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Comment savoir si son enfant est victime d’abus sexuels ?

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Instaurer le dialogue avec lui est la première étape dans ce long cheminement.

La communication entre les adultes et les enfants n’est pas toujours facile. Comprenant plus que nous n’imaginons, les enfants ne possèdent pas toujours le vocabulaire pour se faire pleinement comprendre. Ajoutez à cela les questions ambiguës des parents qui exaspèrent les jeunes. C’est un miracle que nous continuions à communiquer un minimum avec eux. Il est extrêmement important que les enfants aient confiance en leurs parents, c’est même vital. Cette mère se souvint de cet élément important juste à temps, avant de produire plus de dégâts avec ses questions insistantes.

La situation se présente souvent où l’on se demande : « Comment des parents bons et attentifs ont-ils pu ne pas se rendre compte que leur enfant était victime d’abus sexuels ? » La plupart du temps ils posaient les mauvaises questions. Trop simple ? Voici l’histoire d’une mère qui achèvera de vous convaincre :

« Un jour mon fils est allé à une fête d’Halloween chez un ami. Quand je suis venue le chercher quelques heures plus tard j’ai su à son sourire que tout s’était bien passé. Avant de partir, j’étais devant la porte avec le père et le grand-père de son ami.

Tous deux m’ont dit que mon fils s’était bien comporté, ce qui m’a fait grand plaisir. Merci Seigneur. Sans bagarre, ni crises. Je suis montée dans ma voiture avec mon fils et j’ai commencé à rouler vers la maison ; mais en chemin j’ai commencé à m’inquiéter, et j’ai senti que quelque chose n’allait pas.

Je me suis alors garée dès que possible ; je savais que je devais parler à mon fils immédiatement. Intuitivement j’ai senti que l’histoire se répétait. Ma propre enfance remontait à ma mémoire.

Flashback

Je me suis souvenu d’avoir été abusée sexuellement par un adolescent de la famille. Je me suis rappelé des questions innocentes de ma mère lorsqu’elle est venue me chercher.

« Est-ce que tu as été sage ? T’es-tu bien comportée ? »

Malheureusement ma mère ne savait pas que l’adolescent qui vivait ici me menaçait avant son arrivée (et quelquefois même se cachait derrière elle, le poing serré et le regard menaçant). Que ces questions, notamment devant la personne qui avait abusé de moi, renforçait l’idée que je devais obéir au désir de la personne qui s’occupait de moi quand elle n’était pas là. Elle ne pouvait pas se douter de mon désarroi d’avoir déjà répondu « oui » devant la porte, sans pouvoir ensuite dire autre chose (au risque d’expliquer pourquoi j’avais menti en premier lieu). Et elle ne pouvait pas s’imaginer que je me sentais condamnée à répondre « oui » lorsqu’elle m’a demandé si je m’étais bien comportée avec eux.

Poser les bonnes questions à son enfant

C’est la raison pour laquelle je me suis tournée vers mon fils et je l’ai regardé droit dans les yeux. J’ai recommencé en lui posant les bonnes questions, seuls à seuls dans la voiture :

  • T’es-tu amusé ou pas ?
  • Qu’as-tu fait pendant le temps où tu étais là-bas ?
  • Qu’as tu aimé le plus à la fête ?
  • Quelle est la partie que tu as le moins aimé à la fête ?
  • Te sentais-tu en sécurité ?
  • As-tu autre chose que tu aimerais partager ?

Que ces questions deviennent courantes dans votre famille. Et faites savoir à vos enfants qu’ils peuvent vous dire ce qu’ils veulent à n’importe quel moment, dès qu’ils en ont besoin.

L’erreur que j’ai commise ce jour-là est très courante chez les parents. Nous pensons que, parce que nous posons des questions, nous contrôlons la situation. La vérité, c’est que les parents doivent toujours poser des questions, mais en temps et lieu opportuns.

Article paru initialement dans l’édition espagnole d’Aleteia.

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