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Le jour où Soljenitsyne a donné une leçon à Harvard sur le déclin de l’Occident

AFP Photo
A portrait of Russian author and historian Alexander Solzhenitsyn taken in Cologne before his departure for Zurich 15 February 1974. Solzhenitsyn was awarded in 1970 the Nobel Prize for Literature. In his work Solzhenitsyn continued the realistic tradition of Dostoevsky and Tolstoy and complemented it later with his views of the flaws of both East and West. He produced in the 1960s and 1970s a number of major novels based on his experience of Soviet prisons and hospital life. Later he saw that his primary mission is to rewrite the Russian history of the revolutionary period in the multivolumed work "The Red Wheel" (1983-1991). / AFP PHOTO
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Un éloge de la vérité, du bien et du beau.

Dans une société moderne à la dérive, il est bon de se souvenir de la vérité, du bien & du beau. Chaque semaine je présente un essai ou un discours qui allume une bougie dans la pénombre. C’est un ensemble de textes que j’ai compilés au fil des années et j’espère qu’ils inspireront les lecteurs.

Discours de Soljenitsyne à l’Université de Harvard

Dissident russe, Alexandre Soljenitsyne s’est présenté devant la promotion 1978 de l’Université de Harvard dont il n’aurait pas pu être plus éloigné : les diplômés étaient là grâce à l’héritage, le génie, les privilèges ou l’influence. Soljenitsyne est arrivé à la cérémonie après le goulag, l’exil, la terreur et les privations. Il avait reçu le Prix Nobel de littérature huit ans auparavant et établi son domicile aux États-Unis. La promotion de 1978 s’attendait à une diatribe contre le communisme et un éloge de son pays d’adoption.

Mais ces mots ne sont jamais venus. Soljenitsyne apportait un message différent :

La devise de Harvard est “VERITAS”. La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité ; je vous l’apporte en ami, non en adversaire…

Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas tant les droits de l’homme que ses devoirs.

Si l’on me demandait…  si je pouvais proposer l’Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays [la Russie], il me faudrait en toute honnêteté répondre non. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la nôtre…

Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgées par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement télévisuel et par une musique intolérable.

Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ?

Nous avons tourné le dos à l’Esprit et embrassé tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. Le nouveau mode de pensée qui est devenu notre guide, n’admettait pas l’existence d’un mal intrinsèque en l’homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d’atteindre le bonheur sur terre.

Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure…

[Notre tâche sur terre] doit être l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, de sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle, pour que [nous] quittions cette vie en étant de meilleures personnes que lorsque nous y sommes entrés.

Seul un mouvement volontaire de modération de nos passions peut élever l’homme  au-dessus du courant du matérialisme…

Les vérités, difficiles à entendre

Pendant des années, Alexandre Soljenitsyne était celui qui révélait la vérité sur un régime soviétique oppressif et broyeur d’âmes. Mais par un jour de juin, à Harvard, il a révélé la vérité à un monde occidental décadent, satisfait de lui-même et qui avait oublié Dieu. Ses propos ont choqué et même mis en colère son auditoire. Mais il l’a aussi fait réfléchir. Peut-être qu’à l’heure actuelle, il serait bon de réétudier son message et de réellement l’écouter. Oui, peut-être.

Pour lire le discours intégral de Soljenitsyne, cliquez ici.

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