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Le pain dans la Bible : bon pour le corps… meilleur pour l’âme !

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Alors que les chrétiens ont célébré la Nouvelle Alliance lors de la Résurrection, les juifs fêteront la première Alliance la dernière semaine d'avril 2016.

Après 400 ans d’esclavage, les fils d’Israël se lançaient pour 40 ans de traversée du désert du Sinaï. Bien qu’il s’agisse d’un grand désert, 40 ans semble une fort longue durée. Celle-ci s’explique dans le livre des Nombres comme étant le châtiment réservé à ce « peuple à la nuque raide » (Nombres 33:3) après qu’il ait idolâtré le veau d’or.

« Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour… »

Pourtant, dans sa grande mansuétude, Dieu a daigné nourrir son peuple d’un pain divin. Comme l’explique Jésus Christ plus tard : « C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » (Matthieu 6, 26).

En effet, le peuple mené par Moïse n’a jamais eu à se soucier de sa nourriture, alors même qu’il marchait dans un désert aride. Chaque jour, le peuple recevait la manne, qui signifie « portion » en hébreu. Ainsi, les tribus d’Israël recevaient leur portion divine quotidienne, nécessaire pour faire vivre leur corps, ils recevaient leur « pain de chaque jour ». Lorsque les chrétiens récitent le Notre Père, ils disent : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour ». Ils demandent ainsi à Dieu qu’Il subvienne à leurs besoins, temporels et éternels, comme l’enseigne saint Paul : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces » (Épitre aux Philippiens 4, 6).

Dieu sait tout, mais Il aime qu’on Lui fasse part de nos besoins, ou de ceux des autres, comme la Sainte Vierge en a montré l’exemple lors des noces de Cana, et qu’elle a simplement fait savoir à son Fils : « Ils n’ont plus de vin ». Ainsi, comme Jésus a fait son premier miracle public après la demande la Vierge, Dieu se sert de nos supplications pour montrer sa grandeur à nos cœurs incrédules. Si Dieu veut que l’homme Lui fasse part de ses besoins, Il attend aussi de la gratitude. Ainsi, Moïse a institué la bénédiction du pain dans le désert, dont l’importance de l’acte a été confirmée dans le Nouveau Testament, quand l’on voit que Jésus-Christ le faisait systématiquement : « Puis Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, leva les yeux vers le ciel et rendit grâce » (Marc 6, 41), ou encore : « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit… » (Matthieu 26, 26, Luc 22, 19, Marc 14, 22).

« Celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6, 58)

Cependant, Jésus a dit à la foule à Capharnaüm : « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel ; car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde (…) Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6, 30-35).

La manne du désert qui comblait le besoin primaire de la faim était une préfiguration du besoin vital de l’âme qu’est la vie éternelle, promise par la consommation de la Sainte Eucharistie. Tout comme dans la Genèse, Melchisédek, signifiant en hébreu « roi de sagesse », qui en tant que « prêtre du Dieu Très Haut » bénit Abraham par le pain et le vin, Jésus Christ bénit les chrétiens par le Pain et le Vin par excellence, sa chair et son sang. Ainsi la préfiguration de l’Eucharistie dans la Genèse 14 s’accomplit, ainsi que la prophétie du roi David dans le Psaume 110 où il parle de Jésus Christ : « Le Seigneur l’a juré dans un serment irrévocable : Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melchisédek ».

La vie chrétienne, l’appel à être un pain sans levain

Pendant la Pâque, les juifs mangent la matzah, du pain sans levain, qui est le pain de la libération. En effet, lors de la fuite d’Égypte, la fameuse nuit de la Pâque, les hébreux sont partis en précipitation, et les pains qu’ils préparaient n’ont pas eu le temps de monter. Ce pain symbolise alors la façon dont Dieu a brisé les chaines de son peuple pour le temps, quand l’Eucharistie est le gage de la libération des chaines de Satan, pour entrer dans la vie éternelle.

Ainsi, le graduel de la Messe du dimanche de Pâques reprend l’épitre de saint Paul aux Corinthiens (I 5, 7) : « Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ. Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité. »

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