre, n’a rien à voir ni avec l’islam tel qu’il est vécu par l’écrasante majorité des musulmans, ni (encore moins !) avec les croisades.

Pour en savoir plus, c’est ici.

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