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Une Juste parmi les nations canonisée par le pape François

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Élisabeth Hesselblad a sauvé des juifs lors de la rafle du ghetto de Rome.

Ce dimanche 5 juin, le pape François a reconnu officiellement la sainteté de Sœur Élisabeth Hesselblad. Elle était déjà connue pour avoir ouvert les portes de son couvent romain, en décembre 1943, aux juifs pourchassés par les nazis.

Le salut par la petite porte

En décembre 1943, les nazis ont raflé le ghetto juif de Rome, emmenant 1 024 personnes, dont seulement seize reviendraient. Les familles Piperno et Sed ont trouvé le salut dans une petite porte en bois, accolée à l’église Sainte-Brigitte, qui leur a été ouverte par les Sœurs du couvent. Piero Piperno, 87 ans, avait 15 ans au moment des faits. Il s’est confié à Aleteia sur la manière dont les douze membres des deux familles furent sauvés, grâce au courage de Mère Élisabeth qui risquait pourtant sa vie si elle était découverte. « Elle savait, comme les prophètes, anticiper le futur, nous devons notre salut à sa clairvoyance », assure Piero Piperno, visiblement ému. « Elle nous a souhaité la bienvenue, et nous a demandé de continuer à suivre nos traditions religieuses. (…) Elle nous a sauvé la vie, mais par-dessus tout, dans ces temps obscurs, elle a reconnu la dignité de notre religion. »

Une figure du dialogue interreligieux

Par sa vie et son intérêt pour les autres religions, elle a contribué à la conversion au catholicisme du ministre Baptiste Piero Chuminelli, auteur d’une biographie de sainte Brigitte de Suède. Elle fut aussi une proche de l’ancien rabbin de Rome, Israël Zolli, converti en 1946. Son zèle missionnaire s’explique en partie par sa propre vie : née en 1870, dans une famille suédoise et luthérienne de treize enfants, elle dû travailler tôt pour venir en aide à ses frères et sœurs. Elle fit ses études d’infirmière aux États-Unis, et rencontra la foi catholique au contact des pauvres gens dont elle s’occupait en tant qu’infirmière à domicile.

La foi des pauvres

Les plus humbles furent donc les premiers témoins, pour cette jeune fille instruite et brillante, qui développa ensuite son intérêt pour la foi catholique par ses propres études. Elle rencontra par la suite le père jésuite Giovanni Giorgio Hagen, qui devint son père spirituel. Elle lui demanda à être intégrée dans l’Église, ce à quoi le père répondit : « Comment ferais-je cela ? Je viens juste de vous rencontrer ». Et elle expliqua : « Je me suis débattue dans les ténèbres pendant vingt ans ; j’ai étudié la foi catholique… Et je suis prête à être soumise à un examen de tous les points de la doctrine ». Hagen l’interrogea et conclut qu’il n’y avait aucune raison de ne pas la recevoir dans l’Église catholique.

Restauratrice et fondatrice

Restauratrice de l’Ordre de sainte Brigitte, elle le voue plus particulièrement au soin des malades et à l’unité des chrétiens suédois au sein de l’Église catholique romaine. La branche qu’elle a apportée à cet Ordre, les Sœurs du Très-Saint-Sauveur de sainte Brigitte, compte plus de quarante monastères en Europe, Asie et Amérique du Nord.

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