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« Outsiders » : la nouvelle série phare de l’été ?

Gillian Alexy, Joe Anderson, Ryan Hurst acteurs de la série "Outsiders" © CW
Gillian Alexy, Joe Anderson, Ryan Hurst acteurs de la série "Outsiders" © CW
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Découvrez cette nouvelle série américaine pour le moins déroutante.

Une petite ville américaine au bord de la chaîne des Rocheuses est surplombée d’une imposante montagne couverte d’une épaisse forêt où vit depuis deux siècles la vaste famille des Farrells, un clan farouche et quasi-autarcique. Les relations entre les deux communautés, maintenues au strict minimum, mêlées de défiance et de fascination, reposent sur une sorte de pacte tacite de non-agression.

Une série pleine de rebondissements

Mais les Farells ne sont pas propriétaire des lieux et la montagne recèle du charbon. Une grande compagnie arrive un jour avec la concession en poche, bien déterminée à ce qu’ils prennent leurs cliques et leurs claques en lui laissant le champ libre. Mais ce ne sera pas si facile, la police locale est réticente à exécuter l’arrêté d’expulsion, notamment parce qu’une autre compagnie avait elle aussi tenté l’aventure, vingt ans auparavant et que des événements tragiques et mystérieux en avaient découlé sans que les Farrells aient été délogés d’un centimètre.

La première qualité d’une série est d’être divertissante, et c’est le cas ici. Les acteurs sont bons, l’intrigue n’est pas mauvaise, et les rebondissements sont bien amenés sans que tout cela soit de l’ordre du chef-d’œuvre, mais ça fonctionne.

Une chose démarque clairement cette série de toutes les autres, c’est qu’elle surprend. Et celui qui la regardera, même après avoir lu cet article, sera surpris car elle n’obéit pas aux codes du sujet qu’elle s’est choisi. Elle est en cela elle-même une « outsider ».

Un univers atypique

C’est avant tout par son univers que la série montre son originalité. Tout est connu, mais rien n’est comme on croit.

Les Farrells ne sont pas, comme on se l’imagine avant de les avoir vu, méchants, péquenauds, avinés et consanguins, ni de braves paysans à la face sévère et burinée n’obéissant qu’au bon sens ancestral, mille fois dépeints dans les films selon qu’ils étaient respectivement favorables ou non à l’Amérique profonde. Non, rien de tout ça. Figurez-vous que ce sont des hippies aux cheveux longs, qui vouent un culte chamano-new age à la Montagne et aux forces de la nature et n’usent ni d’argent ni d’armes à feu. Sauf que ce sont des hippies un peu particuliers : ils chassent le cerf à l’arc, confectionnent et boivent comme du petit lait une eau de vie qui ferait exploser le moteur d’un char d’assaut et descendent piller le supermarché local, juchés sur des quads, sous l’œil passif d’une trentaine de témoins et de la police qui laisse faire pour ne pas faire de vagues (nous parlons bien ici de la série Outsiders, pas du journal de 20 h, Ndlr).

En face, ce n’est pas le village en pleine ruée vers l’or dont les édiles se frottent les mains avant de signer des contrats mirifiques pour la construction de gratte-ciels. Au contraire c’est un petit patelin auquel la mort de l’industrie a laissé une flopée de chômeurs errants, oisifs et honteux dans les bars. Les rapaces capitalistes qui, dans le schéma type, viennent bouleverser la vie des habitants, sont ici reçus par eux comme un véritable don du ciel, les bras ouverts. Plus même par les habitants que par les autorités, étrangement réticentes.

Une réflexion sur les contradictions de la modernité

Et ce fut mon plus grand étonnement : trouver dans cette série apparemment sans prétentions, une réflexion sur les contradictions de la modernité. Réflexion légère et vague, involontaire même peut-être, mais réelle.

Car ce qu’on voit là c’est bien le monde moderne dans toute son hégémonie, partagée entre des babas-cool s’échinant, dans leur utopie sylvestre, à donner corps au mythe du bon sauvage alors que le mensonge et la violence couvent sous la guimauve écolos ; et de l’autre la grande Société Anonyme jouant sur le besoin de confort matériels de nos contemporains pour imposer le saccage d’un environnement préservé. D’un côté le capital déraciné et sans âme, de l’autre l’alter-mondialisme aux chimères hypocrites et incohérentes et la séduction que les deux opèrent sur un monde désenchanté.

Le spectacle triste au fond, mais néanmoins coloré, étrange et fantaisiste, d’un monde sans aucune idée de Dieu. Pour le pire et… faites-vous votre propre idée !

Diffusion en cours aux États-Unis seulement sur la chaîne américaine WGN America

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