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L’islam est-il un « post christianisme » ?

© Bibliothèque Nationale de France
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« Accueillez les musulmans convertis ! » Voici le message décapant diffusé par le forum « Jésus le Messie » ces 21 et 22 mai à Paris.

Ce week-end, une série d’événements est organisée pour traiter de sujets tels que la liberté de conscience et l’islam, partager l’Évangile avec les musulmans, etc. Parmi les intervenants, des spécialistes du monde musulman tels que le père Samir Khalil, le père François Jourdan, Annie Laurent… Parmi eux, le père Edouard-Marie Gallez, docteur en théologie et histoire des religions, s’insurge de l’omerta qui pèse sur ces sujets : « Tout le monde parle de dialoguer avec l’islam, mais on ne peut pas dialoguer sans vérité ! ».

La peur empêche de penser l’islam

Pour lui, il n’y a pas deux « blocs » l’un chrétien, l’autre musulman, qui s’affronteraient. Cette vision en deux blocs expliquerait la peur de nombreux chrétiens – y compris de membres du clergé – qui en viennent à justifier l’islam pour éviter d’indisposer des musulmans. Le père Gallez prend le contrepied de cet a priori dans son étude de 1 100 pages, Le Messie et son prophète, sur les origines historiques de cette religion. Il y démontre que le Coran n’est pas un texte incréé, descendu du ciel par l’entremise de l’archange Gabriel, mais une compilation de brouillon de prédications, que des études attribuent même à plusieurs auteurs.

Le messianisme du premier siècle de l’islam

Plutôt que la lutte d’un chamelier illettré contre des polythéistes, le père Gallez voit dans le premier siècle de l’islam un nouveau messianisme, arabe mais héritier de celui des judéo-nazaréens. Un post christianisme, et par définition, opposé au christianisme. Mohammed et ses compagnons affirmaient que le Christ allait revenir aussitôt que les conditions de sa redescente du Ciel seraient remplies. Parmi ces conditions, selon ce qu’on peut découvrir du messianisme judéo-nazaréen, il fallait que le Temple de Jérusalem soit rebâti, c’est pourquoi, après la conquête de la ville, en 637, les musulmans ont hâtivement construit un « cube » sur l’emplacement du Temple de Salomon.

Le Christ n’est pas revenu, ce qui n’a pas empêché les chefs arabes de conserver leur pouvoir, en ajustant leur doctrine. Là commence une longue histoire qui aboutit à la biographie normative « du Prophète » deux siècles après les faits supposés. La fabrication des Hadiths, qui présentent les faits de la vie du prophète Mohammed, étant plus tardive encore (il y en a eu jusqu’à 1,6 million !). À partir de ce moment, Mohammed devient le modèle à suivre pour tous les musulmans.

Étymologies tronquées

Outre le problème des différentes versions du Coran, mis en avant par la recherche archéologique, le père Gallez souligne qu’après la mort de Mohammed, les musulmans se sont attachés à démontrer que Jésus avait annoncé la venue du prophète de l’islam. « On a modifié le verset 6 de la sourate 61, explique-t-il, comme Régis Blachère l’avait déjà montré dès les années 50. Mais personne n’ose parler de manipulation du texte. »

« Il faut parler aux musulmans de la fin du monde »

Pour s’adresser aux musulmans, il faut avoir à l’esprit l’importance qu’ils accordent à l’eschatologie, continue-t-il. Les musulmans sont loin d’être sûrs d’être sauvés, mais ils croient au Jugement de la fin des temps. Quand Jésus redescendra sur Terre pour établir l’islam. Il leur est demandé une soumission totale à Dieu, qui décide du Bien et du Mal. Or les chrétiens ont une vision des choses bien différente. « On oublie, dans l’Église, que l’homme agit en fonction de sa représentation du futur. Pourquoi se donner du mal, quel sens donner à sa vie, etc. ? » Le chrétien n’est pas une marionnette soumise à un Dieu infiniment transcendant, mais il a pour vocation de devenir co-créateur, il prépare, par son action, la venue glorieuse du Sauveur.

Informations pratiques :
Le samedi 21 mai 9 h à 22 h et le dimanche 22 mai de 9 h 15 à 16 h 30
Paroisse Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy (Paris XVIe), salle Rossini
Les déjeuners sont « tirés du sac » et les participants sont invités à s’inscrire gratuitement sur le site de Jésus le Messie. Par mesure de sécurité, une pièce d’identité pourra leur être demandé, et les sacs sont susceptibles d’être fouillés.

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