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« Il était une foi… » Quand les catholiques bretons résistaient aux protestants

Château de Kerjean © Dominique Dirou
Château de Kerjean © Dominique Dirou
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Au XVIe siècle, alors que l’Europe plonge dans une crise spirituelle, la Bretagne demeure largement indifférente au protestantisme. Pourquoi ? Réponse dans la nouvelle exposition du château de Kerjean.

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Le château de Kerjean, petit bijou de la Renaissance bretonne, présente sa toute nouvelle exposition ayant pour thème le profond enracinement de la foi catholique en Bretagne malgré les tensions religieuses entre protestants et catholiques au cours du XVIe siècle.

Kerjean, un petit bijou Renaissance

C’est en 1570, alors que la Bretagne connait une véritable prospérité économique, que les seigneurs de Kerjean décident d’entamer un gigantesque chantier. Leur ancien manoir est remplacé par un vaste château qui surpasse les demeures alentours des autres seigneurs. Souhaitant suivre la mode de leur époque, les propriétaires délaissent le style gothique au profit de l’Antique. Mais les préoccupations des seigneurs de Kerjean ne sont pas uniquement esthétiques et ils ordonnent la construction d’une grande enceinte agrémentée d’un beau portail d’honneur. Passé ces remparts, on y découvre le grand logis Renaissance complété d’une chapelle. L’étonnante façade aveugle du château en dit long sur les vicissitudes traversées au fil des siècles. Mais le château fit si belle impression à l’époque que même Louis XIII accepta en 1618 de l’ériger en marquisat. « Ladite maison et Château de Kerjean est de si belle et si magnifique structure qu’il serait digne de notre recueil et séjour si nos affaires nous y appelaient. » Louis XIII.

Depuis 2011, les espaces du château ont été totalement repensés afin d’offrir aux visiteurs une plongée unique dans l’Histoire, longue de cinq siècles, des seigneurs de Kerjean. Des expositions annuelles viennent compléter cette présentation historique du lieu.

Une Bretagne très catholique

La nouvelle exposition se penche sur les tensions religieuses issues du conflit entre catholiques et protestants au XVIe siècle. Bien que la Bretagne, tous comme les autres régions, a connu l’introduction du protestantisme sur son territoire, elle resta largement catholique. En effet, tandis que les protestants détruisaient les images qu’ils considéraient comme des démonstrations d’idolâtries, en Bretagne, on fabriquait des statues de saints, sur fond de prospérité économique. « Il était une foi » a ainsi pour ambition de montrer la spécificité de la religion en Bretagne au XVIe siècle et d’expliquer les raisons de cette résistance face au protestantisme.

Cette foi profonde, la directrice du château de Kerjean, Madame Marie Maudire le constate ainsi : « Au XVIe siècle, la religion est un élément qui soude la société. Le catholicisme s’est fortement bretonnisé et constitue un élément de culture qui pouvait être difficilement remis en cause avec le culte des saints, de la Vierge, les pardons et les prières pour les morts. » Ancrée dans son territoire, la foi bretonne ne donne pas prise aux idées nouvelles.

Quand l’art sacré rencontre le contemporain

Précieux, parfois étranges, plus d’une cinquantaine d’objets (statues de saints, Vierge, reliquaires…), provenant de plusieurs églises bretonnes, jalonnent la visite pour évoquer cette époque charnière. En écho, sept œuvres d’art contemporain dialoguent avec les œuvres anciennes et tissent des passerelles entre la vie religieuse bretonne du XVIe siècle et nos questionnements actuels. On découvre ainsi au fil des neufs salles d’exposition, une Pietà, un chapelet de trois mètres de haut, un mur de photos… Des films d’animation ponctuent également le parcours et évoquent les échanges entre la Bretagne et l’Europe. Ils développent chacun un point clé pour comprendre la foi bretonne, au travers de récits inspirés de faits réels : les voyages d’Yvon Guillou, l’épopée familiale des maîtres verriers Le Sodec, le pardon de la chapelle Sainte-Anne à Plougoulm, le rite incroyable de saint Yves de Vérité.

La Bretagne, et le Finistère en particulier, a la chance de conserver un patrimoine religieux absolument remarquable. Les décors des voûtes, les sculptures de saints, les retables, les clôtures de chœur… tout est extrêmement impressionnant, comme si rien n’avait bougé. Même les églises des petites communes avoisinantes cachent des merveilles insoupçonnables. Profitez de l’exposition pour découvrir quelques objets issus de ces églises magnifiques : le catafalque de l’église de Trémaouézan qui servait à poser les cercueils, l’Ankou en bois peint de Ploumilliau, la boîte à crâne de Saint-Pol-de-Léon et même l’étui en plomb du cœur d’un noble défunt.

Outre le château de Kerjean, l’Abbaye de Daoulas proposera cette année également un regard sur « ces petits arrangements avec le rationnel » de la foi catholique. Le Manoir de Kernault est également partenaire et proposera des expositions et animations.

 

L'exposition Il était une foi au château de Kerjean © chemins du patrimoine en Finistère

« Il était une foi au château de Kerjean », du 26 mars au 1er juillet et du 1er au 30 septembre :
tous les jours (sauf le mardi et hors événements) de 14h00 à 18h00.
Du 2 juillet au 31 août :
tous les jours de 10h00 à 18h30.

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