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Musées du Vatican : « Des œuvres qui racontent la Miséricorde de Dieu »

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Entre Bellini, Raphaël, Michel-Ange et la Chapelle Sixtine, il y a de quoi voir en cette année jubilaire. Le directeur des Musées, Antonio Paolucci, cite les œuvres les plus emblématiques.

Depuis le début de son pontificat, le pape François ne cesse de dire, et de nous le montrer : « Jésus de Nazareth, à travers sa parole, ses gestes et toute sa personne, révèle la Miséricorde de Dieu ». Pour comprendre les intentions de Dieu, rien de mieux que de s’arrêter et d’observer Jésus, le regarder agir avec compassion, voir comment il regarde, touche et relève les pauvres, les affligés de l’histoire, leur donne le pardon, prend soin des enfants, des femmes et des hommes malheureux pour les rendre à la vie et à leurs proches.

« L’art, au cours des siècles, a toujours bien su raconter la Miséricorde de Dieu, décrire Sa patience et Sa ténacité pour l‘accomplissement intégral de la vie de chaque être humain. Dans les Musées du Vatican, que j’ai le privilège de diriger, j’aime m’arrêter, parfois très longtemps, devant certaines œuvres qui, à mon avis, représente la miséricorde magnifiquement », a déclaré le professeur Antonio Paolucci, 77 ans, directeur des musées du Vatican depuis 200, au début de notre conversation.

Bellini et sa Lamentation

La première œuvre citée par le professeur est la Lamentation sur le corps du Christ de Giovanni Bellini, « un des plus grands peintres de tous les temps », souligne-t-il. On y voit « le Christ descendu de la croix après sa mort, entre Joseph d’Arimathie et Nicodème, les deux pieux juifs qui ont pris soin de son corps après sa mort et l’ont déposé dans le tombeau. Et, au premier plan, Marie Madeleine, prenant la main de son bien-aimé, dans un geste de dévotion totale ». Comme toujours dans l’iconographie catholique, cette femme, qui est la « pécheresse » par excellence, est représentée sous de très beaux traits, et précieusement vêtue. Elle pleure la mort de Jésus. Ses mains, serrant celle du Christ, sont l’axe central de toute la composition, l’élément le plus émouvant : on y voit toute la Miséricorde, la force et la beauté régénératrice du pardon de Dieu ».

La Transfiguration de Raphaël

Mais en se promenant dans les salles des Musées, on tombe sur une autre œuvre qui symbolise parfaitement cette année sainte, poursuit Antonio Paolucci : la Transfiguration de Raphaël. Cette peinture, la dernière réalisée par le célèbre artiste italien entre 1516-1520, illustre deux passages des Évangiles synoptiques: en haut, la Transfiguration du Christ, entre les deux prophètes Moïse et Élie, et en bas, au premier plan, la foule et le jeune garçon guéri par Jésus à son retour du mont Thabor.

© Alvesgaspar / Wikimedia
(détail)

Pour le directeur des musées, ce tableau est « le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre de Raphaël ». Il referme la boucle de toute sa production, « l’exaltant au plus haut point ». Voici la description qu’il en fait : « Toute la partie basse, caractérisée par des tons obscurs, terriblement réalistes, presque caravagesques, est occupée par les drames de tous et de chacun, les peurs, les passions humaines, l’espérance contrariée. Le jeune garçon possédé attend, comme tout être vivant sous le ciel, il attend d’être délivré de ce malheur qui l’opprime et le détruit. Les personnages, représentés à ses côtés, veulent l’aider, savent que son salut sera aussi le leur. Mais seul le Christ, transfiguré sur le mont Thabor, peut sauver. Dans l’obscurité de la vulnérable nature humaine – comme veut le montrer Raphaël –, le Sauveur brille de tous ses feux. La partie haute du tableau baigne dans la lumière. C’est le triomphe du Fils. Le visage de Jésus, magnifique, brille comme le soleil de midi, illumine le monde : c’est le Christ qui sauve et pardonne ».

La chapelle Sixtine, incontournable

Et puis autre halte incontournable, en cette année jubilaire : la chapelle Sixtine, pour y admirer les chefs-d’œuvre de Michel-Ange et autres artistes de renom comme Le Pérugin, Sandro Botticelli : « Là, sur ces murs, il y a tout : les origines du monde et son devenir, l’Ancien et le Nouveau Testaments, l’incarnation du Fils et ses liens irréversibles avec l’homme, le jugement pour tous et pour chacun, le cycle total du catéchisme et de la vie, celle de l’humanité entière et de tout homme », commente Antonio Paolucci. La chapelle Sixtine renferme l’Histoire du salut, du regard et du doigt créateur et miséricordieux du Seigneur.

Chapelle Sixtine
© GIANCARLO GIULIANI/CPP
La chapelle Sixtine

Pour bien s’imprégner de toutes ces œuvres, le directeur des Musées du Vatican conseille de s’arrêter au moins une heure, voire plus, devant celles-ci. Il rappelle que dans un musée, « il n’est pas nécessaire de tout voir, de courir d’une salle à l’autre, comme pris dans une sorte de boulimie du beau et de tout ce qui est à consommer culturellement ». Il faut « se laisser prendre et enchanter, sans hâte ».

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