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Vivre en catho en 2016 (au Canada !) en 10 leçons. Épisode 13

À 87 ans, Claire vit à Gatineau en face d' Ottawa au Canada. © Sabine de Rozières
À 87 ans, Claire vit à Gatineau en face d' Ottawa au Canada. © Sabine de Rozières
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"Je me réjouis de ma vie même si j’ai des difficultés qui m’handicapent."

Diagnostiquée bipolaire, Claire a toujours puisé sa force dans la foi, avec simplicité. Elle est née il y a 87 ans en Ontario et vit aujourd’hui à Gatineau en face d’Ottawa, la capitale du Canada.

Pourquoi laissez-vous de la place pour Dieu dans votre vie ?
Claire : Quand j’ai été diagnostiquée bipolaire il y a de nombreuses années, cela a été très difficile de l’accepter. C’est une véritable maladie ce truc, ce ne sont pas des caprices comme on pourrait l’imaginer. Ceci dit j’ai de la chance quand même parce que le Seigneur m’accompagne et m’aide au quotidien.

Que signifie pour vous « avoir la foi » ?
C’est un dialogue, une amitié. Pour moi Dieu est là, toujours présent à chaque instant.

Avez-vous une action quotidienne pour Dieu ?
J’ai un diplôme de bénévole ! Je n’ai pas travaillé pour gagner de l’argent mais j’ai été bénévole pendant quarante ans et ce n’est pas une blague : j’ai reçu un diplôme ! Donner de son temps gratuitement, c’est aussi agir pour Dieu. Sinon, comme je sais qu’Il est là tout le temps avec moi, eh bien je Lui parle, je Lui raconte ma vie, mes préoccupations, mes envies, mes demandes. Parfois je Le réprimande, Il ne fait pas toujours comme je voudrais mais bon… c’est Lui qui a le dernier mot !

Qu’aimeriez-vous dire aux catholiques ?
J’aime beaucoup mon Église mais il y a eu de gros manquement et beaucoup de personnes ont perdu la foi ici. J’aimerais leur dire de s’accrocher et de ne pas tout envoyer balader sous prétexte qu’à une époque l’Église du Québec a fait des erreurs dans sa pastorale*. Que fait-on avec ces rancunes ? On peut encore et toujours se révolter ou se fâcher mais je crois surtout qu’aujourd’hui il faut tourner la page et reconnaître que n’est pas Dieu qui a voulu ça, c’était des erreurs d’appréciation purement humaines.

Selon vous, qu’est-ce qui sauvera le monde ?
Que mon Église reconnaisse les gens qui sont prêts à s’impliquer à leur façon en évitant le cléricalisme. C’est avec les efforts conjugués de tous que le monde sera sauvé, aussi bien la hiérarchie ecclésiale que les laïcs. J’espère qu’on va s’ouvrir l’horizon vers le Ciel.

Quelle est votre plus grande peur ?
De faire des dépressions. Être bipolaire c’est vraiment difficile.

Qu’est-ce qui vous rend heureuse ?
Tout ! Je me réjouis de ma vie même si j’ai des difficultés qui m’handicapent vraiment.

Quelle est votre vertu préférée et pourquoi ?
La patience, parce que je ne l’ai pas !

Quel est votre saint préféré et pourquoi ?
Je m’appelle Claire à cause de sainte Claire d’Assise et mon frère s’appelait François à cause de François d’Assise, alors elle a eu beaucoup de place dans ma vie, ma sainte patronne ! Quand je suis allée en Italie en 1950, je suis bien sûr allée sur ses pas à Assise. C’était merveilleux.

Quelle est votre prière préférée et pourquoi ?
De mon côté, c’est beaucoup de simplicité. Je parle tous les jours au Bon Dieu, je Lui raconte tout et je Lui demande tout. Je Lui demande de m’aider à guérir mes blessures aussi. En réalité je n’ai pas vraiment de prière favorite. J’essaye de faire en sorte que ma vie soit une prière perpétuelle.

Propos recueillis par Sabine de Rozières

* Il est reproché à l’Église catholique d’avoir eu un discours nataliste très poussé au Québec dès la fin du XIXe siècle en encourageant les mariages précoces et les familles très nombreuses. Selon une multitude de témoignages, les prêtres en confession et en visite dans les familles étaient très intrusifs dans la vie conjugale pour tout ce qui concernait la procréation.

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