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Le globe-trotteur cycliste devenu pèlerin

Grâce au père Jamain, Grégoire a pû s'arrêter le temps d'effectuer les réparations de son vélo. © Baptiste Bernard
Grâce au père Jamain, Grégoire a pû s'arrêter le temps d'effectuer les réparations de son vélo. © Baptiste Bernard
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Après avoir subi une avarie dans son tour d'Europe vers les JMJ, Gregoire Dalzon a posé ses sacoches dans l'église du vœu à Nice.

Quatre mois de voyage, un vélo, quatres sacoches et deux gourdes. Un objectif : les JMJ de Cracovie. C’est le défi un peu fou que s’est lancé Grégoire Dalzon, étudiant en école d’ingénieur à Lille.

Road trip à vélo

« Actuellement, j’ai déjà parcouru 1 400 kilomètres et me voilà à Nice après avoir cassé mes portes-bagages aux alentours de Saint-Tropez ». Coup de bol, le cycliste a un numéro niçois, celui de la communauté du chemin neuf. « Ils m’ont renvoyé vers le père François-Régis Jamain qui m’a accueilli dans son église le temps d’effectuer les réparations sur mon vélo. »Une étape rallongée qui lui a permis d’affiner le but de son voyage. « À cette étape, j’ai fais de belles rencontres et j’ai eu envie de donner une dimension plus spirituelle à mon voyage. Je me suis rendu compte qu’il fallait que j’évangélise tout le long de mon périple. »Un côté pèlerin qui n’était pas tout à fait prévu au départ. « Mon école me donne quatre mois pour réaliser un projet qui nous tient à cœur. Moi c’était de faire le tour d’Europe. » Coïncidence, les JMJ se déroulent en Pologne cet été, « l’occasion de s’y arrêter et de les vivre pleinement après un beau voyage ».

Des cathos, des athées, des « gens qui connaissent pas la messe »

Grégoire Dalzon rencontre tous types de personnes sur son voyage. « Je suis accueilli parfois par des cathos, mais aussi par des gens qui ne connaissent rien du tout de l’Église. C’est l’occasion d’en parler, de témoigner de ma foi auprès de ces gens ». L’étudiant aime d’ailleurs se retrouver avec des gens qui ne sont pas forcément « dans le milieu religieux car c’est là qu’il faut évangéliser et témoigner du Christ ».

Des événements inattendus mais positifs

Gregooze, comme il est surnommé, apprends ainsi à « faire confiance à la providence ». « Les tuiles qui me tombent dessus me permettent finalement de faire des choses que je n’aurais jamais imaginé faire. Par exemple, le père Jamain m’a embarqué avec lui lundi dans le massif du Gélas, alors que je n’étais pas sensé grimper en montagne! ».

Pour autant, les moments de solitude sont longs. »C’est le point le plus difficile d’être seul parfois, mais le bon côté c’est que j’ai le temps de me retrouver et de prier. Pour ce qui concerne la résistance physique en revanche, aucun soucis de ce côté la car « j’étais livreur à vélo avant, du coup je pars en étant préparé à pédaler longtemps. »Et puis comme aime le faire remarquer Grégoire, »saint Jean-Paul II disait que ce n’est qu’en se dépassant qu’un homme est pleinement humain ! ».
D’ici les JMJ, c’est pas fini pour l’étudiant à vélo qui doit encore parcourir 2 000 kilomètres en passant par l’Italie, la Slovénie, la Hongrie, la Slovaquie ou encore l’Autriche.

Curieux de son aventure, retrouvez dans son blog la suite des péripéties de son voyage !

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