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Blackboulé au Vatican, Laurent Stefanini représentera la France… à Paris

© Laurent Stefanini ©ALAIN JOCARD / AFP
Laurent Stefanini, French President Francois Hollande's chief of Protocol, looks on at the Elysee palace in Paris on April 10, 2015, during a reception ahead of an official dinner for Indian Prime Minister Narendra Modi. Three months after appointing an openly gay diplomat as France's ambassador to the Vatican, Paris is still waiting for the green light from Rome. While the Vatican usually declares it has accepted a candidate around a month after an appointment is made, it makes no public statements at all if the answer is no. Paris appears determined to stick with seasoned candidate Laurent Stefanini, a 55-year-old practising Catholic whom the foreign ministry described as "one of our best diplomats". AFP PHOTO/ ALAIN JOCARD / AFP PHOTO / ALAIN JOCARD
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La France a retiré l'embarrassante condidature du chef du protocole de l’Élysée au poste d’ambassadeur près le Saint-Siège, toujours vacant.

Après un long bras de fer avec le Vatican, la France a fini par céder. Laurent Stefanini ne sera pas nommé au poste d’ambassadeur près le Saint-Siège. Il a été nommé à l’Unesco, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, dont le siège est à Paris. Cette mutation remonte au début du mois d’avril mais n’a été suivie d’aucune indication concernant une autre candidature à ce poste, vacant depuis janvier 2015.

Le bras de fer

Chef du protocole de l’Élysée depuis 2010, Laurent Stefanini avait été premier conseiller de la Villa Bonaparte, de 2001 à 2005, puis conseiller au ministère français des Affaires étrangères pour les questions religieuses. Sa candidature, en remplacement de Bruno Joubert, destiné à rentrer à Paris à la Cour des comptes, avait été rejetée dès le mois de mars puis le Pape l’avait reçu en mai 2015 pour lui signifier qu’il « n’a rien contre lui mais n’a en revanche apprécié ni le “mariage pour tous” ni les méthodes de l’Élysée qui a tenté de lui forcer la main » en voulant nommer à ce poste un ambassadeur dont l’homosexualité était notoire.

Le gouvernement français a néanmoins maintenu son candidat, espérant obtenir une réponse qui n’est jamais arrivée pour la simple raison – qui vaut d’ailleurs pour tous les pays – que le Saint-Siège est en droit de refuser une demande d’agrément sans avoir besoin de se justifier. La situation pourrait ne pas changer jusqu’à la fin du mandat de François Hollande, en 2017, souligne-t-on dans les milieux proches du dossier.

Pas d’ambassadeur avant 2017 ?

Après plus d’un an de silences embarrassés de part et d’autre – Paris ne voulant pas avoir l’air de capituler et Rome n’appréciant pas qu’on lui force la main –, l’embarras n’est plus que d’un côté, Paris se rendant probablement compte d’avoir fait une publicité excessive autour de cette affaire. François Hollande en avait fait une question de principe. Sans jamais affronter la question, il a faire dire partout par son entourage : « Nous ne cherchons pas de nouveau nom, l’ambassadeur désigné par la France pour le Saint-Siège est et reste Laurent Stefanini ».

Officiellement, François Hollande reste ferme dans sa position. Il « ne présentera pas un autre ambassadeur jusqu’en 2017″, confirme-t-on dans son entourage. L’affaire devrait donc rester bloquée jusqu’à la prochaine présidentielle, qui correspond également à la fin du mandat de l’actuel chargé d’affaires à la Villa Bonaparte, François-Xavier Tillette.

Pas une première

Comme observé dans la presse italienne, ce n’est pas la première fois que la France se trouve dans ce genre de situation. En 2007-2008, le poste d’ambassadeur était resté vacant après le refus de Benoît XVI de la candidature de l’écrivain Denis Tillinac, divorcé et remarié, et celle de Jean-Loup Kuhn-Delforge (aujourd’hui ambassadeur en Grèce), homosexuel militant.

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