Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Policiers assassinés, hôpital attaqué, la France tétanisée

Les deux policiers assassinés ©Police Nationale
Partager

Deux chocs révélateurs des désordres qui secouent la France.

Succédant de peu à la tuerie commise par un terroriste islamiste dans une boîte gay d’Orlando, aux États-Unis, le double assassinat de Magnanville (Yvelines), au soir du 13 juin, a tétanisé la France. C’est en effet la première fois qu’un couple de policiers, un commandant et sa compagne, est massacré à son domicile. Ils ont été assassinés à l’arme blanche par un voisin musulman radicalisé, et sous les yeux de leur petit garçon de 3 ans. « Le choc est immense en France », souligne Radio Vatican.

L’hommage aux policiers de l’évêque de Versailles

L’évêque de Versailles, Mgr Éric Aumonier, dans un message vidéo diffusé le 14 juin, a réagi à cette attaque terroriste, la première en France depuis le 13 novembre 2015 : « Ce matin je viens d’apprendre comme vous tous le sauvage assassinat de deux policiers. Je pense à leur enfant, qui a été spectateur de tout cela. (…) je voudrais dire toute mon estime aux policiers pour le travail qu’ils font, pour le courage que cela demande, pour le calme qu’ils démontrent. (…) Je voudrais aussi profiter de cette circonstance terrible pour nous inviter les uns les autres à ne pas, à ne jamais nous décourager d’œuvrer pour la paix, partout où nous sommes… ».

Les hommages rendus aux policiers contrastent avec les attaques qu’ils ont subies ces dernières semaines de la part de groupes d’extrême-gauche et de la CGT. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a été ovationné par tous les bords de l’Assemblée, mardi après-midi, lorsqu’il a lancé : « Je ne peux plus supporter ces propos, ces postures, ces affiches qui mettent en cause nos policiers » (vidéo AN). Mais le même Bernard Cazeneuve avait tweeté après le double assassinat de Magnanville : « Grande tristesse après la mort d’un policier et de sa compagne. Soutien à leurs familles et collègues. »

Un épisode de la « guerre totale » menée par l’État islamique

Comme après celui d’Orlando, l’État islamique a revendiqué l’attentat dont l’auteur, Larossi Abballa, avait filmé son forfait sur Facebook Live et posté des messages dans lesquels il appelait à tuer les policiers, les gardiens de prison, les journalistes, les rappeurs, en citant de nombreux noms, rapporte le journaliste de RFI David Thomson. « L’objectif du terroriste n’est pas uniquement de tuer, il est surtout de terroriser » rappelait mardi matin Nicolas Hénin, le consultant en djihadisme de BFMTV. Larossi Abballa a observé à la lettre les consignes du chef de l’État islamique, souligne La Voix du Nord : « Levez-vous, monothéistes, et défendez votre État depuis votre lieu de résidence, où qu’il soit (…) Attaquez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs. (…) Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle, leur dit-il, débrouillez-vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, etc. etc. » On croirait entendre Joseph Goebbels appelant les Allemands à la « guerre totale » après Stalingrad, en 1943.

Sa fiche « S » faisait rire Larossi Abballa

« Larossi Abballa avait suivi, en 2011, des entraînements à caractère militaire dans une forêt du Val-d’Oise, révèle par ailleurs Le Point. Lui et ses comparses s’y donnaient rendez-vous la nuit pour s’endurcir en vue d’un départ éventuel au djihad au Pakistan. Devant la police, certains des complices avoueront également avoir égorgé des lapins », histoire de s’entraîner. Selon un témoignage donné par une ancienne « petite amie » sur France Info, Abballa savait parfaitement qu’il était surveillé : « Il m’avait dit qu’il était sur écoute par rapport à son ancienne condamnation et qu’il avait une fiche S. Ça le faisait rire ».

Les policiers, eux, ne rient pas. « Dès 2011, le terroriste manifestait son envie de commettre des exactions en France » révèle Mediapart au terme d’une série d’articles sur les services de renseignement. Dans des mails remontant à 2011, Larossi Abballa faisait part de sa soif de « nettoyage de kouffars ! » (mécréants) sur le territoire national. Ces mails ont motivé sa condamnation en 2013 à trois ans de prison, dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve durant deux ans pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes en France. « Les conclusions des juges d’alors amènent à se demander si, une fois encore, il n’y a pas eu un raté de la part des services de renseignement » observe Mediapart.

Pages: 1 2

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]