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Exclusif : le Top 10 de la nouvelle scène chrétienne

©DR
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Raggea, Electro, Rap, Pop, Rock, Jazz manouche... un tour d'horizon proposé par Grégory Turpin. Suivez le guide !

En ce jour de la fête de la musique, le chanteur Grégory Turpin vous offre sa sélection des artistes chrétiens du moment. Protestants ou catholiques, animés par leur foi, ils n’en sont pas moins des professionnels de la musique qui veulent avant tout s’imposer par leur talent artistique. C’est ce que veut défendre Grégory Turpin, qui a signé en 2014 chez Universal, label de renom dans le milieu, sans pour autant mettre sa foi au placard.

« Parmi les nombreux artistes que j’aime, je vous propose d’en (re)découvrir certains. Au-delà des différences de style, chacun d’eux aime le Christ et a le désir de le mettre au centre, non pas seulement de sa musique, mais de sa vie », explique le chanteur. Lucide, il ajoute : « La musique chrétienne se porte bien, elle est très créative, mais elle attend de trouver son public. »

Petite visite guidée en compagnie de notre rédacteur-en-chef d’un jour ! (Dans notre cœur, ils sont tous ex aequo à la première place… mais quel sera votre favori ? Ndlr)

1. Glorious
« Ce sont les pionniers d’un nouveau genre. Ils ont la maturité et le professionnalisme »

Depuis les années 2000, Glorious est sans conteste le parrain de la « pop louange » version catho. Passés par plusieurs styles, de la louange aux chansons pop moins explicitement chrétiennes (notamment dans Des ombres et des lumières, 2006), il se sont finalement implantés dans la louange pure et simple. « Nous ne sommes pas des artistes chrétiens, nous sommes des baptisés au service de l’Église », lance Benjamin Pouzin, chanteur et guitariste du groupe. Surprenant pour un groupe dont on salue le professionnalisme ? « On en vit, c’est notre métier… Et j’espère que Glorious a aidé à professionnaliser la musique chrétienne, mais notre vocation c’est de faire de la louange pour le peuple de Dieu », précise-t-il tout en saluant « le travail exceptionnel et magnifique » que fait « Greg » chez Universal. Chacun sa vocation donc.

« Pendant longtemps, on a un peu minimisé la musique chrétienne actuelle », estime-t-il. « Or, le génie de l’Église a été de s’inculturer, c’est-à-dire d’entrer dans toutes les cultures. Dans votre culture vous pouvez exprimer quelque chose de Dieu, et donc aussi dans la culture pop née dans les années 60… Même si on ne va pas demander à un évêque de 70 ans d’écouter de l’électro ! », dit-il en référence au cardinal Barbarin, qui a soutenu leur projet.

Ceux qui se considèrent comme « les enfants d’Exo » ont invité le groupe de louange évangélique à chanter dans leur prochain album, 1 000 échos. Dans les bacs en septembre prochain.

2. Hopen
« J’aime leur jeunesse et leur fraîcheur »

Né en 2013 de l’enthousiasme de quatre frères, Antoine, Camille, Armand et Charles Auclair. Le groupe Hopen est le digne héritier de Glorious, et considérés comme tels par ces derniers. On peut les croiser à Lyon, comme Glorious. Leur son « electro pop louange » bien soigné est une réponse à l’appel du pape François: « Chers jeunes, je vous invite à mettre vos talents au service de l’évangile. »

 

3. Samuel Olivier

« C’est un excellent parolier et mélodiste. Il a ce charisme de faire descendre l’Esprit Saint dans les cœurs »

Sa vocation est née dans la paroisse évangélique de son enfance. Ingénieur du son de métier, il compose des chansons pour des artistes chrétiens, mais pas uniquement. Son but : « aider des artistes à avoir une musique de la meilleure qualité ». Il est aussi « chanteur dans le domaine de l’animation liturgique » pour sa paroisse de l’Église protestante unie à Belleville dans le XXe arrondissement de Paris.

« J’aime beaucoup arriver à faire chanter les gens à Dieu et écrire des chants faciles à chanter. Quand j’arrive à leur faire exprimer leur louange à Dieu, j’ai l’impression de participer à la relation que Dieu a avec ses enfants ».

Sa voix douce ne doit pas faire oublier son exigence artistique. « Récemment, j’ai étudié l’histoire de Jean-Sébastien Bach, musicien d’Église, payé pour créer des œuvres pour l’Église… Aujourd’hui, c’est une référence tant pour les croyants que les autres. J’aspire que l’Église puisse retrouver sa position d’avant-garde pour la musique et les arts. Nous avons peut-être été un peu trop indulgents, nous avons accepté des œuvres de mauvaise qualité… Or, nous avons vocation à faire la plus belle musique pour Dieu. Nous avons des progrès à faire pour retrouver une place dans le monde des médias et des arts. »

4. Les Guetteurs

« Ils ont ce brin de folie dont on a bien besoin dans notre Église »

Puisant dans les racines de leurs talentueux aînés (Bob Marley, Groundation, Steel Pulse, Spear Hit), les Guetteurs semblent réconcilier le reggae français et la mystique. Mais pour Fratoun, 20 ans, le chanteur du groupe, le reggae est déjà par nature une musique transcendante. « Le reggae m’a touché car dès ses origines c’est une musique très spirituelle qui a placé Dieu au centre. » Pour lui, il est normal que la foi d’un artiste transpire dans ses textes.

« Nous n’avons pas la volonté de jouer exclusivement pour l’Église et les croyants. C’est bien si on arrive à transmettre notre foi… Mais il faut proposer une musique crédible, faire de la bonne musique, être aussi bon musicalement que dans la beauté des textes. »

5. Manou

« C’est un bon rap positif. Il a une joie communicative. »

« Je fais de la musique parce que j’ai reçu un amour immérité de la part de Dieu. La musique est un cadeau qui nous permet de dire combien Dieu est amour. J’essaye de le partager » Plus de 20 000 albums vendus pour ses 4 précédents titres : Fantastik, Au Maximum,  Révolution et Atypik. Le pasteur rappeur n’en finit pas de faire sauter les foules pour  celui qu’il appelle son Number One, alias Jésus.

Manou n’est pas seulement rappeur. Il est également l’auteur d’un livre sur son témoignage puissant de conversion, qui l’a mené de la misère et l’errance des bidonvilles du Cameroun à la responsabilité de pasteur dans une église de Pau.

Est ce que le rap est la meilleure façon de chanter la gloire de Dieu ? « Bien sûr ! », répond-il dans un grand sourire. « C’est une manière poétique, lyrique, qui permet l’usage de beaucoup de mots, c’est sensationnel. »

Autre argument de taille : « On est dans une génération où le rap a une place importante pour les jeunes, les enfants, les ados. Dans une prison, un collège, dans la rue, quand on met du rap, tout le monde se retourne. C’est une façon de pouvoir décrire l’amour de Dieu. »

 

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