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Le pape François attendu dans le premier royaume chrétien du monde

La cathédrale d’Etchmiadzine est aujourd’hui un monument qui mélange plusieurs styles d’architecture arménienne © Areg Amirkhanian CC
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Les Églises catholique et apostolique, de plus en plus proches, préparent assidument le voyage du Saint-Père en Arménie.

Il y a des villages en Arménie où, après 80 ans de communisme et d’athéisme, « les habitants ont encore un chapelet dans la main et proclament avec joie : “Nous sommes chrétiens” ». En hiver, malgré la neige et les routes devenues inaccessible, les prêtres n’hésitent pas à marcher des heures pour célébrer une messe. Les fidèles « sont animés du grande foi et tiennent à leur messe », expliquent-ils. Aujourd’hui, ces fidèles sont en plein préparatif. Dans quinze jours, le pape François, arrivera sur leur sol, pour une visite de trois jours (du 24 au 26 juin) qui sera la première étape d’un périple en trois étapes dans le Caucase dont les deux prochaines auront lieu en Géorgie et Azerbaïdjan, du 20 septembre au 2 octobre prochains.

Sur les traces de Jean Paul II

En Arménie, le Saint-Père parcourra 6 000 km en trois jours. Et le recteur du Collège pontifical arménien de Rome, le père Nareg Naamo, suit de près les préparatifs. Dès le premier jour, le Pape rencontrera le Catholicos Karekine II, le patriarche de l’Église apostolique arménienne, avec qui, le dernier jour, il signera une déclaration commune, comme avait fait Jean Paul II lors de son voyage en Arménie, en 2001, à l’occasion des 1 700 ans du christianisme dans le pays.

Entre les Églises catholique et apostolique, « les obstacles d’antan n’existent plus », assure le père Naamo qui se réjouit de voir « si peu de différences doctrinales séparer les deux Églises, mise à part la question de la primauté du Pape« . Parmi les fidèles surtout, et dans la diaspora, l’unité est désormais « un fait acquis ». Mais à la question de savoir si cette unité peut être formalisée, la réponse des deux côtés est « no comment ».

Aux sources du christianisme

L’Arménie, rappelle le père Naamo « est le premier État à avoir adopté le christianisme comme religion officielle » en l’an 301. « Cette identité chrétienne est devenue la nôtre : être Arménien et chrétien c’est la même chose ». La foi est arrivée très tôt et elle a depuis toujours été mouillée par le sang des martyrs : Grégoire l’Illuminateur, considéré comme le père de la renaissance de l’Église arménienne, est lui-même passé par des tortures et persécutions. Pour arriver jusqu’à nos jours, avec le génocide de 1915 et maintenant les persécutions des chrétiens par l’organisation État islamique. « Le génocide et la foi sont liés, souligne le père Naamo. Il y a eu “génocide” parce que nous étions chrétiens. C’est notre identité et elle nous colle à la peau, nous la vivons chaque jour. »

Croix et résurrection : « Notre Golgotha ne finit jamais, il fait partie de notre identité : sans croix, pas de Résurrection, pas de tombeau vide. Le peuple arménien a compris que pour avoir cette résurrection il doit passer par la croix ». Et « il l’a constaté il y a cent ans, mais également aujourd’hui », dit-il en pensant aux chrétiens du Moyen-Orient (dont beaucoup sont de rite arménien, descendants de personnes ayant vécu le génocide). « Ce que nous avons vécu il y a cent ans nous le revivons, en d’autres circonstances, mais nous le revivons. L’image est la même : tout quitter et repartir à zéro. »

Notre force vient de cette identité chrétienne : « Nous ne pourrions accepter ce grand mal sans la Miséricorde de Dieu. Malgré le mal subi, ce peuple vit encore et nous n’avons pas peur parce que nous sommes des enfants de la Résurrection, nous avons cette espérance ». « L’Église apostolique a appelé saints 1,5 million de martyrs (du génocide, ndlr) et nous aussi nous y croyons. Et aujourd’hui encore, il y a des gens qui meurent pour leur foi. Ils se tatouent une croix sur le corps : même si nous la renions, elle est là, sur notre peau, et parle pour nous. Ceci aussi est un martyre. »

La visite du Pape, une reconnaissance

La visite du Pape constitue déjà « une reconnaissance de toute notre Histoire. Au niveau international aussi, le Pape joue un grand rôle et sa visite en Arménie signifie qu’il nous porte dans son cœur ». François visitera les lieux marquants de l’identité et l’Histoire des Arméniens : le Tsitsernakaberd Memorial Complex, où est conservée la mémoire du génocide, le monastère de Khor Virap, où fut emprisonné Grégoire l’Illuminateur, les cathédrales catholique et apostolique. Il y aura probablement aussi un hors-programme jusqu’à l’orphelinat des sœurs catholiques arméniennes de l’Immaculée-Conception à Gumri. À Erevan, se tiendra une rencontre œcuménique et une prière pour la paix, tandis qu’à Etchmiadzin le Saint-Père participera à la divine liturgie qui sera suivie d’un déjeuner œcuménique. « Il n’y a pas plus beau que de voir un père qui rend visite à ses enfants, conclut le père Naamo. Cette visite décuple nos forces, nous donne une belle énergie. »

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