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Dans le corbillard Simone !

©Yulia Grigoryeva/Shuettrstock
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Les publications se sont multipliées ces derniers mois du côté des féministes authentiques, pour redonner à la femme toute sa dignité.

La contre-offensive de la génération 2013

Un bien fou, voilà ce que procurent ces nombreuses charges, sabre au clair et plume au vent. Non pas au nom d’une quelconque haine de l’adversaire, d’une revanche supposée méritée, mais au nom de l’exigence de la vérité qui nous impose de fissurer le mur du mal et du mensonge – c’est tout un – pour éviter que trop d’âmes s’y blessent. Un catholicisme minoritaire ? Une majorité silencieuse ? Il faut être sourd et aveugle pour ignorer le dynamisme inédit qui frémit au sein des catholiques français qui ont su construire, adapter, développer et irriguer des mouvements aussi profonds que la bataille de la famille face à la loi Taubira. Ils se sont également battus auprès des Veilleurs, l’écologie intégrale, la réaffirmation de la complémentarité homme-femme, le refus du tout consommation, le renouveau des adorations eucharistiques, des pèlerinages, des retraites monastiques, le nouveau souffle des vocations dans les communautés charismatiques ou traditionnelles … L’affirmation sans complexe de ces jeunes femmes, trentenaires ou quadra, contribue à cette lame de fond qui porte un message de libération autrement plus solide que celui de 68.

Du féminisme de Simone à celui de Nabilla

Simone de Beauvoir, Elisabeth Badinter. Il existe un féminisme intellectualiste, facilement dogmatique, relayé par les grandes machines médiatiques et les corps institutionnels : l’école, l’administration publique, la politique culturelle … Celui-ci a été assez solidement éreinté, tant sur le plan théorique qu’empirique. Mais Gabrielle Cluzel, en parallèle de son témoignage très vivant, s’attache à analyser un féminisme de seconde zone, qui passe peut-être plus inaperçu. Celui de la femme transformée en simple objet économique, travailleuse exploitée qui ne peut plus vivre l’épanouissement de la maternité, mais surtout petit individu consumériste, soignant ses frustrations en répondant aux injonctions du marketing. C’est le « féminisme Marie-Claire » qui, dans les milieux les plus défavorisés se décline en « féminisme Nabilla ». Énièmes rejetons de l’idéal libéral-libertaire qui s’attache à produire en série des individus atomisés, livrés à leurs pulsions et d’autant plus manipulables qu’ils auront été peu à peu privés de tout libre-arbitre. Quel douloureux paradoxe que ce féminisme de la soumission mercantile, de l’obscure solitude, du « seul tous ensemble », du narcissisme de masse … avance sous les oripeaux souillés de la liberté, du bonheur, de l’ « accomplissement personnel ».

La contagion de la joie vécue

Le féminisme est à bout de souffle, et l’on se demande bien si ses derniers soubresauts ne sont pas que les affreux frémissements d’un cadavre. Face à cela, à cette course vers le néant, que pouvons-nous imposer ? Non pas un discours verbeux, une compilation d’arguments brillants, mais bien l’incarnation quotidienne de la joie véritable que nous devons puiser dans nos âmes et dans nos humbles expériences humaines. Joie de ces enfants qui courent autour de l’église à la fin de la messe ; joie de ces jeunes fiancés qui se jettent les regards brûlants de ceux qui paient le prix de l’attente ; joie de ces couples qui vivent les grandes difficultés de cette famille « trop nombreuse », de ce temps laissé libre pour que Maman inonde d’amour ses deux mouflets, de cette retraite familiale prise sur le temps des vacances. Joie de ne tourner le dos au monde que par défaut, malgré eux, car ils courent vers un bonheur qui ne s’appelle ni Xanax, ni Iphone, ni Ibiza non plus que carrière, argent ou liberté à tout prix. Cessons de mettre notre lampe sous le boisseau, et remercions Gabrielle Cluzel de nous éclairer à ce sujet.

 

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Le dernier livre de Gabrielle Cluzel © aux éditions Le Centurion

Adieu Simone ! : les dernières heures du féminisme, de Gabrielle Cluzel. Aux éditions Le Centurion, mars 2016, 11,90€.

 

 

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