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« Je t’ai gravé dans les paumes de mes mains »

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Anne Landèche livre dans son livre un témoignage émouvant sur son expérience de médecin auprès de prisonniers.

Anne Landèche a travaillé plusieurs années aux côtés de prisonniers en tant que médecin. Elle livre un récit difficile, mais émouvant et porteur d’espoir.

« Je t’ai gravé dans les paumes de mes mains », tiré du livre d’Isaïe, est le titre qu’Anne Landèche a choisi pour son ouvrage. Médecin carcéral pendant plusieurs années, son expérience de la prison est gravée en elle à tout jamais. Ses témoignages poignants sont ponctués d’extraits bibliques et poétiques qui ont trouvé un écho dans son esprit. C’est en effet dans la foi qu’Anne Landèche a pu trouver refuge lorsque son quotidien auprès des prisonniers devenait trop sombre. Elle explique : « En prison, j’ai revisité ma foi catholique, la laissant s’interroger au rythme des secousses intérieures et extérieures ». Et les secousses ont été nombreuses.

Aller jusqu’au bout de l’échec et de la mort pour ressusciter avec le Christ ?

Sa première désillusion remonte à la découverte de la prison, une « zone de non-droit absolu ». Sa description d’un système pénitentiaire pervers et brutal est effrayante. Les prisonniers ne sont pas seulement ceux des murs et des barreaux, mais aussi pris au piège d’un cercle vicieux : les surveillants violentés s’enfoncent dans le racisme et la violence et traumatisent chaque fois davantage les détenus. « Faut-il aller jusqu’au bout de l’échec et de la mort pour sortir avec toi, Christ, libre et ressuscité ? », s’interroge la médecin face à la brutalité de ce spectacle.

Anne Landèche s’attarde longuement sur les prisonniers. Elle est persuadée qu’il existe de l’espoir pour chacun d’entre eux, qu’ils soient assassins ou voleurs. Même pour le père, repenti, qui a tué sa fille. « Une brèche s’ouvre, il peut pleurer, enfin. Enfin il peut pleurer de tout son soûl. » Fatiguée, fragilisée, elle s’accroche et accomplit sa vocation jusqu’au bout de ses forces. « Je crois encore que mes mains, même si elles sont salies par le cambouis ambiant, peuvent encore soulager. » Selon ses propres mots, elle rentre en résistance.

Je t'ai gravé dans les paumes de mes mains : récits d'un médecin de prison
© Parole et silence
Je t'ai gravé dans les paumes de mes mains : récits d'un médecin de prison

Je t’ai gravé dans les paumes de mes mains d’Anne Landèche, Parole et Silence, 2015, 15 euros.

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