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Il faut « Stopper le sadisme systématique pratiqué sur les chrétiens »

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L’observateur du Saint-Siège à l’ONU dénonce ceux qui "s’acharnent à torturer, asservir, violer et tuer les innocents… comme s’il s’agissait d’un sport ou d’un jeu".

Alors que l’urgence de protéger les derniers villages chrétiens et yézidies se fait de plus en plus sentir au Moyen-Orient après de nouvelles offensives de Daesh, notamment en Irak, le Saint-Siège multiplie ses appels à trouver les moyens d’ « arrêter les atrocités commises contre les chrétiens et autres croyants » dans tout le Moyen-Orient, le Nord de l’Afrique et autres pays africains. C’était le thème d’un congrès organisé le 29 avril dernier à New York par la mission permanente du Saint-Siège, en collaboration avec les associations CitizensGo, MasLibres et In defense of Christians.

Rappeler avec insistance

Lors de cette conférence, le représentant du Saint-Siège, Mgr Bernardito Auza, est parti des appels lancés par le pape François à l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 septembre dernier, en se référant à la situation tragique de chrétiens et autres groupes culturels ou ethniques, victimes de « haine et folie meurtrière » dans toutes ces régions, déplorant que huit mois après ces appels insistants, « les violences systématiques contre des minorités ethniques et religieuses sont hélas toujours en cours dans de nombreuses parties du monde ».

Le Pape avait dit que ces réalités devaient constituer « un sérieux appel à un examen de conscience de la part de ceux qui sont en charge de la conduite des affaires internationales », et contraindre la communauté internationale, en vertu des normes et des mécanismes du droit international, à « faire tout ce qui est en son pouvoir pour arrêter et prévenir d’ultérieures violences systématiques contre les minorités ethniques et religieuses et pour protéger les populations innocentes ».

Tant de personnes sont venues témoigner ce 29 avril à la tribune de l’ONU : des parents qui ont perdu leur fille victime des atrocités de Daesh ; des personnes qui assistent les victimes ; des politiques, diplomates et experts engagés venus rapporter « les cris de petits enfants et personnes âgées, d’épouses et de maris, de parents, de millions d’être humains dont les vies ont été déchirées par le sadisme systématique de ceux qui s’acharnent à torturer, asservir, violer et tuer les innocents ».

Et… collectivement

Un événement de trois heures comme ce congrès ne peut « rendre justice à tous les groupes ethniques et religieux qui sont devenus une cible à chasser ou à exterminer », a bien entendu souligné Mgr Auza. Mais il peut réveiller ce que le pape François a appelé dans son discours aux Nations unies : la volonté « effective, concrète et constante »  nécessaire pour « stopper ces outrages contre la dignité des personnes et traîner devant la justice ceux qui pratiquent la violence barbare, comme s’il s’agissait pour eux d’un sport ou d’un jeu ».

Le 6 mai dernier, Mgr Auza est revenu à la charge lors d’un autre débat à l’Assemblée générale de l’ONU pour réaffirmer l’urgence « de réaffirmer collectivement la résolution commune à combattre le fléau de l’extrémisme violent, du terrorisme, de l’intolérance et de la haine religieuse » car, a-t-il dit, « admettre un problème commun est déjà le début d’un dialogue réel ».

Les six défis du pape François

Le représentant du Saint-Siège a rappelé les six principes fondamentaux si souvent affirmés par le pape François : rejet total et inconditionnel de la violence au nom de la religion ; n’assimiler la violence et le terrorisme à aucune religion, race, nationalité ou culture spécifique ; éducation au respect de la dignité inviolable de toute personne humaine et de ses droits inaliénables ; persévérer dans le dialogue interreligieux et interculturel, d’autant plus au milieu de la persécution et de l’intolérance religieuses, des tensions interconfessionnelles et des conflits sociaux ; éradication des causes de l’extrémisme violent ; et adopter une résolution plus grande, pour un engagement persévérant et une vision à long terme.

« Maintenant plus que jamais, le pape François nous met au défi de transformer des lieux de haine et de conflit en des lieux de guérison et de réconciliation, des lieux de mort et de destruction en des lieux de vie nouvelle et de nouveaux bâtiments, conduisant ainsi à une société où une culture de paix et de coexistence harmonieuse devient un lieu concret de vie, la norme plutôt qu’une exception », a conclu Mgr Auza.

L’observateur du Saint-Siège a invité à relire la lettre de Noël envoyée par le pape François aux chrétiens du Moyen-Orient en 2014, dans laquelle le Saint-Père exhorte en particulier les responsables religieux à « une position claire et courageuse » pour « condamner de manière unanime et sans aucune ambiguïté » des crimes « autrefois inimaginables » et aujourd’hui de plus en plus nombreux et fréquents.

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