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Philippe Pozzo di Borgo, un « intouchable » au contact de tous

Philippe Pozzo di Borgo © Public Domain
Philippe Pozzo di Borgo © Public Domain
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Un accident de parapente l’a rendu paraplégique et a transformé sa vie. Celle des autres aussi.

Comment rencontrer l’autre, être à l’écoute de l’autre ? Après son accident de parapente, qui l’a laissé paraplégique, Philippe Pozzo di Borgo a vu ses relations avec les autres, complètement transformées. C’est lui qui a écrit Le second souffle, le livre qui est à l’origine du film Intouchables. Hospitalisé plusieurs mois sans bouger, il témoigne que le fait de s’arrêter, de prendre le temps peut permettre de rencontrer l’autre en vérité. On apprend à se taire pour écouter l’autre, on découvre les bienfaits de l’humilité. Dans notre société où il faut aller à 100 à l’heure et où chacun essaie d’être le meilleur, le plus performant, comment peut-on rencontrer l’autre en vérité ? C’est ce que veut expliquer ce livre passionnant, rempli de réflexions qui nous conduisent à la vraie vie. On a envie de recopier et de garder des phrases à chaque page… « Croire en l’autre, risquer sa confiance est plus prometteur que l’idéologie de l’individu qui se veut seul et triomphant. »

Son accident de parapente a transformé sa vie, car il souffre beaucoup. « Aujourd’hui encore, quand il n’y a plus que la souffrance, le silence, j’entre à vif dans le présent. » Son accident lui a permis de redevenir lui-même. « Dans l’immobilité et le silence, je me suis retrouvé. » Il a commencé à observer les autres, il a compris qu’il était bon de rester un peu passif, pour découvrir les autres et se découvrir. « C’est difficile dans notre société de faire passer cette idée que le bonheur n’est pas d’être acteur mais d’être seulement soi, présent. En vérité, c’est la seule manière de pouvoir aller vers l’autre. » Il est bon de découvrir les autres : « Nous contribuons à plus d’humanité en laissant l’autre se révéler plutôt qu’en essayant de nous imposer ».

Mais qui est l’autre ?

Il décrit ses relations avec ses « intimes », sa première femme Béatrice, qui a elle-même été malade d’un cancer, et qui était très croyante ; sa seconde femme Khadija, ses enfants ; mais aussi avec les « familiers », les amis, les camarades. Puis il parle de la « communauté », et décrit les relations dans la communauté de L’Arche de Jean Vanier, et dans les communautés Simon de Cyrène. « Il faut faire place au vrai plaisir d’être ensemble et d’être soi tout en étant ensemble. »

Puis, il explique qui est le « prochain », C’est l’autre que je ne connais pas. En français, « c’est celui qui est proche, c’est aussi celui qui va venir ». Comment va s’établir la relation avec celui que je ne connais pas ?

Comment faire pour rencontrer l’autre ?

Le livre condamne l’euthanasie : « Je te débranche, quelle indignité ! ». Il rappelle que les nazis ont éliminé les handicapés physiques et psychiques, les homosexuels, les SDF, les juifs, les gitans et les Noirs. « En se penchant vers le plus pauvre, vers l’autre fatigué, on baisse le niveau d’anxiété dans la société. On se réconcilie avec sa propre fragilité. »

Cependant, la rencontre peut présenter des difficultés. Spontanément, il fait confiance aux autres. Il souligne l’importance de l’écoute, tout en respectant le mystère de l’autre. Et si parfois un problème se présente, ne faut-il par pardonner ? Il conseille de ne pas avoir des centaines d’amis, mais d’avoir de vraies relations !

« Soyez naturel »

Il aborde le thème douloureux de la solitude et de la dépression. « Avant d’accepter le retour de l’autre, la personne dépressive doit se retrouver elle-même. Elle en sort plus forte et plus fragile, plus lucide et plus vivante. Elle se réconcilie avec sa véritable nature qui est d’être fragile. » Le véritable handicap c’est l’absence de l’autre.

Mais comment faire pour rencontrer celui qui est souffrant ? En fait, c’est au souffrant d’aider l’autre à entrer en relation, de rassurer, de sourire. « Celui qui a mal aime entendre les petits bobos des autres ». Son conseil pour rendre visite à un souffrant : « Soyez naturel ». Lui-même essaie de toujours garder le sourire.

Un jour, chacun de nous sera dépendant, ne serait-ce que quand nous allons être malades et vieillir. Il est bon de fréquenter les personnes les plus fragiles. Il aborde le domaine politique et raconte avoir dit à François Hollande, avec Jean Vannier : « Ne les tue pas », « Prends soin des plus faibles ».

Un livre qui peut changer la vie ! Il peut transformer nos relations, changer notre regard, il nous invite à la bienveillance et au respect des plus fragiles.

Toi et moi j'y crois © Points
Toi et moi j'y crois © Points
Toi et moi j'y crois © Points

Toi et moi, j’y crois de Philippe Pozzo di Borgo. Points, 2016, 6,70 euros.

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